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La tempête Goretti provoque des pannes de courant et la mise à l'arrêt de la centrale de Flamanville

La violente tempête Goretti, qui a frappé le nord-ouest de la France dans la nuit du 8 au 9 janvier 2026, a causé d'importants dégâts, privant des centaines de milliers de foyers d'électricité et forçant l'arrêt de la centrale nucléaire de Flamanville.
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Dans la nuit du jeudi 8 au vendredi 9 janvier 2026, la tempête Goretti a balayé le nord-ouest de la France avec des vents d'une intensité exceptionnelle. Des rafales ont dépassé les 200 km/h, atteignant même 213 km/h à Barfleur, dans la Manche.

Face à ce phénomène météorologique extrême, Météo-France a placé plusieurs départements en vigilance orange et rouge.

Les conséquences sur le réseau électrique ont été massives.

Au plus fort de la tempête, jusqu'à 380 000 foyers ont été privés d'électricité.

À 6 heures du matin le vendredi, Enedis recensait encore 320 000 foyers sans courant, principalement en Normandie, mais aussi en Bretagne, en Picardie et en Île-de-France.

Le gestionnaire de réseau a mobilisé d'importants moyens pour rétablir l'alimentation.

La tempête a également provoqué des perturbations dans les transports, avec des chutes d'arbres affectant des lignes de RER et des axes routiers.

Par mesure de précaution, l'opérateur EDF a été contraint de mettre à l'arrêt la centrale nucléaire de Flamanville. Après avoir réduit la puissance de ses réacteurs jeudi après-midi, l'énergéticien a finalement dû déconnecter du réseau les deux réacteurs en fonctionnement, dont le nouvel EPR Flamanville 3. Cette décision, qualifiée de conforme aux procédures, visait à assurer la sûreté des installations et à protéger le réseau national face à la baisse de charge. Cet événement soulève des questions sur la résilience des infrastructures énergétiques critiques face à des conditions climatiques de plus en plus extrêmes.

L'EPR, dont le coût est estimé entre 20,4 et 23,7 milliards d'euros, avait redémarré le 16 octobre 2025 après un arrêt pour maintenance.

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