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Actualité de la gestion financière, du crédit, de l’épargne, de l’activité bancaire et des grandes tendances du secteur financier en France et à l’international.
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La Bourse de Paris en baisse après l'inflation américaine

Par AFP © 2026 AFP La Bourse de Paris a fini en légère baisse mardi manquant d'entrain après la publication des chiffres de l'inflation américaine qui semblent écarter une baisse des taux de la Fed en janvier.Le CAC 40 a terminé la journée en petite forme (-0,14%), perdant 11,56 points à 8347,20 points. La veille, l'indice vedette parisien était resté stable (-0,04%).Aux Etats-Unis, l'indice CPI de l'inflation en décembre, publié mardi, est resté stable par rapport à novembre, à 2,7% sur un an. Inférieur aux attentes mais toujours supérieur à l'objectif de 2% de la Réserve fédérale américaine (Fed).Les analystes estiment majoritairement que cela devrait convaincre la Fed de maintenir ses taux à leur niveau lors de sa prochaine réunion de politique monétaire, les 27 et 28 janvier, de nouvelles baisses étant cependant à prévoir en 2026.L'indice "permet au moins de tempérer un discours autrement très restrictif de la part des responsables de la Fed", selon Christophe Boucher, d'ABN AMRO Investment Solutions.L'institution fait par ailleurs toujours face aux pressions de Donald Trump pour baisser les taux. Et son président Jerome Powell a rendu publique dimanche, dans un rare message, une procédure lancée à son encontre par le ministère américain de la Justice.Les dirigeants de grandes banques centrales, parmi lesquels la Banque centrale européenne, ou celles du Canada, d'Angleterre et du Brésil, ont apporté mardi leur soutien à Jerome Powell, et des personnalités américaines de tous bords ont défendu avec force l'indépendance de la Fed, selon elles menacée par une tentative de déstabilisation inédite du gouvernement Trump.En France, les acteurs de marché restent attentifs à la situation politique et budgétaire alors que les députés entament mardi une nouvelle lecture du projet de loi de Finances, en présence du Premier ministre.Mais "pour le moment, à Paris, on n'a pas l'impression que la politique française ait un impact significatif sur la Bourse", souligne Bastien Drut, responsable de la stratégie et des études économiques de CPR AM, à l'AFP."Dans l'hypothèse d'une dissolution, l'incertitude économique qui en découlerait pourrait en revanche avoir un impact", prévient-il.Faute d'accord trouvé en fin d'année, le projet de budget de l'Etat est revenu mardi dans l'hémicycle, sans majorité en vue et avec un recours au 49.3 qui paraît de plus en plus difficile à éviter. "Le budget est à portée de main", a cependant affirmé le ministre de l'Economie Roland Lescure aux députés.Sébastien Lecornu a par ailleurs agité vendredi le spectre d'élections législatives anticipées en cas de censure, expliquant ensuite qu'il ne souhaitait pas ce scénario mais voulait "la stabilité et repousser le désordre".Côté obligataire, le rendement d'emprunt de la France à dix ans a atteint 3,52%, contre 3,50% lundi en clôture, quand son équivalent allemand, référence en Europe, a fini à 2,84%, contre 2,83%.TotalEnergies profite de la hausse du pétroleLe groupe pétrolier a terminé la séance en hausse de 2,21%, à 56,53 euros, profitant de la hausse des cours du pétrole, après la menace par Donald Trump lundi que tout pays commerçant avec l'Iran serait frappé de droits de douane de 25% par les Etats-Unis.En outre, le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné a affirmé mardi qu'un éventuel retour du groupe français dans le pétrole vénézuélien ne figurait "pas en haut de (sa) liste de priorités".Euronext CAC40

Source LogoTV5 MONDE
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BFM Bourse - Mardi 13 janvier

Ce mardi 13 janvier, John Plassard, associé et responsable de la stratégie d’investissement de Cité Gestion ; Aymeric Diday, directeur de la gestion chez Pergam ; Julie Cohen-Heurton, journaliste à BFM Business ; Marc-Antoine Barbé, gérant actions small caps chez MCA Finance ; Alexandre Tixier, analyste pour le site BFM Bourse ; Romain Burnand, gérant de Moneta ; Irina Topa-Serry, économiste senior du Groupe Axa ; Sabrina Sadgui, journaliste à BFM Business ; Antoine Larigaudrie, journaliste à BFM Business ; Sébastien Korchia, directeur général, directeur des investissements chez Cogefi Gestion ; Alain Pitous, senior advisor chez ESG ; Andrea Tueni, sales trader chez Saxo Banque et Pierre Boucheny, directeur de la recherche chez Kepler Cheuvreux, étaient les invités de l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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Le point sur le portefeuille trading - 13/01
Europe 1Europe 1
La bourse du 12/01/2026 à 19h
Europe 1Europe 1
La bourse du 12/01/2026 à 13h
Money VoxMoney Vox
Bourse de Paris : le CAC 40 en timide baisse face aux pressions contre la Fed
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Les titrisations hypothécaires américaines ont enregistré leurs meilleurs rendements depuis 2002

Les banques commerciales sont repassées à l’achat pour placer leurs dépôts à des rendements intéressants depuis l’été dernier. Les spécialistes estiment également que les performances des MBS pourraient encore s’améliorer en 2026 avec les nouvelles consignes du président Donald Trump données aux agences parapubliques Freddie Mac et Fannie Mae afin qu’elles rachètent davantage de titres.

Source LogoL'Agefi
Sud OuestSud Ouest
Incendie de Crans-Montana : les assurances souscrites prévoient une couverture « limitée », indique l’assureur Axa
Ouest FranceOuest France
Incendie de Crans-Montana : les assurances souscrites prévoient une couverture « limitée », selon Axa
Planet.frPlanet.fr
Crans-Montana : l’assureur Axa admet que ses indemnités ne couvriront pas tous les dégâts
La Nouvelle RépubliqueLa Nouvelle République
Incendie de Crans-Montana : les assurances souscrites prévoient une couverture « pas suffisante » pour dédommager les victimes
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Jerome Powell visé par une enquête aux États-Unis: des banquiers centraux expriment leur «solidarité»

Jerome Powell, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) est au cœur d’une enquête pénale menée par l’administration américaine sur les dérapages financiers liés à la rénovation du siège de la Fed à Washington. Un « prétexte » pour Jerome Powell qui dénonce la volonté de Donald Trump d’exercer une pression sur les taux d’intérêt. Mais aujourd'hui, plusieurs banquiers centraux prennent la défense du patron de la Fed.

Source LogoRFI
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Les dirigeants de grandes banques centrales expriment leur "solidarité" avec le président de la Fed

Par AFP Par Lucie LEQUIER © 2026 AFP Les dirigeants de grandes banques centrales, parmi lesquels la Banque centrale européenne, ou celles du Canada, d'Angleterre et du Brésil, ont apporté mardi leur soutien au patron de la Réserve fédérale (Fed), Jerome Powell, visé par une procédure du ministère américain de la Justice. "Nous exprimons notre pleine solidarité" avec la Fed et son président, affirment les onze signataires dans un communiqué commun, défendant "l'indépendance des banques centrales", alors que l'institution américaine fait face depuis des mois aux pressions répétées de l'administration Trump pour qu'elle abaisse davantage ses taux directeurs."Le président Powell a exercé ses fonctions avec intégrité, fidèle à son mandat et avec un engagement indéfectible envers l'intérêt public. Il est pour nous un collègue respecté, tenu en haute estime par tous ceux qui ont travaillé avec lui", ont-ils déclaré.Ont également signé les banquiers centraux de Suède, du Danemark, de la Suisse, de l'Australie et de la Corée du Sud, ainsi que deux dirigeants de la Banque des Règlements Internationaux (BRI), parmi lesquels le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau. Le Japon fait partie des absents. "Sans précédent" Ce soutien fait suite à celui lundi des anciens chefs de la Fed, qui avaient dénoncé une instrumentalisation de la justice destinée à "saper l'indépendance" de l'institution.M. Powell avait annoncé dimanche soir dans une inhabituelle déclaration vidéo que le ministère de la Justice avait lancé une enquête pouvant conduire à des poursuites pénales à son encontre.Il estime que la procédure, "sans précédent", est fondée sur un "prétexte", parce que son institution n'a pas conduit sa politique monétaire dans le sens voulu par le président Trump.Son annonce a suscité une vague de soutiens aux Etats-Unis. Certains parlementaires républicains, jusqu'ici peu rétifs aux initiatives de la Maison Blanche, ont même publiquement exprimé leur désapprobation. Invectives Selon ce qu'a rapporté M. Powell, la procédure lancée par le ministère de la Justice concerne son audition devant le Congrès en juin, lors de laquelle il lui a été demandé de s'expliquer sur le dérapage de la facture des travaux de rénovation du siège de la Fed à Washington.Interrogé sur le sujet dimanche soir, M. Trump a affirmé qu'il n'était pas au courant, tout en renouvelant ses critiques à l'égard du patron de l'institution monétaire.Depuis l'arrivée du républicain à la Maison Blanche, celui-ci n'a cessé d'invectiver M. Powell par réseaux sociaux et caméras interposés, malgré le fait que la Fed ait pourtant baissé ses taux d'intérêts à trois reprises l'année dernière.Donald Trump a aussi tenté de révoquer une autre responsable de la Fed, Lisa Cook -- l'affaire doit arriver ce mois-ci devant la Cour suprême.Le président américain peut annoncer à tout moment le nom de la personne qu'il veut voir prendre la suite de Jerome Powell, dont le mandat de président prend fin en mai.

Source LogoTV5 MONDE
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"Il a exercé ses fonctions avec intégrité": dans un communiqué inédit, les dirigeants des plus grandes banques centrales du monde soutiennent le patron de la Fed menacé par Trump

Les principales banques centrales mondiales, dont la BCE et la Banque d’Angleterre, ont exprimé leur soutien à Jerome Powell et souligné l’importance de préserver l’indépendance des banques centrales face aux pressions politiques, alors que le président de la Fed fait l’objet d’une enquête pénale jugée par beaucoup comme un prétexte politique.

Source LogoBFMTV
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CONSOMMATION – La qualification des contrats de location financière sans option d’achat au regard du droit de la consommation

Cass. crim du 6 janvier 2026, n°24-81.212 Selon les articles L.121-16 et L.121-16-1, devenus L.221-2 et L.221-3 du Code de la consommation, l’extension des dispositions protectrices de ce code, aux contrats hors établissement conclus entre deux professionnels, est exclue si ces contrats portent sur des services financiers.  Une société, ainsi que deux de ses dirigeants, avaient été cités devant le tribunal correctionnel pour pratiques commerciales trompeuses, obtention d’un paiement avant la fin du délai de rétractation de sept jours et non-remise au consommateur d’un exemplaire conforme du contrat conclu hors établissement. Le tribunal correctionnel avait relaxé les prévenus de l’ensemble des infractions et rejeté les demandes des parties civiles, reçues en leur constitution. Le ministère public et les parties civiles avaient relevé appel de cette décision. Saisie d’un pourvoi, la Cour de cassation, se fondant sur la jurisprudence de la CJUE (CJUE, 21 décembre 2023, VK contre BMW Bank GmbH, C-38/21, C-47/21 et C-232/21, et 21 décembre 2023, Autotechnica Fleet Services, C-278/22), affirme que les contrats de location ou de crédit-bail ne comportant pas, à leur échéance, d’obligation d’acheter l’objet loué relèvent du champ d’application de la directive 2011/83/UE relative aux droits des consommateurs en tant que « contrats de service ». Pour vérifier si un contrat de location, sans option d’achat et de nature hybride, peut être qualifié de service financier au sens de cette directive, il convient de s’attacher à son objet principal, afin de vérifier si l’élément ayant trait au crédit l’emporte ou non sur l’élément ayant trait à la location. Ainsi, la Cour de cassation approuve la décision des juges qui, pour retenir la culpabilité de la société des chefs d’infractions au Code de la consommation, énoncent que les contrats de location de longue durée ne peuvent s’analyser en opérations de banque ou de crédit au sens des dispositions du Code monétaire et financier ni en un service financier au sens de la directive européenne n°2011/83/UE du 25 octobre 2011, justifiant dès lors l’application des dispositions protectrices du Code de la consommation. Lire la décision…

Source LogoLe Mag Juridique
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« Cela n’a pas sa place aux États-Unis » : les poursuites visant la Fed provoquent l’émoi et la colère de la planète finance

Le coup de force n’est pas passé. Des personnalités américaines de tous bords ont défendu ce lundi avec force l’indépendance de la banque centrale des États-Unis, selon elles menacées par une tentative de déstabilisation inédite du gouvernement Trump. En rendant publique dimanche soir une procédure lancée à son encontre par le ministère américain de la Justice, le président de la Réserve fédérale (Fed) Jerome Powell a en effet déclenché une foule de marques de soutien.Video message from Federal Reserve Chair Jerome H. Powell: https://t.co/5dfrkByGyX pic.twitter.com/O4ecNaYaGH— Federal Reserve (@federalreserve) January 12, 2026Ses prédécesseurs à la Fed ont dénoncé une instrumentalisation de la justice « sans précédent » visant à « saper l’indépendance » de l’institution monétaire. Une telle démarche « n’a pas sa place aux États-Unis », ont affirmé dans un communiqué Alan Greenspan, Ben Bernanke et Janet Yellen, associés à d’autres personnalités économiques de premier plan.« L’histoire nous montre que quand des tentatives indues de peser sur la politique monétaire parviennent à leurs fins, cela conduit souvent à des résultats très regrettables, notamment une instabilité économique et une inflation élevée », a déclaré de son côté un haut responsable actuel de la banque centrale, le président de la Fed de New York John Williams, lors d’un événement organisé dans sa ville.Villeroy de Galhau : « un modèle d’intégrité »Quant au gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, il a qualifié Jerome Powell de « modèle d’intégrité ».Des parlementaires républicains ont aussi manifesté leur désapprobation, alors que le parti présidentiel a jusqu’ici peu résisté aux initiatives de la Maison Blanche. « Les enjeux sont trop élevés pour fermer les yeux : si la Réserve fédérale perd son indépendance, la stabilité de nos marchés et de l’économie dans son ensemble en souffrira », a écrit sur X la sénatrice de l’Alaska Lisa Murkowski.Comme son collègue Thom Tillis, elle a prévenu qu’elle n’adouberait aucun candidat de Donald Trump à un poste au sommet de la Fed tant que cette affaire perdurera. Le chef d’État peut annoncer à tout moment le nom de la personne qu’il veut voir prendre la suite de Jerome Powell, dont le mandat de président prend fin en mai.Donald Trump a lui-même présenté son conseiller économique Kevin Hassett comme favori mais il ménage un certain suspens. Il veut une « colombe » décomplexée à la tête de la Fed, soit, dans le jargon de banque centrale, une personne fermement décidée à réduire les taux d’intérêt, peu regardante sur le niveau de l’inflation.Les Bourses dans l’attenteMême Scott Bessent, le Secrétaire au Trésor (ministre des Finances), n’a visiblement pas apprécié l’annonce de cette enquête. Visiblement perturbé, il se serait plaint dimanche soir auprès de Donald Trump. Il lui aurait confié que ces poursuites allaient « semer la pagaille » et pourraient être néfastes pour les marchés financiers, selon les informations du média Axios.C’est par une déclaration solennelle filmée que le très pondéré Jerome Powell a annoncé dimanche soir que le ministère de la Justice avait lancé une enquête pouvant conduire à des poursuites pénales à son encontre. Il a affirmé sans détour que la procédure était fondée sur un « prétexte », l’important coût des travaux de rénovation du siège de la Fed à Washington, qui cache selon lui la raison véritable : l’institution n’a pas fourni à Donald Trump les baisses de taux d’intérêt qu’il attendait.Ce nouveau rebondissement a surpris les investisseurs, qui apprécient généralement les baisses de taux directeurs mais sont aussi attachés à l’indépendance de la Fed, garde-fou contre l’inflation. Après une ouverture dans le rouge, la Bourse de New York a toutefois renversé la vapeur et terminé en hausse.« Les marchés se disent que cette enquête aura peu, voire pas d’impact sur l’indépendance de la Fed » au bout du compte, selon Bernard Yaros, d’Oxford Economics. Outre Jerome Powell, Donald Trump a tenté de révoquer une autre responsable de la Fed, Lisa Cook. L’affaire arrive ce mois-ci devant la Cour suprême.

Source LogoLe Parisien
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« J’ai toujours fait mon devoir sans peur » : qui est Jerome Powell, le stoïque banquier central qui refuse de plier face à Trump ?

Le président de la banque centrale des États-Unis Jerome Powell, au discours policé et aux prises de position pondérées, s’est mué ces derniers mois en l’une des rares figures à résister aux assauts de Donald Trump. Sa métamorphose a été spectaculaire dimanche soir, quand il a diffusé un message vidéo de deux minutes au ton très solennel pour défendre l’indépendance de l’institution.Video message from Federal Reserve Chair Jerome H. Powell: https://t.co/5dfrkByGyX pic.twitter.com/O4ecNaYaGH— Federal Reserve (@federalreserve) January 12, 2026Selon lui, le ministère de la Justice a diligenté une procédure à son encontre sur un « prétexte » fallacieux et parce que la Réserve fédérale (Fed) qu’il chapeaute ne livre pas les baisses de taux d’intérêt qu’attend le chef d’État. « J’ai servi la Fed sous quatre gouvernements, républicains et démocrates. À chaque fois, j’ai fait mon devoir sans peur ou faveur politique », a lancé l’homme de 72 ans.« Trump l’a poussé à bout »Un changement de ton notable pour celui qui s’était jusqu’ici gardé de riposter aux banderilles du président Trump, portant sur ses compétences comme sur sa probité. « Clairement, Trump l’a poussé à bout », remarque auprès de l’AFP David Wessel, chercheur à la Brookings Institution. Donald Trump est pourtant celui qui a propulsé ce républicain modéré à la tête de la Fed en 2018, pendant son premier mandat. Mais il a très vite dit regretter cette décision.Sans être économiste de formation, Jerome dit « Jay » Powell a gagné le respect de ses pairs et d’une large part de la classe politique américaine, avec une carrière détachée des strictes appartenances partisanes. Le natif de Washington a bâti une fortune personnelle comme avocat et banquier d’affaires. Il a œuvré au début des années 1990 en tant que haut responsable du Trésor sous le républicain George Bush.Nommé président de la Fed par… TrumpIl est nommé en 2012 gouverneur de la Fed par le président démocrate Barack Obama. Devenu président de l’institution monétaire à l’initiative de Donald Trump, il est renouvelé pour quatre ans en 2022, sous le démocrate Joe Biden.Jerome Powell peut théoriquement rester à la Fed après la fin de son mandat de président qui s’achève en mai. Il reste en effet théoriquement gouverneur jusqu’à fin janvier 2028. Il n’a pas encore donné d’indice sur ses intentions. Son départ permettrait à Donald Trump de placer un de ses fidèles au sein de l’institution.« Je pense que Jay Powell restera dans l’histoire comme un président de Fed doté d’une solide colonne vertébrale », reprend David Wessel. « Il a fait quelques concessions » face à l’exécutif, notamment en coupant dans les effectifs de la Fed, mais il a cherché à préserver « l’essentiel », l’indépendance de l’institution, estime le chercheur.Le clash lors de la visite du chantierUne image forte restera la visite surprise par Donald Trump du chantier de rénovation du siège de la banque centrale à Washington, au creux de l’été 2025. Le dérapage de la facture des travaux est le motif officiel de la procédure lancée contre Jerome Powell.Les deux hommes sont côte à côte, casque de protection sur la tête. Powell chausse ses lunettes et corrige en direct une affirmation du président. Ce qui avait été perçu à l’époque comme une démonstration d’une rare audace face à Donald Trump.À la barre durant le CovidLa situation économique n’a pas non plus été de tout repos pour Jerome Powell. Plutôt au beau fixe quand il commence à présider la Fed en 2018, elle se trouble quand Donald Trump lance sa première guerre commerciale contre la Chine, puis menace de s’effondrer quand éclate la pandémie de Covid-19. La Fed fait alors tomber ses taux d’intérêt à zéro pour soutenir l’activité. Mais l’inflation s’emballe et l’institution enclenche d’impopulaires hausses des taux directeurs deux ans après, jusqu’à atteindre un plus haut en deux décennies.Un cycle de détente finit par démarrer, mis sur pause quand Donald Trump regagne la Maison Blanche et commence à frapper de nouveaux droits de douane la plupart des produits entrant aux États-Unis. Puis la crainte d’une forte dégradation du marché du travail convainc en septembre les banquiers centraux américains de recommencer à baisser les taux directeurs, sur fond de divisions internes exacerbées.

Source LogoLe Parisien
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Donald Trump relance son offensive contre la Fed, Wall Street craint pour l'indépendance de la banque centrale

Le président de la Fed, Jerome Powell, a dénoncé une menace « sans précédent » du ministère de la Justice. Celui-ci veut poursuivre la Fed en raison, selon son président, de son refus de se plier aux volontés de Donald Trump en matière de politique monétaire. Wall Street a ouvert en baisse ce lundi, plombée par les craintes sur l'indépendance de la banque centrale.

Source LogoLa Tribune
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« Pressions politiques et intimidations » : cinq minutes pour comprendre l’enquête qui vise le président de la Fed aux États-Unis

C’est le dernier épisode d’une lutte assez rude entre le président des États-Unis, Donald Trump, et celui de la Banque centrale, Jerome Powell. Celui-ci a révélé dimanche soir avoir reçu une convocation, de la part du Ministère de la Justice, préalable à de futures poursuites. Les explications du Parisien.Que reproche le Ministère de la Justice à Jerome Powell ?Les détails des raisons de la convocation de Jerome Powell n’ont pour l’heure pas été rendus publics. Mais le président américain a ces derniers temps accusé la Fed de ne pas avoir respecté le budget prévu pour la rénovation de son siège à Washington, estimant qu’il pouvait y avoir des cas de fraude, et avançant un coût total de 3,1 milliards de dollars, contre 2,7 milliards prévus initialement, un chiffre que Jerome Powell dément.Ces reproches avaient notamment été formulés lors d’une séquence comme Donald Trump les affectionne, au mois de juillet face aux journalistes, en mettant en scène le désaccord comme pour créer « un beau moment de télé », selon les mots du Président américain utilisés lors du clash devenu célèbre avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans le Bureau ovale.Face à Jerome Powell, Trump avait provoqué une rencontre devant les caméras et blâmé le président de la Fed à propos de montants de travaux trop élevés, lui tendant des feuilles de papier que Powell avait dû essayer de déchiffrer en direct. Jerome Powell serait accusé d’avoir sciemment caché l’ampleur des travaux lors d’une audition devant le Congrès.Pourquoi Jerome Powell parle-t-il d’un prétexte ?« Cette menace n’est pas au sujet de mon témoignage, a affirmé Jerome Powell dans une vidéo diffusée hier soir. C’est un prétexte, la menace de poursuites est la conséquence de la volonté de la Fed de décider de ses taux dans le meilleur intérêt du public plutôt que pour répondre aux préférences du président. »Video message from Federal Reserve Chair Jerome H. Powell: https://t.co/5dfrkByGyX pic.twitter.com/O4ecNaYaGH— Federal Reserve (@federalreserve) January 12, 2026Jerome Powell estime en effet qu’il paie une trop grande indépendance vis-à-vis de la Maison Blanche sur la détermination de la politique monétaire. Le président de la Banque Centrale a toujours refusé d’obéir aux demandes insistantes de Donald Trump, qui a demandé, en public comme en privé, que les taux d’intérêt fixés par la Fed soient baissés. Ils sont actuellement fixés entre 3,50 et 3,75%, un montant trop élevé selon le locataire de la Maison Blanche.En révélant lui-même les poursuites dont il fait l’objet, Jerome Powell entend couper l’herbe sous le pied de l’administration Trump. La vidéo d’explication publiée sur le compte X de la Banque Centrale révèle l’attitude que va adopter Powell ces prochaines semaines : bagarreuse. Le fait qu’il s’exprime face caméra, dans une vidéo, et non via un communiqué de presse, a aussi été interprété comme une volonté de diffuser son message au plus grand nombre et d’être repris dans toutes les chaînes d’info en continu.Pourquoi Donald Trump veut-il baisser les taux d’intérêt ?Donald Trump pousse la Réserve fédérale à baisser ses taux d’intérêt pour des raisons à la fois économiques et politiques. Des taux plus bas stimulent la croissance à court terme : le crédit devient moins cher pour les ménages et les entreprises, ce qui soutient la consommation, l’investissement et l’emploi.Cela peut aussi dynamiser les marchés financiers et l’immobilier, secteurs très sensibles au coût de l’argent. Sur le plan budgétaire, une baisse des taux réduit le coût du service de la dette fédérale, devenue massive. Enfin, l’enjeu est politique : une économie dopée par des taux bas alimente le sentiment de prospérité et renforce le récit d’un président « pro croissance », même si cela se fait au risque de relancer l’inflation ou de fragiliser l’indépendance de la Fed.Donald Trump peut-il évincer Jerome Powell ?Le président américain ne peut pas révoquer librement le patron de la Réserve fédérale. La loi protège l’indépendance de la Fed : son président ne peut être démis que « pour motif valable », c’est-à-dire en cas de faute grave ou de manquement avéré. Un désaccord politique ou monétaire ne suffit pas.En invoquant de supposées déclarations mensongères devant le Congrès, Donald Trump cherche donc à construire un fondement juridique à une révocation qui serait sinon illégale. Sans prétexte crédible, une éviction exposerait la Maison-Blanche à des recours judiciaires et à une crise institutionnelle majeure.Quelles conséquences ces poursuites auront-elles ?Ces attaques fragilisent un pilier central de la démocratie américaine : l’indépendance de la banque centrale. Elles risquent d’entamer la confiance des marchés dans la stabilité de la politique monétaire, ce qui peut peser sur le dollar et accroître la volatilité financière.Sur le plan institutionnel, elles renforcent l’idée d’une politisation des contre-pouvoirs, au détriment de la crédibilité des institutions fédérales. À terme, la perception d’une Fed soumise au pouvoir exécutif pourrait nourrir l’inflation, inquiéter les investisseurs étrangers et affaiblir l’image des États-Unis comme refuge financier fiable.

Source LogoLe Parisien