
À quelques jours de la clôture de l’Appel à Manifestation d’Intérêt GreenTech Innovation 2026, l’État remet en avant l’un de ses principaux leviers pour connecter innovation entrepreneuriale et politiques publiques de transition écologique. Plus qu’un label, GreenTech Innovation fonctionne comme un outil d’orientation et de déploiement des solutions environnementales à l’échelle des territoires et des … L’article GreenTech Innovation 2026 : dernière ligne droite avant la clôture des candidatures le 19 janvier 2026 est apparu en premier sur FW.MEDIA.

Pour mettre toutes les chances de son côté de vaincre un ennemi, il faut le connaître au mieux. C’est ce que les scientifiques cherchent à faire avec leurs modèles climatiques. Et désormais aussi, avec le soutien de l’intelligence artificielle. Avec des résultats pas toujours rassurants.

Les eaux françaises du golfe de Gascogne, vaste portion de l’Atlantique, sont fermées un mois en hiver à des centaines de navires de pêche depuis 2024. Le but : limiter les captures accidentelles de dauphins dans les filets. Une fermeture polémique actée jusqu’à l’hiver 2026. Deux associations de défense de l’environnement ont déposé un nouveau recours au conseil d’État pour demander une fermeture de quatre mois à partir de 2027.

En prenant la décision de l’açai un « fruit national », le gouvernement de Lula le protège de l’appétit des entreprises étrangères.

Arthur Delaporte et Stéphane Vojetta ont remis un nouveau rapport pour lutter contre les dérives en ligne, trois ans après leur première loi pour réguler les influenceurs et plateformes.

Lundi, une étude spectaculaire sur le lac d’Annecy est venue confirmer l’omniprésence des 50 000 tonnes de résidus de pneus qui se répandraient chaque année dans l’environnement en France. Les effets de ces composés commencent à être connus sur l’environnement ou la faune, mais encore trop peu sur l’humain. Certains précédents comme les PFAS incitent à la prudence…



Le blocage d’internet en Iran s’intensifie. Depuis le 8 janvier, Téhéran cible Starlink pour contrer les manifestations. 90 % du réseau a été neutralisé pendant plus de 60 heures. Le réseau d’Elon Musk est pourtant...



Quels sont les récits qui font avancer la transition écologique ? Une analyse linguistique de 559 initiatives françaises met au jour les leviers narratifs propices à l’action.


Les émissions de gaz à effet de serre des États-Unis sont reparties à la hausse en 2025 avec un total en hausse de 2,4 %. Elles ont été entraînées par un hiver particulièrement rude et l’essor de l’intelligence artificielle. Ce bilan ne tient même pas encore compte de la politique pro pétrole du président Donald Trump.Dans le monde développé, la lutte contre les gaz à effet de serre marque le pas depuis deux ans, faute d’investissements suffisants dans les technologies bas carbone, et malgré les effets très tangibles du dérèglement du climat. L’année 2025 devrait être confirmée par les climatologues comme la troisième plus chaude jamais enregistrée sur Terre.L’augmentation américaine sur un an tranche avec les deux précédentes années de baisse des émissions de la première économie mondiale et du deuxième pollueur, selon les estimations du Rhodium Group, un centre de réflexion et d’analyse américain. Ses experts préviennent que cette hausse néfaste pour le climat n’est même pas encore liée aux nouvelles politiques américaines favorisant les énergies fossiles au détriment des renouvelables.La part des centrales à charbon en hausseEn Europe, les émissions de pays comme la France et l’Allemagne continuent certes de baisser, mais bien moins vite que les années précédentes, selon des estimations publiées depuis le début de l’année. Aux États-Unis, après le recul économique lié au Covid-19, les émissions étaient remontées avant de rebaisser en 2023 et 2024.Mais, en 2025, l’empreinte carbone s’est alourdie, principalement à cause des secteurs du bâtiment et de l’énergie, avec respectivement + 6,8 % et + 3,8 %. De telles fluctuations sont liées à « une consommation de combustible plus élevée pour le chauffage » en raison de basses températures l’hiver, explique Michael Gaffney, coauteur du rapport. « Mais, dans le secteur de l’électricité, cela s’explique par la demande croissante des centres de données, des opérations de minage de cryptomonnaies et d’autres gros consommateurs d’énergie », poursuit-il.Aggravant la situation, les prix élevés du gaz naturel, dus à la demande en chauffage et aux exportations de gaz naturel liquéfié (GNL), ont incité à un retour très fort du charbon, le combustible fossile le plus réchauffant pour l’atmosphère. La production d’électricité des centrales à charbon a augmenté de 13 % l’an dernier aux Etats-Unis.Néanmoins, le solaire a lui aussi connu une bonne année, bondissant de 34 %, ce qui a contribué à porter la production d’électricité liée aux énergies bas carbone à 42 %, un niveau record. Quant au secteur des transports, le plus polluant, ses émissions sont restées relativement stables.Blocage et annulation de projetsLes rejets américains ont baissé en moyenne de 1 % par an depuis leur pic en 2007, une tendance liée au remplacement du charbon par le gaz naturel, à la part croissante des énergies renouvelables et à l’amélioration de l’efficacité énergétique. Mais depuis le retour au pouvoir de Donald Trump il y a un an, le pays tente de bloquer ou d’annuler des projets solaires et éoliens, et a révoqué des incitations fiscales à l’achat de véhicules électriques, tout en aidant les groupes pétroliers.Selon Ben King, autre coauteur du Rhodium Group, les bons chiffres du solaire et des ventes de véhicules électriques témoignent néanmoins d’« un progrès soutenu ». « Le solaire, l’éolien, les batteries, figurent parmi les options les moins chères » et « les plus disponibles », relève-t-il. « Il y a donc une certaine impulsion économique à le faire, que la présidence américaine, le Parlement ou qui que ce soit l’apprécie ou non ».La tendance à moyen et long terme reste toutefois incertaine. Et les États-Unis semblent loin de pouvoir atteindre l’objectif de réduction de 50 à 52 % de leurs émissions d’ici 2035 par rapport à 2005, fixé sous l’ancien président démocrate Joe Biden.


Instables depuis leur apparition en 1830, les cellules solaires à pérovskite viennent de gagner en robustesse grâce à une équipe de chercheurs qui a trouvé une solution miracle.

Le ralentissement observé en 2025 dans les deux pays les plus consommateurs de charbon marque “un tournant historique”. S’il se poursuit, les émissions de gaz à effet de serre pourraient cesser d’augmenter.

En huit jours, près de 15 000 hectares ont été détruits par les flammes, dont 12 000 dans la province de Chubut. Les associations de protection de l’environnement dénoncent des coupes drastiques dans le budget du Service national de maîtrise du feu.
Relief et hydrographie du Moyen-Orient © L’Histoire-Les Arènes-Légendes Cartographie ipsosenso mar 13/01/2026 - 13:50 Le Moyen-Orient voit se croiser deux grandes « écharpes » qui traversent l’Ancien Monde. L’une est orographique : c’est le bourrelet de montagnes tertiaires qui borne le sud de la plaque eurasiatique, des Pyrénées à la péninsule Indochinoise. L’autre est climatique : la bande de régions arides ou semi-arides qui va du Sahara aux steppes mongoles. La forme oblique de cette dernière, largement due aux moussons dans le sud de l’Asie, lui a valu le nom de « diagonale aride ». Ces deux grandes zones se croisent exactement au Moyen-Orient. La région représente également un secteur d’affrontement de plaques tectoniques particulièrement actif. Les trois grandes plaques, l’indienne, l’africaine et l’eurasiatique, qui forment le socle principal de l’Ancien Monde, se fragmentent localement en plusieurs ensembles plus petits : les plaques iranienne, anatolienne, grecque, arabique… Enfin, l’une des grandes zones de divergences, la déchirure entre les plaques somalienne et africaine, creuse le Rift d’Afrique orientale et se prolonge jusqu’à la mer Morte et l’Arménie. Rien d’étonnant que le Moyen-Orient soit l’une des grandes zones sismiques et volcaniques mondiales. Le relief permet les précipitations. Le scénario est donc assez général : des fleuves descendant des montagnes et traversant des régions basses arides dont ils représentent la principale ressource en eau. Venus du nord, ils ont des crues de printemps, en particulier l’Euphrate et le Tigre. Venus du sud, ce sont les pluies de mousson qui les alimentent et la crue a lieu en été et début d’automne. C’est le cas de la célèbre crue du Nil fertilisant l’Égypte. T3345V1.pdf (3.06 Mo) Rubrique Google Actu 2 Atlas Atlas historique du Moyen-Orient 16 /sites/lhistoire.fr/files/carte_files/mo/S3345V1.png Espace Afrique Asie Moyen-Orient Temps Transpériodique Afrique Asie Europe Moyen-Orient Altitude Désert Diagonale aride Eau Hydrographie Montagne Plaque tectonique Relief Rift Zone sismique Index libre Assouan Birecik Elbrouz Euphrate Hit Keban Khartoum Mossoul Nil Chaînes Pontiques Tigre Zagros Date de début 1000000000


La start-up Water ECOSystem a créé un panneau captant l'humidité de l'air pour créer de l'eau. Les deux ingénieurs à son origine souhaitent lutter contre la sécheresse. Leur prototype est testé sur le toit d'un centre commercial à Perpignan.

Dans plusieurs régions où l’eau est retirée, on peut voir apparaître ici des bouteilles, là des pantoufles, des sacs plastiques ou encore des jouets

Un lynx avec un œil crevé a été récupéré par le Centre Athénas dans l’Ain. L’animal aurait été victime de deux tirs illégaux, puis de jets de pierres. L’association a déposé plainte contre un chasseur, mais celui-ci dément les faits. La société de chasse incriminée pourrait, elle aussi, porter plainte pour diffamation.

Les émissions de gaz à effet de serre des États-Unis ont augmenté de 2,4 % en 2025, après deux années de baisse, selon une étude publiée ce mardi. Le retour au pouvoir de Donald Trump n’est pas encore en cause dans ces chiffres, mais le secteur énergétique a repris du charbon, favorisé par les prix élevés du gaz naturel.

Plus de 350 tracteurs ont convergé vers Paris à l’appel de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs pour mettre la pression sur le gouvernement afin de faire avancer des dossiers français. Sur le plan politique, les débats sur le budget de l’État reprennent à l’Assemblée sans majorité claire, rendant le recours au 49.3 de plus en plus probable, tandis que s’ouvre à Paris le procès en appel de Marine Le Pen, où se joue son éligibilité pour 2027.L’info à ne pas louperMobilisation agricole à Paris : Plus de 350 tracteurs aux couleurs de la FNSEA et des Jeunes Agriculteurs sont entrés dans Paris à l’aube mardi pour exiger des « actes concrets et immédiats » du gouvernement qui peine à faire face à la colère agricole. L’enjeu de cette manifestation n’est pas, cette fois, d’évoquer le traité l’accord de libre-échange UE-Mercosur, qui devrait être signé samedi au Paraguay.Le vice-président de la FNSEA a listé quatre « priorités » nationales défendues ce mardi. Le syndicat demande notamment « un moratoire sur l’ensemble des sujets eau » ou encore des mesures fiscales, notamment « une déduction pour aléas économiques » pour amortir les chocs du marché.Ce qu’il faut aussi retenirReprise des débats sur le budget : Faute d’accord trouvé en fin d’année, le projet de budget de l’État revient mardi dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, sans majorité en vue et avec, en toile de fond, un recours au 49.3 qui paraît de plus en plus difficile à éviter.Ouverture du procès de Marine Le Pen : Le procès en appel de la cheffe de file du Rassemblement national et de onze autres prévenus s’ouvre ce mardi à Paris. Elle joue son éligibilité pour l’élection présidentielle de 2027 et, plus généralement, son avenir politique.Le Salon de l’agriculture n’accueillera pas de bovins : Véritables stars du rendez-vous national annuel de l’agriculture à Paris, les vaches seront absentes du Salon de l’agriculture en raison de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Une première depuis la création de l’évènement en 1964.Ça vous concernePrès de six adolescents sur dix naviguent quotidiennement sur les réseaux sociaux. Dans une étude publiée ce mardi, l’Anses recommande que seuls les réseaux sociaux paramétrés pour protéger les mineurs soient accessibles aux adolescents, à l’heure où le gouvernement planche sur un projet de loi pour interdire leur accès aux moins de 15 ans. Les spécialistes observent une altération de la santé mentale des plus jeunes et notent que les premières victimes du cyberharcèlement sont les adolescentes.

À plus de 6 000 mètres sous la surface, le Japon lance une mission inédite au large de l’île de Minami Torishima pour extraire des terres rares. Une opération à forts enjeux économiques, géopolitiques…

Elle a beau être jolie, cette plante que l'on retrouve dans certains jardins en France est interdite... et pourrait vous coûter (très) cher.

Le Groenland est la plus grande île du monde, c’est aussi l’une des terres les plus riches du monde, si ce n’est, la plus riche. Pas au niveau économique, mais au niveau géologique. Et c’est justement cette géologie unique qui attire les convoitises des grandes puissances de la Planète.

Difficile de faire plus dans l’actualité. Ce mardi à partir de 22h30, Arte consacre un riche documentaire au Groenland, un « Eldorado des glaces » au cœur de toutes les convoitises. Après la spectaculaire opération militaire des États-Unis contre le pouvoir vénézuélien le 3 janvier dernier, tous les yeux se tournent désormais vers ce territoire stratégique de l’Arctique que Donald Trump veut ouvertement contrôler depuis plusieurs années.Grande comme l’Europe de l’ouest, cette île — la plus vaste du monde — est autant peuplée que la ville de Beauvais, avec seulement 55 000 habitants. Colonisée au début du XVIIIe siècle par le Danemark auquel elle est toujours rattachée, cette vaste étendue de glace suscite depuis longtemps l’intérêt des États-Unis. Car comme le rappelle à juste titre le film d’Arte, les Américains ont tenté dès le XIXe siècle d’acheter ce carrefour stratégique entre l’Amérique, l’Asie et l’Europe, en vain. Avant d’y implanter plusieurs bases.Les minerais suscitent l’appétitL’attractivité du Groenland aux yeux de l’Oncle Sam ne fait que grandir avec le changement climatique en cours. Alors que la fonte de la banquise s’accélère, l’océan arctique s’ouvre à la navigation, traçant de nouvelles routes commerciales qu’Américains, Russes et Chinois rêvent de contrôler. Et tant pis si le phénomène impliquera une montée des eaux considérable, forçant des dizaines de millions de personnes au déplacement.Cette progressive disparition des glaces doit aussi faciliter l’exploitation d’un sous-sol riche en ressources naturelles, et notamment en terres rares, ces minerais aussi indispensables à la transition écologique qu’à la production d’armements. Tandis que la Chine, qui en domine l’extraction, a récemment durci les conditions d’exportation des siennes, les terres rares du Groenland n’en ont que plus de valeur pour les États-Unis.Autant de facteurs expliquant l’obsession trumpienne actuelle. Si elles ne se sont pas encore concrétisées, les visées impérialistes américaines n’en ont pas moins déjà rebattu les cartes politiques sur cette terre disposant d’un statut d’autonomie par rapport à la couronne danoise. Alors que 80 % des Groenlandais se disent favorables à l’indépendance, certains mouvements politiques n’hésitent plus à jouer la carte américaine contre l’ancien colonisateur. Un énième aspect de ce dense sujet qu’aborde ce documentaire incontournable pour mieux saisir les enjeux actuels autour de l’Arctique.

Les émissions de gaz à effet de serre des États-Unis ont augmenté de 2,4 % en 2025, selon une étude du Rhodium Group. Cette hausse n’est pas le résultat de la politique de Donald Trump mais s’explique notamment par un hiver rigoureux et par l’essor de l’intelligence artificielle.

En quelques mois, des milliers de lampes solaires LED ont été installées dans des champs sur les îles de La Réunion et de Guadeloupe. Un phénomène provoqué par la manne induite par le dispositif des certificats d’économie d’énergie. La pollution lumineuse et les déchets générés menacent la biodiversité.

Selon l’Inrae, il y a urgence à arrêter l’expansion de cet insecte classé parmi les 100 pires espèces invasives au monde. Mais les lourdeurs administratives et les restrictions budgétaires en France ralentissent

Christophe Le Visage est copilote du réseau océans, mers et littoraux au sein de France nature environnement. Il suit notamment le dossier des documents stratégiques de façade dont il vient de participer à l’élaboration en tant que membre de la commission permanente du conseil maritime de la façade nord-Atlantique Manche ouest (Namo). Un exercice dont le résultat le laisse sur sa faim en termes d’ambition sur l’ensemble des façades maritimes de l’Hexagone.

Loin des regards, dans les «huacas» de Lima ou les citadelles grecques, la nature reprend ses droits: ces sanctuaires culturels servent de refuges précieux pour des espèces menacées.

Des chercheurs américains se sont penchés sur le climat du Paléogène, l’ère géologique qui ressemblerait le plus au futur de la Terre si le changement climatique continue sur cette voie. Cela leur a appris beaucoup sur la répartition des pluies.

Friande d’eaux froides et de zones non polluées, l’écrevisse à pattes blanches est une espèce classée « en danger » par l’Union internationale pour la conservation de la nature. Si sa présence en France est aujourd’hui fragile, à Saulny, une population d’irréductibles résiste !

La ville de Rezé met en place une expérimentation citoyenne réalisée en partenariat avec Air Pays de la Loire à partir de ce jour jusqu'au 3 mars 2026. En quoi ça consiste 28 foyers répartis en 2 groupes sont invités à tester la qualité de l'air qu'ils respirent aussi bien en intérieur qu'en extérieur par le biais d'un micro-capteur mis à leur disposition. Ce dispositif permet de mesurer l'exposition aux particules fines dans des situations diverses du quotidien et d'observer les variations possibles. Que se passe-t-il lorsque l’on aère après avoir cuisiné ? Peut-on voir sur le capteur l’impact du chauffage au bois ou d’un moteur qui tourne ? Autant de cas concrets à expérimenter par les habitants de Rezé. Ces derniers sont également invités à consigner les conditions météorologiques lors de chaque journée : brume, beau temps, voile nuageux… . Les enjeux Le projet à visée pédagogique a pour ...

Le changement climatique en milieu urbain est au cœur de l'exposition présentée à la médiathèque Albert-Camus de La Valette-du-Var dès ce mardi. De quoi s'agit-il ? L' exposition « Nature en ville et adaptation au changement climatique », créée dans le cadre du projet « Nature for city life » mis en œuvre par la Région Sud Provence Alpes Côte d’Azur et ses partenaires, dont la Métropole Toulon Provence Méditerranée, est à découvrir à partir d'aujourd'hui à la médiathèque Albert-Camus de La Valette-du-Var. Didactique, grâce à des outils pédagogiques mis à disposition, et accessible à tous, cette exposition met en lumière les impacts du climat sur notre quotidien et explore des solutions pour y remédier. 7 thèmes y sont explorés parmi lesquels les effets du changement climatique sur nos vies, les différentes formes et composantes de la nature en ville, les initiatives locales, etc. Ils permettent notamment de découvrir le ...

Chaque année, les Français consomment plus d’un milliard de piles. Les deux tiers finissent à la poubelle, alors qu’il existe une technique simple pour les réutiliser. Dans les années 80, un scientifique autrichien a inventé un boîtier chargeur. L’idée est révolutionnaire, mais à l’époque elle tombe à plat, flop commercial jusqu’en 2016. L'invention passe donc dans le domaine public. Des ingénieurs français sautent sur l’occasion et corrigent l’ancien brevet.

C'est la plus grande forêt jamais plantée depuis 400 ans en Île-de-France. A 20 kilomètres de Paris, plus 1.000 arbres sont plantés chaque jour pour faire sortir de terre un poumon vert qui s'étendra sur sept communes. Une équipe de TF1 s'est rendue sur ce chantier pas comme les autres.


Plus de 15 000 hectares de forêts sont partis en fumée dans le sud du pays depuis la semaine dernière. La politique de démantèlement de l’État promue par le président ultralibéral aggrave la crise.

Des hommes sont en train de planter la plus grande forêt aux portes de Paris depuis quatre siècles. Plus de 1 000 arbres chaque jour, c'est une folie. C'est le septième hiver de plantation. D'ici trois ans, un million d'arbres auront été plantés à seule ment 20 km de la capitale. Ces hommes ont 33 125 tiges à planter. Ils en plantent environ 1 300 par jour, en respectant un espacement précis. Une forêt qui s'étendra ainsi sur sept communes.

Eux sont un peu magiciens, ils transforment l'air en eau ! Un système déjà installé dans un centre commercial pour arroser les plantes. C'est dans une petite cabane de Cases-de-Pène (Pyrénées-Orientales) qu'est née cette grande idée, celle de deux ingénieurs de créer un générateur d'eau atmosphérique. Ils ont fabriqué un panneau autonome en énergie à partir de matière que l'on connaît bien : les billes de silice. Comment ça fonctionne ?

Des fétiches vaudou pour protéger la nature ? La méthode fait ses preuves au Bénin. Alors que 30% de la mangrove a disparu dans ce pays en 30 ans, les zones sacralisées ces 10 dernières années restent intactes. Partout dans le monde la mangrove est déboisée à cause de l’urbanisation, de la construction de route et des activités humaines. Au Bénin, le site classé de la Bouche du Roi n’est pas épargné. La population utilise les palétuviers pour construire des pêcheries traditionnelles ou extraire du sel. Pour concilier fin du mois et fin du monde, l’ONG Éco-Bénin a fait le détour par le vaudou. Et tout commence par une cérémonie de sacralisation.

Les acteurs de la sensibilisation à la transition écologique traversent une crise. En cause : reculs réglementaires, instabilité politique et détournement d’une partie des budgets vers l’intelligence artificielle.

Sur la base de prélèvements effectués à Cologne, des chercheurs allemands ont calculé le volume de déchets charriés chaque année par le fleuve.

La ville de Toulouse a décidé de réutiliser les eaux usées. Après les avoir traitées, les services municipaux les utilisent pour arroser les espaces verts ou encore nettoyer les canalisations. Un changement qui répond à une nécessité environnementale.
LA RELEVE 2026. L'entrepreneur australien milite pour que l'industrie des combustibles fossiles reconnaisse sa responsabilité dans la crise climatique.

Terres rares en mer : première mondiale au Japon

La tectonicienne française, qui s’intéresse aux catastrophes naturelles inexpliquées, s’est penchée sur les mécanismes ayant causé le tsunami qui avait frappé l’île grecque d’Amorgos en juillet 1956.

Augmentation de la déforestation, hausse des émissions de CO2 : l’accord commercial entre l’UE et le Mercosur provoque la colère des associations de défense de l’environnement. Quels seront les effets de cet accord sur l’Amazonie ?

Les gouvernements sont sous pression pour interdire les biens de luxe à forte intensité carbone et taxer les profits du secteur des énergies fossiles afin d’atteindre les objectifs climatiques.

À Toulouse (Haute-Garonne), on ne fait pas le plein d'essence, mais d'eaux usées traitées, afin de mettre fin à une aberration. En effet, certaines personnes nettoient les villes ou arrosent les espaces verts avec de l'eau potable. Dans le pays, on réuti lise seulement 1% des eaux usées, contre 99% en Israël. À première vue, elle ressemble à une station-service comme les autres : deux pompes alignées, un va-et-vient de camions. Pour la municipalité, ce dispositif est une urgence environnementale.
Le plus puissant gaz à effet de serre naturellement dégradé au fond des océans pourrait être massivement rejeté dans l'atmosphère, comme cela fut le cas il y a une cinquantaine de millions d'années. Les températures planétaires grimperaient alors en flèche.

Les océans ont emmagasiné en 2025 une quantité record de chaleur, pour la neuvième année consécutive, selon une étude internationale. Une quantité d’énergie équivalente à «12 bombes atomiques d’Hiroshima explosant chaque seconde de chaque jour de l’année»

Le départ des Etats-Unis de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, du GIEC ou de son équivalent pour la biodiversité, risque de ralentir et entraver encore davantage la lutte contre les crises écologiques.

Ce mécanisme de taxation des importations les plus polluantes, qui fonctionne depuis le 1er janvier, ne convainc pas tous les industriels. La France et l’Italie réclament une exonération temporaire pour les engrais

Climatologue et ancienne membre du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), Valérie Masson-Delmotte (1) revient sur le décret signé par Donald Trump, ordonnant le retrait des États-Unis de 66 organisations, dont de nombreuses liées à l’ONU ou portant sur le climat et la biodiversité.

Alors que l’épisode de froid de début janvier 2026 s’achève, l’agroclimatologue Serge Zaka rappelle que ces températures ne sont pas exceptionnelles, et revient sur l’évolution des hivers avec le changement climatique.

À quoi peuvent servir ces catapultes et ces capteurs, que vous avez sûrement remarqué, lors d'une balade en forêt ? Leur mission est d'essayer de sauver nos arbres, car leur mortalité a doublé ces dix dernières années. Le fataliste n'est pas une solution . Les chercheurs misent plutôt sur l'analyse et sur l'observation. Depuis 2018, une chute de leurs états nutritionnels et foliaires a été remarquée. Pour garantir leur survie et la nôtre, chaque donnée a son importance.

C’est un grand classique dès que les premiers flocons pointent le bout de leur nez : le salage des routes. Pour cela, le sel est le fondant routier le plus utilisé car c’est la solution la plus efficace en termes de rapport qualité-prix. Plus précisément, c’est « du chlorure de sodium (…) conditionné et formulé pour être utilisé de façon plus industrielle », qui est utilisé en majorité sur les routes françaises, explique au Parisien Alexis Guilpart, animateur du réseau eau et milieux aquatiques de France Nature Environnement (FNE).Ainsi, chaque année en France, des milliers de tonnes de sel sont déversées sur les routes pour permettre aux automobilistes de continuer à circuler sur la plupart des axes et de limiter les accidents. Mais cette solution — efficace lorsqu’elle elle est bien appliquée — ne présente pas que des avantages : elle peut même être dangereuse pour l’environnement. En 2011, la méthode était déjà pointée du doigt par la fédération France Nature Environnement, qui regroupe près de 6 000 associations.

Une pierre de plus sur le mur gigantesque du réchauffement climatique. L’année 2025 a été la plus chaude jamais enregistrée en mer du Nord, annonce ce mercredi l’Office allemand d’hydrographie et de transport maritime (BSH), qui mesure ces données depuis 1969.« En 2025, la mer du Nord a atteint une température moyenne de 11,6 °C, soit la valeur la plus élevée enregistrée dans la série de données depuis 1969 », indique l’Office BSH, dans un communiqué. Juin et décembre sont les mois les plus marquants. « C’est une conséquence évidente du changement climatique progressif », selon l’Office.L’an dernier, la mer du Nord a stocké 1,46 million de pétajoules de chaleur, un record absolu, qui dépasse 2024 d’environ 35 000 pétajoules. « Cette différence équivaut approximativement à trois fois la consommation d’énergie primaire de l’Allemagne en 2024 », compare le BSH.9,7 °C pour la mer BaltiqueQuant à la mer Baltique, l’année 2025 était également proche d’un record : d’après les mesures du BSH, sa température moyenne annuelle en 2025 était de 9,7 °C, soit 1,1 degré de plus comparé à la moyenne calculée sur la période 1997 à 2021. « Cela fait de 2025 la deuxième année la plus chaude pour la mer Baltique depuis le début de la série de données BSH en 1990 ». Seule 2020 dépasse 2025 en températures.Le réchauffement de la mer du Nord et Baltique s’inscrit dans un contexte de réchauffement des mers sur toute la planète en raison du changement climatique. Le taux de réchauffement des océans a plus que doublé depuis 1993, selon le groupe d’experts sur le climat du GIEC.Or on sait désormais quelles catastrophes ce dérèglement causé par l’activité humaine va entraîner. Outre la multiplication des épisodes météorologiques extrêmes et soudains, des canicules jamais vécues, le réchauffement climatique entraîne la fonte des glaciers et des pôles, l’élévation du niveau des mers et des océans par dilatation, et la submersion de terres habitées. La seule croissance de la température des eaux est déjà une épreuve pour la faune et la flore marines, indispensables à la vie sur Terre. Le GIEC estime que le niveau des mers pourrait s’élever de 0,63 à 1,01 mètre d’ici à 2100.« Même si nous arrêtions immédiatement les émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale, le niveau de la mer continuerait probablement à monter pendant des siècles », a déploré le président du BSH, Helge Heegewaldt. Il faut, a-t-il insisté, « en faire davantage pour la protection du climat ».

La baisse des émissions de gaz à effet de serre en Allemagne a de nouveau ralenti en 2025, ce qui pourrait mettre en péril les objectifs climatiques de la première économie européenne, selon un groupe d’experts. D’après l’étude annuelle d’Agora Energiewende publiée mercredi, l’Allemagne a réduit de 1,5 % ses émissions en 2025, à 640 millions de tonnes d’équivalent CO2.C’est trop lent, préviennent clairement les experts : « Si la tendance se maintient, l’objectif climatique pour 2030 » de réduire les émissions de 65 % par rapport à 1990 « est menacé ». D’autant que, selon cette source, la crise industrielle allemande est davantage responsable de la modeste baisse des émissions que des changements structurels dans l’économie.Pour 2025, l’Allemagne reste dans les clous fixés par la loi, « mais la protection du climat perd de la vitesse », estime Agora Energiewende. Les rejets de gaz à effet de serre avaient en effet chuté de 3 % en 2024 par rapport à l’année précédente et d’environ 10 % en 2023. Or, dès cette année jusqu’en 2030, Berlin va devoir accélérer : il faudra économiser en moyenne 36 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an, soit 4 fois plus qu’en 2025.L’an passé, de bons signaux ont semblé émaner de l’industrie, particulièrement énergivore, avec des émissions de CO2 qui ont dégringolé de 7,2 %. Mais cela n’est dû qu’à la diminution de la production à cause d’une « demande faible et des marchés mondiaux tendus », notamment dans la chimie et la construction de machines.Bâtiments et transports mauvais élèvesAgora Energiewende déplore que, de la crise sanitaire en 2020 aux droits de douane américains en 2025, la réduction des émissions soit « en grande partie liée aux crises » et non à des moyens de production plus propres. Mauvais élèves de la transition énergétique, les bâtiments et les transports ont quant à eux d’avantage pollué à cause des températures plus basses et de la hausse des ventes de carburants.La baisse des investissements a « freiné la reprise économique et la transition vers une production climatiquement neutre », ajoute l’étude. Celle-ci relève néanmoins la part grandissante des renouvelables dans la demande d’électricité, grâce à un ensoleillement record en 2025. « Les efforts des dernières années portent leurs fruits », estiment les auteurs.S’appuyant sur des enquêtes d’opinion, Agora Energiewende note que l’inquiétude face au changement climatique reste intacte, mais que d’autres thèmes ont pris davantage d’importance. Le débat s’est déplacé vers les questions de pouvoir d’achat et de sécurité, qui ont dominé la campagne législative de février remportée par les conservateurs.Allégement des normes pour relancer l’économiePriorité du précédent gouvernement, la poursuite des objectifs climatiques semble plus incertaine sous la coalition des conservateurs et sociaux-démocrates intronisée en mai. Depuis, « de nouveaux jalons en matière de politique énergétique et climatique se sont largement fait attendre », notent les experts.Pour relancer l’économie, le chancelier Friedrich Merz défend plutôt un allégement des normes environnementales et a combattu à Bruxelles contre l’interdiction de la vente de moteurs thermiques neufs à partir de 2035. Quant à la ministre de l’Économie Katherina Reiche, elle a promis de tailler dans les subventions, jugées trop généreuses, aux énergies propres.Le gouvernement doit organiser un « soutien ciblé pour les pompes à chaleur et les voitures électriques », et réviser rapidement la loi sur les énergies renouvelables et celle sur l’énergie des bâtiments, demande entre autres Agora Energiewende.

Finies les épluchures pour les poules de la voisine. Désormais, c’est dans un sac orange, entièrement dédié aux biodéchets, que Corinne entrepose ses pelures de fruits et légumes. Comme près de la moitié des usagers du Siredom, le syndicat intercommunal chargé de la gestion des ordures ménagères pour plus de 900 000 habitants en Essonne et en Seine-et-Marne, cette résidente de Brétigny-sur-Orge est invitée à trier ses biodéchets pour qu’ils soient transformés en biogaz et en fertilisant naturel pour les sols.« J’ai commencé à les trier cet été lorsqu’on a reçu les premiers sacs, rembobine Corinne. Je le fais pour la planète et surtout, pour nos petits enfants qui en hériteront. » Si la retraitée suit scrupuleusement les consignes de tri, à savoir ne mettre dans le sac que des épluchures, des coquilles d’œuf, du marc de café, les restes de repas ou encore des serviettes en papier, elle reconnaît ne pas bien savoir comment ses sacs orange déposés dans la même poubelle que les ordures ménagères seront finalement triés.« On se rend compte du gaspillage »Quelques maisons plus loin, Sonia se pose la même question. « J’aimerais comprendre comment cela fonctionne car tous les sacs sont écrasés dans le camion benne, s’interroge la mère de famille. Mais je trouve l’initiative très bonne. Quand on récupère les biodéchets, notamment les restes de repas, on se rend compte du gaspillage. »Pour ne pas ajouter de nouvelles tournées polluantes, le Siredom a opté pour un tri après la collecte. « Nous avons commencé en 2022 par une phase d’expérimentation sur quatre communes de l’agglomération Cœur d’Essonne, détaille le président Olivier Thomas (DVG), également maire de Marcoussis. Il y avait deux villes à forte densité et deux beaucoup moins denses. Des sacs ont été distribués aux habitants et une usine test, avec une arche de vision capable de détecter les sacs orange grâce à l’intelligence artificielle, a été créée. Les retours ont été positifs. Dans le même temps, nous sommes allés à la rencontre des agglomérations qui ont manifesté leur intérêt. »La décision de construire une « vraie » usine entièrement dédiée aux biodéchets est prise. Elle sera installée sur l’écosite de Vert-le-Grand - Écharcon. Moyennant 23,4 millions d’euros, dont 1,1 million financé par l’Ademe (l’agence de la transition écologique), ce bâtiment de 6 000 m², capable de trier 145 000 tonnes de déchets par an, a été mis en service en juillet dernier.À l’intérieur, deux lignes de tri équipées chacune d’une arche de vision couplée à trois robots sont dédiées aux biodéchets. Une troisième ligne sera mise en service en mars prochain.« Économique, écologique et vertueux »« Les ordures ménagères collectées lors des tournées passent sous les arches de vision, décrypte le directeur général du Siredom, Olivier Le Clech. Lorsqu’un sac orange est détecté, il est récupéré et mis de côté par l’un des robots. Tous les sacs orange sont ensuite acheminés quelques centaines de mètres plus loin vers le méthaniseur de la Semardel (Société d’économie mixte d’actions pour la revalorisation des déchets et des énergies locales) où ils sont ouverts et triés. C’est là que les biodéchets sont transformés en biogaz et en digestat, un liquide utilisé par les agriculteurs pour fertiliser les sols. Les ordures ménagères, elles, sont redirigées vers l’usine d’incinération qui est juste en face. »Pour l’heure, les territoires concernés par ce dispositif sont en majorité concentrés au nord du département de l’Essonne. Les agglomérations Paris-Saclay, Cœur d’Essonne, Val-de-Seine - Val d’Yerres et Grand Paris Sud ont retenu plusieurs villes, tout comme les communautés de communes du Pays de Limours et du Dourdannais en Hurepoix et l’EPT Grand-Orly Seine Bièvre. Les communes de la Seine-et-Marne, plus rurales, n’ont pour l’instant pas souhaité adhérer à l’initiative.D’ici 2028-2029, le Siredom ambitionne de traiter 22 000 tonnes de biodéchets par an. « D’un point de vue économique et écologique, c’est vertueux, estime Olivier Thomas. La balle est dans le camp des habitants, il faut qu’ils prennent le pli. »

La Seine-et-Marne n’est pas l’Alsace. C’est pourtant dans ce département qu’a été découvert en mai dernier un nid de cigognes noires, en pleine forêt de Villefermoy. « C’est une première en Île-de-France ! Au début, il n’y avait qu’une cigogne adulte tapie dans le nid. Puis, quinze jours après, on avait deux cigogneaux. Et encore quinze jours après, le couple et ses trois petits », raconte Antoine Bauchet, chargé de mission biodiversité à La Pie verte Bio 77.Un constat réjouissant dans le bilan 2025 de l’association forte de 211 adhérents et basée à Donnemarie-Dontilly. « On en avait observé ici depuis quelque temps. Mais c’est vraiment le premier cas de nid constaté dans la région ! » Ces échassiers au long bec et aux fines pattes rouge vif si caractéristiques ravissent l’imaginaire par les voyages qu’ils effectuent à la saison froide vers les pays chauds.

D’une puissance maximale de 2,5 GW, soit presque autant que la centrale nucléaire d’Hinkley Point C, le projet de centrale marémotrice de l’architecte Julia Barfield, connue pour avoir conçu le célèbre London Eye, intervient alors que la demande en électricité ne cesse de croître. Le gouvernement britannique estime qu’elle pourrait doubler d’ici 2050, sous l’impulsion de l’intelligence artificielle.Baptisé West Somerset Lagoon, le projet estimé à 11 milliards de livres (soit plus de 12 milliards d’euros) dessinerait une courbe de 22 km au large des côtes du Somerset, de Minehead à Watchet. Ses 125 turbines sous-marines exploiteraient la force des marées dans l’un des plus forts marnages au monde, dans le canal de Bristol, détaille The Guardian. Ce qui permettrait de fournir en électricité près de deux millions de foyers.« Un lieu emblématique »« Si l’on décide de poursuivre le déploiement de l’IA – ce qui, à mon grand étonnement, n’est pas davantage remis en question en cette période d’urgence climatique –, il vaut mieux s’appuyer sur une source d’énergie renouvelable », explique Julia Barfield. Selon elle, « les centres de données pourraient doubler la demande énergétique, et l’énergie renouvelable est une source prévisible et fiable. »Les concepteurs ont aussi évoqué l’idée d’intégrer des data centers directement dans la structure, qui pourraient bénéficier du refroidissement naturel de l’eau de la mer, le développement de cultures marines et de panneaux solaires flottants.Et au-delà de la production d’énergie, le lieu a été pensé pour que les piétons et cyclistes puissent traverser la baie en empruntant la voie aménagée au sommet de la digue. Il inclut également une marina, une tour d’observation et une piscine, comme le montre des images de Marks Barfiel Architects. Pour la députée locale Rachel Gilmour, qui soutient le projet, ce sentier « deviendra un lieu emblématique ».« Nous avons des investisseurs prêts à financer le projet, mais ils ne le feront que si le gouvernement nous apporte son soutien », estime de son côté Aidan Clegg, directeur général du consortium, auprès du Guardian. « Il est impératif que le gouvernement prenne ce projet au sérieux. Il ne s’agit pas d’une hypothèse : nous avons un plan concret. »

« Quand on est tombé sur cette espèce de dent, de pierre levée, on s’est dit qu’il y avait quelque chose. La mer ne peut pas faire ça seule, c’est certain ! », s’amuse encore Philippe Bodénès, plongeur chevronné et président de la Société d’Archéologie et de Mémoire Maritime (SAMM), basée à Fouesnant (Finistère). Les membres de cette dernière, une trentaine de plongeurs et spécialistes du monde maritime, viennent de chambouler le monde scientifique par une découverte majeure : celle d’une soixantaine de monolithes, que l’on date du mésolithique, entre 7 600 ans et 7 800 ans. Soit des structures plus anciennes que les alignements de Carnac (Morbihan) !Une expédition très complexeCes monolithes immergés, entre l’Ile de Sein et le phare d’Ar-Men, mesurent tous de 2 m de haut sur une longueur totale de 120 m et 12 m de large. Les récentes publications d’un article publié dans la revue International Journal of Nautical Archaeology puis sur la plateforme Hal (dépendant de Paris XVIII ; une plateforme pluridisciplinaire nationale pour le dépôt et la consultation des écrits, travaux et résultats de recherches scientifiques des chercheurs et enseignants-chercheurs) ont permis de lever le voile de manière officielle sur cette découverte, pourtant peu récente.Car cette expédition sous-marine s’est déroulée au printemps 2022, sous la houlette d’Yves Fouquet, un géologue d’Ifremer de renommée internationale. « Sa capacité à lire le fond de la mer est incroyable, confirme Philippe Bodénès. Nous lui avions proposé de nous rejoindre. Et il avait effectivement vu, sur cette zone précise, une faille, une marque sombre qui lui semblait intéressante d’observer de plus près ». Cette expédition dans la zone ouest de l’île de Sein, n’a pas été une mince affaire. « Tout était alors bien camouflé sous une dense couche de laminaires, poursuit le spécialiste. Il nous a fallu plusieurs plongées hivernales pour enfin découvrir les impressionnants mégalithes de Toul ar Fot ».Pour le président de la SAMM, « on ouvre une porte vers ce domaine de l’histoire et de l’archéologie qui est encore très peu travaillé. Une grande partie de notre histoire se trouve aujourd’hui sous l’eau. Nous avons encore beaucoup à explorer ».« On a peut-être une piste ! »Une partie de notre histoire, certes, mais aussi de nos légendes, comme le fait remarquer Didier Fouquet, le maire de Sein, qui, comme beaucoup de Finistériens, pense à la légende de la Ville d’Ys, une cité légendaire engloutie par les flots. « Celle-ci était censée avoir été construite dans la baie de Douarnenez ou au large de celle-ci, vers le Cap-Sizun ou au-delà, glisse l’élu avec un sourire. Il y a une théorie selon laquelle au cours des siècles passés et de la montée des eaux, Ys aurait pu se trouver à la place de l’île de Sein avant d’être submergée puis de réapparaître… On a peut-être une piste ! ».Et il ne croit pas si bien dire, notamment depuis la découverte des mégalithes engloutis, Axel Créach, un chercheur de l’Université de Bretagne occidentale (UBO), s’est lancé dans une étude approfondie sur le sujet, en lien avec le CRBC et le Laboratoire de planétologie et géosciences.

« J’ai entendu un gros boum vers 5h15 du matin » : un peu plus de deux semaines après le séisme de magnitude 2,5 sur l’échelle de Richter survenu à Rittershoffen (Bas-Rhin), les souvenirs de Donatien Breiner sont intacts. « Mon épouse et moi avons été réveillés en pleine nuit par un très grand bruit. La verrière de notre terrasse a vibré et nous avons eu la sensation que le sol se dérobait sous nos pieds », précise cet habitant de Betschdorf, une commune voisine de Rittershoffen située dans le Nord Alsace.Le collectif Hatten demain exige « un moratoire »Ce tremblement de terre du 4 décembre a été suivi de trois autres séismes tous compris entre 2,2 et 2,7 de magnitude. « Tous ces événements ont été désignés comme induits par le Réseau National de Surveillance Sismique. C’est-à-dire qu’ils ont tous été causés par une activité humaine », assure Jean Schmittbuhl, géologue pour le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) à Strasbourg.Depuis cette série de séismes, tous les regards se tournent vers la centrale géothermique de Rittershoffen, épicentre. « Dès le tremblement de terre du 4 décembre, nous avons mis notre centrale à l’arrêt », rappelle le service communication d’Électricité de Strasbourg (ES), exploitant de la centrale inaugurée en 2016. Un site qui alimente une entreprise voisine en chaleur mais qui n’avait jamais entraîné de séismes jusqu’à ces deux premiers épisodes de magnitude 2,2 en mai et juillet 2024.Un véritable « or blanc »« Il faut voir si la géothermie peut provoquer une nouvelle faille en activant les fluides sous terre. Ou alors est-ce dû à une autre cause ? » interroge Jean Schmittbuhl. Jusqu’à présent ces tremblements de terre n’ont pas provoqué d’importants dégâts mais les habitants du secteur de Rittershoffen sont inquiets. « Les spécialistes nous assurent que le risque d’un séisme de magnitude bien plus importante ne peut être écarté », alerte Jean-Bernard Weigel, le maire de Rittershoffen.Alors que la commune limitrophe d’Hatten doit accueillir un parc d’excellence industrielle dédié à la géothermie et au lithium à l’horizon 2026, le collectif « Hatten demain » se mobilise. « Le lithium est devenu un véritable or blanc pour les exploitants que sont ES et Lithium de France. Ils forent de plus en plus loin et se contrefichent des risques sur l’activité sismique », s’agace Isabelle Breiner, membre du collectif.« À 10 minutes de la centrale géothermique de Rittershoffen, se situe un forage de lithium à Schwabiller. On peut se demander si ce n’est pas plutôt ce site qui est à l’origine de des séismes », questionne Donatien Breiner. Alors qu’Électricité de Strasbourg et Lithium de France (exploitant du forage de Schwabiller) n’ont pas souhaité répondre aux questions du « Parisien » - « Aujourd’hui en France », Donatien Breiner rappelle « l’inquiétante série de séismes survenue dans l’Eurométropole de Strasbourg en 2020 et 2021 causée par le forage de géothermie de Reichstett. L’opérateur Fonroche avait dû cesser son activité d’extraction du lithium sur décision de la préfecture après un séisme de magnitude 3,7.Pour l’heure, le collectif « Hatten demain » exige « un moratoire sur les forces géothermiques à Rittershoffen » et demande « plus de transparence à ES et à Lithium de France avant le début des travaux de construction de la centrale d’Hatten ».

Des craquements secs, puis des grondements lourds, à la fois infernaux et froids, comme la carène d’un bateau écrasé par un monstre marin… Les « Bruits de glace », ce sont ces si sons particuliers qui ont motivé le Brestois François Joncour, musicien professionnel et ancien journaliste, désormais passionné d’acoustique, à accompagner des chercheurs en hydroacoustique lors de leurs recherches aquatiques.Une première campagne, en 2018, lui a permis de s’immerger dans le quotidien de l’écoute des océans avec les équipes du chercheur Laurent Chauvaud, directeur de recherche au CNRS, biologiste marin et plongeur, spécialisé en hydroacoustique. En avait découlé un premier album, Sonar Tapes (chez Music From the Masses). Puis François Joncour est reparti avec la même équipe, vers des horizons cette fois plus polaires, fin 2022.« On m’a proposé de partir au Spitzberg, dans l’archipel norvégien du Svalbard (à l’est du Groenland, NDLR), et plus précisément sur la base de recherche internationale de Ny-Alesund », raconte-t-il. « Les chercheurs avaient déposé deux hydrophones en enregistrement continu à l’entrée du fjord un an auparavant et revenaient les récupérer. La mission était donc de plonger pour vérifier si les appareils et la donnée étaient encore bien là. »Ainsi est né le podcast en trois épisodes « Bruits de glace », qui suit les chercheurs dans ce froid polaire, à la manière d’une enquête scientifique. « J’avais envie de me mettre dans leurs pas, étant observateur. J’ai donc capturé les sons environnants, leurs conversations, les relations entre eux, leur préparation à plonger, leurs angoisses et leurs joies, etc. » Ce travail, à mi-chemin entre le documentaire et la création musicale, offre ainsi une autre façon de s’immerger dans le quotidien de ces travailleurs de l’ombre qui étudient l’impact du changement climatique sur les glaciers.« J’ai également réalisé un disque, 79°Nord, qui se veut une bande-son de ce projet », ajoute-t-il. « C’est une autre approche, poétique et musicale, une porte d’entrée via la musique et l’écoute, qui permet de parler autrement de la science qui étudie ces changements climatiques. Comme dirait Laurent Chauvaud : C’est la beauté de la catastrophe. »

La couverture en coraux durs dans les Caraïbes a diminué de 48 % entre 1980 et 2024, indique un rapport d’un réseau mondial de surveillance des récifs coralliens diffusé mardi par la préfecture de Guadeloupe. Selon la préfecture, « plus de 200 scientifiques de 44 pays et territoires », ont compilé les données de « 14 000 sites suivis entre 1970 et 2024 » pour ce rapport publié début décembre par le Global Coral Reef Monitoring Network.Il dresse un bilan alarmant quant à la santé des récifs coralliens caribéens, qui représentent « 9,7 % des récifs coralliens du monde ». Les coraux sont très vulnérables à la hausse des températures de l’eau. Or celles des océans du globe se maintiennent depuis 2023 à des niveaux inédits, sous l’effet du réchauffement climatique.Conséquence de cette surchauffe et de l’acidification des mers, provoquées par les émissions de gaz à effet de serre de l’humanité, les coraux souffrent de stress thermique. Ils expulsent de ce fait leurs zooxanthelles, des algues vivant en symbiose avec eux qui leur fournissent les nutriments dont ils ont besoin. Privé de ces algues, le corail perd sa couleur et son alimentation et devient alors vulnérable aux maladies et à la mort.Plusieurs épisodes de mortalité ont conduit à la baisse globale, précise le rapport : en 1998 (-9 %), en 2005 (-17,5 %) et en 2023 (-16,9 %) en raison « d’épisodes de blanchissement induits par le stress thermique, ainsi que de maladies coralliennes ». « La température moyenne de la surface de la mer dans les zones récifales des Caraïbes a augmenté de 1,07 °C entre 1985 et 2024 sous l’effet du changement climatique, ce qui correspond à un rythme de réchauffement de 0,27 °C par décennie », indique la même source.Déclin des espèces herbivoresEn 2023, la température de la mer dans la région avait dépassé les 30 °C durant plusieurs semaines. Selon les scientifiques, s’ajoutent à ce réchauffement le « déclin des espèces herbivores » comme les poissons-perroquets ou les oursins, ainsi que l’augmentation de la population sur les rivages avec 13 millions de personnes en plus vivant à moins de 20 km des récifs entre 2000 et 2020.Les auteurs du rapport recommandent d’« intégrer (les récifs) dans les stratégies régionales sur le climat et la biodiversité » , de « réduire les pressions locales et les émissions de gaz à effets de serre », mais aussi de « renforcer la gestion des aires marines protégées ».Dans les zones tropicales, les récifs coralliens sont bénéfiques à plusieurs niveaux : ils assurent la ressource pour la pêche côtière et artisanale, favorisent le tourisme mais ont surtout un rôle de protection des côtes contre certains phénomènes de houle.

Quand on l’observe à la loupe, le nématode du pin a l’apparence inoffensive d’un minuscule ver rond de moins d’un millimètre de long. C’est pourtant un redoutable tueur en série qui fait aujourd’hui trembler tous les producteurs de pins des Landes depuis qu’il a été détecté en novembre dans une forêt de Seignosse.« Une vraie saloperie » résume Éric Dumontet. Si le secrétaire général du syndicat des sylviculteurs du sud-ouest est « extrêmement inquiet » de voir ce parasite roder dans les sous-bois, c’est que le nématode du pin a déjà tué plusieurs millions d’arbres au Japon et en Chine.

Le massif de la Sainte-Baume (Var) renferme bien des secrets. Mais il en est un qui a été levé par les scientifiques : la présence d’une meute de loups noirs dans le sud de la France. Observation unique, à ce jour, dans le pays. Plusieurs chasseurs en avaient croisé ces dernières années, les plus anciennes 2019, mais aucun indice sur place n’avait permis de formaliser la nature exacte de ces animaux. C’est fait. L’institut de zoologie Schmalhausen d’Ukraine confirme bien l’apparition en Provence de « Sirius Black », le nom qui leur a été donné, et l’a fait savoir dans sa revue : « nous documentons la première observation de loups noirs en France. Ils sont extrêmement rares en Europe et généralement considérés comme des « hybrides » (provenant d’un croisement entre loups et chiens errants). » Pour cela, la fédération de chasse du Var a mené une étude pour percer le mystère de cette meute originale. « Sur place, on avait fait des captations sur film et photos d’une louve et de ses six louveteaux », raconte Jean-Noël Philibert, technicien cynégétique à la fédération de la chasse du Var et « découvreur » du groupe. Variation génétiqueEnsuite, des examens génétiques ont été entrepris sur la base de crottes récupérées au même endroit. Vingt échantillons ont été analysés en laboratoire et révélé que tous les individus de la meute étaient des loups non croisés... mais pas forcément tous noirs. « Deux des louveteaux étaient gris. Les quatre autres entièrement noirs », dit l’étude. « Pour moi, les premiers individus venus d’Italie étaient gris puis, après leur arrivée en France, en l’espace de quelques générations, certains louvetaux sont nés avec un pelage noir », enchaîne le technicien. Pour Bertrand Sicard, président de Ferus, l’association de protection et de conservation des loups et lynxs en France, « il s’agit sûrement d’une variation génétique mais c’est une belle découverte qui, on l’espère, va permettre de mieux protéger toute l’espèce. Car le braconnage reste important en France aujourd’hui. » « En tout cas, ce pelage noir particulier - probablement dû à un gêne mélanique - va permettre de suivre les déplacements du groupe », analyse Nicolas Jean, directeur adjoint de la direction des grands prédateurs terrestres à l’office français de la biodiversité (OFB). 300 spécimens de l’espèce dans le département« Il faudrait surtout protéger coûte que coûte cette tribu si rare. J’ai peur que ça attire dans le parc régional de la Sainte-Baume des esprits mal intentionnés », souffle Aurélie, militante de la cause animale à Draguignan. « Nous avons des agents pour surveiller en permanence les secteurs sensibles », lui répond le spécialiste de l’OFB. Pour les chasseurs, ces loups ne sont peut-être même plus dans le Var aujourd’hui. « Ce qui reste, en revanche, c’est que nos troupeaux sont toujours attaqués par des loups. Il y en a environ 300 dans le Var actuellement. On ne régule pas assez les populations », estime Laurent Faudon, à la tête de la fédération départementale. Pour les défenseurs des loups, c’est tout l’inverse. « Aujourd’hui justement, par la protection stricte de l’espèce, des lignées de loups, longtemps isolées les unes des autres, commencent à se rencontrer et à se mélanger », note l’association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS). « C’est une bonne nouvelle pour la conservation de l’espèce. »

C’est un chantier plus que pharaonique qui a fêté ses 30 ans cette année. Le processus d’assainissement et de démantèlement des installations nucléaires encore présentes sur le site du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) a commencé en 1995. Et plus les travaux avancent, plus leur date de fin s’éloigne. Celle-ci devrait intervenir dans, au moins, une trentaine d’années. Extrêmement sensible, ce chantier a été marqué fin novembre par un départ de feu au cours duquel un employé a été légèrement blessé dans un laboratoire.« Cet endroit est spécial car il se trouve dans une zone très urbanisée et, historiquement, il est la première implantation du CEA en France », rappelle Fabien Morel, directeur délégué à la sûreté-sécurité du site. Après le nucléaire pur, ses activités ont été réorientées vers la recherche scientifique et médicale à la fin des années 1990. Aujourd’hui, il regroupe quelque 700 personnels à l’œuvre dans les domaines de l’imagerie, des nouvelles thérapies, de la radiobiologie, la toxicologie, l’infectiologie et de la génomique. C’est ici qu’a été développé le test diagnostic sur le prion et qu’ont été construits des laboratoires dédiés aux maladies infectieuses et neurodégénératives. Mais pour en arriver là, il fallait faire de la place.

Un projet titanesque. La Chine a démarré la construction d’un méga barrage en plein cœur de l’Himalaya le 19 juillet dernier. D’un coût estimé à 168 milliards de dollars, le système hydroélectrique installé sur le cours inférieur du fleuve Yarlung Tsangpo, au Tibet, devrait produire plus d’électricité que le barrage des Trois-Gorges, au centre de la Chine, aujourd’hui le plus puissant du monde.Plus tôt cette année, le dirigeant chinois Xi Jinping avait affiché son ambition de renforcer son emprise sur la région. Lors d’un déplacement au Tibet, il avait appelé à mener ce projet « de manière énergique et efficace », rappelle CNN.La configuration des lieux - la rivière perd près de 2000 m d’altitude sur une cinquantaine de km – combinée aux constructions permettrait de générer jusqu’à 300 milliards de kilowattheures d’électricité par an, soit trois fois plus que le barrage des Trois-Gorges, et de fournir plus de 100 millions de foyers. « Un bond épique vers la transition énergétique », félicite le média d’État China Matters. View this post on Instagram Une « bombe à eau »L’ouvrage constitue un exploit d’ingénierie aux yeux des experts. « C’est le système de barrage le plus sophistiqué et le plus novateur jamais conçu », estime Brian Eyler, directeur du programme Énergie, Eau et Développement durable du groupe de réflexion Stimson Center à Washington auprès du média américain. Et d’ajouter : « C’est aussi le plus risqué et potentiellement le plus dangereux. »La Chine affirme de son côté avoir mené toutes les recherches nécessaires en amont de la construction. Mais les autorités n’ont pas rendu public les impacts précis sur les écosystèmes ni l’étendue des zones inondées. Selon les documents analysés par CNN, elles pourraient s’étendre sur près de 150 km.De quoi inquiéter les populations environnantes qui ont commencé à être relogées. En aval du fleuve, l’Inde et le Bangladesh s’inquiètent des répercussions sur la pêche, l’agriculture et la gestion des crues.Selon le ministre en chef de l’Arunachal Pradesh, Pema Khandu, le barrage pourrait être une menace pour la population et être utilisé comme une « bombe à eau » par la Chine. « On ne peut pas faire confiance à la Chine, estime-t-il auprès de l’agence de presse indienne Press Trust of India. Personne ne sait ce qu’elle fera ni quand. »Sans compter que l’inondation du site, qui abrite des forêts et des espèces menacées, pourrait menacer la biodiversité. « Les rivières ne s’arrêtent pas aux frontières des parcs nationaux, pas plus que les léopards des neiges et autres animaux, les plantes et les arbres », rappelle de son côté l’historienne spécialisée Ruth Gamble, qui travaille à La Trobe University, en Australie.

La Cour administrative d’appel de Toulouse a peut-être mis fin à un feuilleton administratif et judiciaire étalé sur huit ans. Revenons à la source du dossier qui concerne le débit minimum d’un des fleuves des Pyrénées-Orientales, la Têt, et une décision de la préfecture des Pyrénées-Orientales. Décision qui abaissait à un peu plus de 600 litres secondes le seuil en dessous duquel il n’était plus possible de prélever de l’eau dans le cours du fleuve à l’aval du barrage de Vinça, ainsi que la possibilité de moduler et d’aller plus bas en cas de nécessité. Contre une préconisation de 1 500 à 2 000 litres par seconde.C’est pour le maintien de ces deux valeurs que France Nature Environnement avait attaqué en 2020 la décision de la préfecture devant le tribunal administratif de Montpellier et d’obtenir en partie satisfaction en 2022 avec une décision fixant à 1 500 litres le minimum requis. L’État, la Chambre d’agriculture et d’autres parties prenantes du dossier avaient fait appel arguant que l’étude sur laquelle s’était basé le tribunal était entachée de biais et avaient lancé en parallèle la réalisation d’une nouvelle étude fournie à la Cour administrative d’appel pour fonder son jugement.Les débits ne seront pas modulablesEn fixant en appel le débit minimum à 1 200 litres, le tribunal a en quelque sorte coupé la poire en deux. Cela contraindra les irriguants situés en aval du barrage à des tours d’eau toute l’année, mais Jean Bertrand, en charge du dossier à la Chambre d’agriculture, veut voir le bon côté des choses. « L’étude que nous avons financée montre bien que la première sur laquelle étaient basées les analyses précédentes n’était pas réaliste et c’est une première satisfaction. »Il regrette toutefois que le tribunal n’ait pas retenu la possibilité de moduler les débits dans l’année pour pouvoir gérer l’irrigation des vergers pendant les périodes de sécheresse comme celle qui affecte le département depuis plus de trois ans maintenant. « Mais surtout, cela montre qu’il est n’est pas profitable pour le milieu de laisser 2 000 litres secondes pendant l’hiver. » Et les réserves pourront ainsi plus facilement être reconstituées.De son côté, France Nature Environnement se félicite d’avoir fait « doubler le débit minimum à l’aval du barrage. » La pluie tombée en abondance hier sur la plaine du Roussillon, plus de 100 mm par endroits, n’aura toutefois pas profité aux réserves. Vide, c’est la règle, le barrage de Vinça compte 1,4 million de mètres cubes quand celui sur l’Agly, qui n’est pas alimenté par la fonte des neiges, reste à un niveau dramatiquement bas, 6,4 millions de mètres cubes pour une contenance de plus de 25 millions de mètres cubes.

« La crue centennale sur Paris, c’est 160 stations de métro inondées, 30 milliards d’indemnisations de dégâts, c’est le blocage de l’économie nationale… C’est catastrophique donc il faut l’empêcher ! ». Patrick Ollier, président à la fois de la Métropole du Grand Paris et de l’Etablissement Public Territorial de Bassin Seine Grands Lacs, pose clairement les enjeux de sa visite dans l’Aube. Jeudi 11 décembre, l’ancien président de l’Assemblée Nationale a chaussé ses bottes pour découvrir la Zone d’Expansion des Crues (ZEC) du Brévant, un ruisseau qui reçoit lui-même 9 petits affluents.Cette ZEC se situe dans une forêt du massif de Rumilly-Chaource, dont la propriété est détenue aux trois quarts par des organismes publics, notamment Seine Grands Lacs. A l’origine de ce projet, des plaintes d’agriculteurs confrontés en aval à des inondations récurrentes.« On s’est rendu compte que l’eau dévalait très vite de la forêt vers les prairies. Les agriculteurs ne comprenaient pas pourquoi, et nous non plus ! », se souvient Matthias Alloux, chef de projet à l’EPAGE de l’Armançon. Cet établissement public est chargé de la gestion des cours d’eau et de la prévention des inondations dans ce large secteur qui couvre 10 % de l’Aube, 40 % de la Côte d’Or et 50 % de l’Yonne.Grâce à de nouveaux outils typographiques, un réseau de drainage a pu être identifié, conçu initialement pour des raisons économiques. « Plus de 60 km de fossés avaient été créés dans les années 1960-1970 pour évacuer l’eau très vite de la forêt, cultiver le bois et faire rentrer les engins en forêt plus facilement, détaille-t-il. Sauf qu’aujourd’hui, avec le dérèglement climatique, ça avait des conséquences majeures, notamment le dépérissement de la forêt et des manques d’eau sévères dans les cours d’eau, mais aussi des périodes d’inondations de plus en plus fréquentes. »Des cours d’eau restaurés à leur état d’origine, des fossés bouchés…Pour corriger le tir, l’Epage de l’Armançon a usé de la nature elle-même pour mettre en place des solutions pragmatiques. « Nous avons travaillé notamment sur la restauration des méandres, les courbes naturelles des rivières, car elles avaient été supprimées par le passé, explique Matthias Alloux. On les a reconnectées et on est venu supprimer les fossés de drainage en mettant en place plus de 3 000 bouchons, et tout ça permet au cours d’eau de réinonder, de ne plus se débarrasser de l’eau, et on a redonné son rôle d’éponge à la forêt ».Après une année d’études, le chantier a duré 6 mois et nécessité un investissement d’environ 300 000 euros pour restaurer 24 km2. Un coût largement acceptable pour les collectivités face aux bénéfices qu’engendrent ce type de travaux pour les agriculteurs, la qualité et quantité d’eau disponible, la gestion des crues… sans oublier la biodiversité, confrontée de plus en plus souvent au stress hydrique avec les périodes de sécheresse qui se multiplient.« Si on bénéficie de fortes précipitations, elles ne sont pas forcément régulières et l’eau partait beaucoup trop rapidement en aval », éclaire Nicolas Quentin, technicien forestier à l’office National des Forêts et adjoint à l’Unité territoriale de Rumilly-les-Vaudes. « Notre intérêt, c’était de laisser le plus longtemps possible l’eau en forêt pour permettre aux arbres de se régénérer et d’en stocker le plus possible ».« En 35 ans, on a perdu du temps sur la crue centennale qui va nous tomber sur la figure »Pas moins d’une cinquantaine de projets de ce type sont identifiés dans les années à venir dans le bassin-versant de l’Armançon, tout cela en amont des différents affluents de la Seine. « C’est également la Métropole du Grand Paris qui se trouve préservée parce qu’on arrive à retenir l’eau sur nos territoires », rappelle Matthias Alloux.Un sentiment partagé par le président de la grande intercommunalité parisienne Patrick Ollier. Depuis son arrivée à la tête de Seine Grands Lacs, le nombre de Zones d’Expansion des Crues a bondi de 5 projets jusqu’à 347 réalisations. Et des centaines d’autres zones potentielles sont déjà identifiées, en attendant des moyens humains et financiers. « J’ai voulu qu’à partir des 4 grands lacs qui retiennent 830 millions de mètres cubes d’eau, on arrête de se gratter la tête pour savoir ce qu’on peut faire en plus. Parce que depuis 35 ans, ni l’État ni les élus n’ont fait quoi que ce soit de plus que le dernier lac qui a été réalisé, le lac Temple-Amance dans l’Aube. Et en 35 ans on a perdu du temps sur la crue centennale qui va nous tomber sur la figure » déplore-t-il.De l’Yonne à la Marne en passant par la Seine, 9 millions de personnes sont potentiellement concernées par un risque d’inondation majeure. Avec la ZEC du massif de Rumilly-Chaource, plus de 90 000 m3 d’eau seront ainsi retenues par les réaménagements opérés. « Pour moi, c’est considérable, car je cours après les m3, souffle Patrick Ollier. Ils se protègent, eux, par rapport à leurs propres risques d’être inondés, mais ils nous protègent, nous aussi, au niveau de l’aval ».Les agriculteurs soutenus dans leurs investissements contre les inondationsLe président de la Métropole du Grand Paris entend rendre la pareille à toutes les collectivités porteuses d’effort, situées en amont de l’île de France, grâce à la taxe Gemapi intégrée au calcul de l’impôt foncier.« Ça consiste à indemniser les agriculteurs en signant des chartes avec les chambres d’agriculture en cas de surinondation. Ou, comme ce matin à Châtillon-sur-Seine (Côte d’Or), j’ai amené un chèque de 10 millions d’euros pour des travaux sur 10 ans dans le cadre de ce qu’on appelle les paiements de services environnementaux (PSE). Les agriculteurs qui acceptent d’entrer dans ces services pour l’environnement vont recréer des haies, curer des rues… En résumé, effectuer des travaux qui limitent aussi la divagation de l’eau et le ruissellement rural qui était très préoccupant aussi. »Avec tous ces efforts, les effets d’une crue centennale à Paris pourraient être fortement pondérés dans toutes les zones inondables, notamment dans l’Aube. D’autant que Seine Grands Lacs travaille en parallèle à l’aboutissement du Casier de la Bassée, un lac artificiel situé en Seine en Marne, activable en cas de crue. « C’est une retenue qui fait plus de 300 ha au sol avec 7 km de digue et qui va retenir 10 millions de m3. Je prends l’exemple ma ville de Rueil-Malmaison où je suis maire. Avec 8 cm de moins par rapport à la crue de 2018, je ne suis pas inondé. Et là, avec la Bassée, le casier pilote de la Bassée, c’est 15 cm de moins en aval ».

« Ce n’est pas une introduction, c’est une réintroduction », précise d’emblée Mathieu Salel, le vice-président du département de l’Ardèche. Habitué des hauts sommets enneigés des Alpes et Pyrénées, le chamois va officiellement faire son retour en Ardèche en 2026. L’annonce peut surprendre. En réalité, l’animal a déjà vécu dans le département il y a plusieurs milliers d’années. Les peintures sur les parois de la grotte Chauvet près de Vallon-Pont-d’Arc - un incroyable bestiaire daté d’il y a 36 000 ans - en attestent : le chamois était bel et bien présent ici.Des inquiétudes à la Chambre d’agriculture « L’image d’Épinal, c’est de l’associer aux sommets et à la neige. Or, c’est un animal rupestre qui a juste besoin de milieux escarpés et d’enrochement », explique l’élu en charge de l’agriculture, de l’environnement et du tourisme. Et l’Ardèche, ça tombe bien, n’en manque pas. Sa réintroduction se fera dans le massif du Tanargue, dans les Cévennes ardéchoises. Après deux ans de concertation, le département, les services de l’État, les chasseurs, forestiers, associations environnementales et pastorales, et le parc naturel régional des Monts d’Ardèche sont tombés d’accord pour accueillir environ 30 individus qui seront réintroduits progressivement à partir du deuxième semestre de l’année prochaine.« On estime que c’est un nombre suffisant pour permettre à la population de chamois de s’installer et de s’accroître par elle-même », précise Mathieu Salel qui reconnaît néanmoins que les discussions ont été difficiles à mener, en particulier avec la Chambre d’agriculture qui a rendu un avis très défavorable au projet : « La crainte du monde agricole et des forestiers, c’est qu’il y ait une concurrence sur ce qu’on appelle le bol alimentaire. Que les chamois et les troupeaux se nourrissent des mêmes végétaux. » Des inquiétudes sur l’aspect sanitaire - justifiées dans le contexte actuel de dermatose nodulaire contagieuse - ont également été exprimées.Où seront-ils capturés ?Malgré ce veto, le département (porteur du projet) et la Fédération des chasseurs de l’Ardèche - qui a tenté par deux fois en 1994 et 2011 de réintroduire l’animal sur le territoire - ont arraché le feu vert de la préfecture et sont autorisés à mener l’expérimentation. Denis Amblard, le porte-parole des chasseurs ardéchois, s’en félicite : « Certains chasseurs sont dubitatifs, c’est vrai. Moi je pense que le retour du chamois, c’est un enrichissement local. On a, en Ardèche, de superbes espaces pour les accueillir. » Il précise que d’importantes vérifications seront faites sur l’état de santé des bêtes réintroduites : « On a fait appel à un vétérinaire pour mettre en place un plan de maîtrise sanitaire. »Demeure la question de savoir où les animaux seront capturés ? Les chasseurs ont deux pistes concernant le milieu naturel : soit le massif des Bauges, à cheval entre la Savoie et la Haute-Savoie, soit dans le Massif central. « Cet été, nous sommes allés au Mont-Dore (Puy-de-Dôme) pour voir comment étaient capturés les chamois », raconte Denis Amblard. Et il a été très surpris en se promenant dans la station où l’animal et devenu un emblème : « Dans les magasins, il y a des chamois partout ! L’animal apporte clairement un attrait touristique supplémentaire. » Ce que confirme Mathieu Salel : « Sur le plan de la biodiversité, c’est intéressant de voir revenir des espèces. Sur le plan touristique, dans un territoire propice à la randonnée comme le nôtre, donner à observer des chamois sera aussi profitable. »
