
114 intrusions ont été relevées en 2025 dans la zone d'accès restreint du port de Cherbourg. Le préfet de la Manche a reconduit l'utilisation du drone durant trois mois.
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114 intrusions ont été relevées en 2025 dans la zone d'accès restreint du port de Cherbourg. Le préfet de la Manche a reconduit l'utilisation du drone durant trois mois.
En 2024 et 2025, malgré la chape de plomb que l’armée a de nouveau imposée sur toute contestation, les mouvements de grève sont réapparus en Égypte. Des grèves spontanées, les syndicats indépendants qui avaient pu se créer dans les années qui avaient précédé le printemps arabe ou pendant, ayant été interdits, les militants pourchassés. Des […]

Pour la première fois depuis 1945, la France enregistre un solde naturel négatif. Seule l’immigration soutient désormais l’accroissement démographique du pays.

Le budget alloué à l’association pour l’accueil des travailleurs et des migrants (AATM) se trouve dans les mains des parlementaires. L’AATM a convié ses partenaires et ses résidents à un moment de convivialité au Schmiblik, lundi 13 janvier. Ils y ont dégusté des galettes des rois, préparées par les personnes accompagnées. Le chef de service, Jérôme […]

Le Défenseur des droits a rendu public, mardi 13 janvier, une étude consacrée à la prise en charge des jeunes majeurs sortant de l’aide sociale à l’enfance. Elle révèle des inégalités territoriales criantes dans leur accompagnement et une différenciation de traitements selon leurs parcours.
Sous réserve d’actualisation, la Picardie compte pour l’instant 1 918 654 habitants. Elle représente un tiers de la population des Hauts-de-France. - Archives Mis en ligne le 13/01/2026 à 19:16 Lecture zen Habitants de Picardie, comptez-vous ! C’est un rendez-vous familier de chaque début d’année. La campagne 2026 du recensement de la population débutera ce jeudi 15 janvier pour un mois, jusqu’au 14 février, pour les communes de moins de 10 000 habitants (observées exhaustivement tous les 5 ans) et le 21 février pour les plus peuplées (visitées tous les ans par tranche de 8 % de leur population). Dans les Hauts-de-France, elle concernera 435 000 logements et 860 000 personnes, au sein de 830 communes : 727 petites et 103 grandes. Consultez l’actualité en vidéo La méthode ne change pas. « L’agent recenseur, muni de sa carte officielle fournit aux habitants des notices avec code d’accès au questionnaire internet, soit dans les boîtes à lettres, soit en main propre. Si les habitants ne veulent pas ou ne peuvent pas répondre sur internet(ndlr : ce qu’ils font pourtant à 70 %), il dépose des questionnaires papier qu’il revient chercher quelques jours plus tard », détaille l’Institut national de la statistique (Insee) à la manœuvre avec les communes.200 000 foyers chauffés au fioul en Hauts-de-FranceLe recensement de l’Insee se veut utile pour la répartition des dotations de l’État aux collectivités, l’implantation d’équipements, la fixation du nombre d’élus au conseil municipal ou la répartition des pharmacies. Mais aussi pour bâtir des études plus pointues. La dernière consacrée par exemple à l’usage du chauffage au fioul, détermine que l’on y recourt moins en Hauts-de-France (7,5 % des résidences principales) qu’en moyenne métropolitaine (8,5 %). Que son usage a été divisé par deux entre 2006 et 2022. Que les 200 000 foyers chauffés ainsi se retrouvent le plus souvent en ruralité et chez des personnes âgées. Et que les Hauts-de-France sont la région où le gaz est le plus utilisé. À lire aussi Ce sont vos Étoiles picardes 2025 Sous réserve d’actualisation, la Picardie compte pour l’instant 1 918 654 habitants. Elle représente un tiers de la population des Hauts-de-France. L’Oise reste le seul département, avec le Nord, en croissance. La Grande Région est la 5e plus peuplée derrière l’Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine et l’Occitanie. Notre région est la seule parmi les plus grandes qui perd des habitants (-1 900 entre 2023 et 2017). Point positif, son solde naturel (naissances-décès) progresse (+8 400 par an en moyenne). En revanche, son solde migratoire (arrivées-départs) recule (-10 400), « mais cette baisse tend à se réduire ».Beauvais, deuxième plus grande ville de PicardieLes zones les plus en croissance se situent dans l’Amiénois, le sud-Oise et la périphérie de l’agglo rémoise. Les moins dynamiques se trouvent dans le Péronnais, le Ternois-Thiérache ou le littoral picard. Amiens (136 449 habitants, +0,30 %) reste la deuxième plus grande ville des Hauts-de-France derrière Lille (238 246, +0,39 %). Dans le top 20 des plus grandes villes figurent Beauvais (55 550, -0,21 %), Saint-Quentin (52 813, -0,31 %), Compiègne (40 761, +0,23 %) et Creil (36 301, +0,30 %). Par Gael Rivallain Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) : Hauts-de-France Picardie Picardie : votre foyer va-t-il être recensé cette année ? La campagne 2026 du recensement de la population débutera ce jeudi 15 janvier, pour un mois. Dans les Hauts-de-France, elle concernera 860 000 personnes. Rappel du mode opératoire.
Depuis le printemps dernier, ICE, la police de l’immigration américaine, s’est lancée dans une campagne de recrutement particulièrement agressive. Pour convaincre, elle utilise les codes des réseaux sociaux et des jeux vidéo.

Faute d'obtenir une audience avec la préfète du Rhône, le collectif "Jamais sans Toit" se réunira mercredi 14 janvier devant la préfecture, à Lyon. Mobilisé dès 13 h, le collectif y revendiquera "des solutions immédiates, dignes et durables pour les familles sans hébergement dans la métropole lyonnaise", notamment pour celles hébergées d'urgence au sein du […] L’article Lyon : "Jamais sans Toit" se mobilisera devant la préfecture du Rhône ce mercredi est apparu en premier sur Lyon Capitale.


La campagne annuelle de recensement de la population va durer un peu plus d’un mois. Ce comptage des habitants a une importance cruciale pour l’élaboration des politiques publiques

Samedi 10 janvier 2026, la salle des fêtes de Preuilly-sur-Claise accueillait les bénévoles de l’AARST (Accueil accompagnement des réfugiés en Sud-Touraine) et sept familles ukrainiennes de Preuilly et La Roche-Posay (Vienne) pour un repas festif.

En raison de "nuisances de toute nature", la Ville de Rennes a demandé l'expulsion, de façon urgente, de 17 personnes installées dans le parc Saint-Cyr. La justice s'est prononcée.

Présentation des résultats d’une enquête qualitative sur la façon dont la diaspora malgache en France se perçoit et s’organise.
Au mois de décembre, le Sénat a voté son projet de loi de finances pour 2026, avec des crédits en hausse de 80 millions par rapport à l’année dernière pour lutter contre l'immigration illégale. L'enveloppe atteindra 2,16 milliards d’euros en 2026. Pour le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez, cet argent est indispensable à la construction de nouveaux centres de rétention (CRA), au bon fonctionnement de l'ANEF et à la mise en œuvre du Pacte asile et migration.

La journaliste turque, en grève de la faim depuis bientôt 200 jours, est menacée d’expulsion. Lundi 12 janvier s’est tenue à la cour administrative d’appel de Paris une audience déterminante, visant notamment à savoir si elle pouvait être renvoyée en Turquie, où elle risque des persécutions.

La démographie française connaît un tournant historique. En 2025, les décès ont surpassé les naissances, une première depuis 1944. Cette inversion s’explique par une natalité en déclin et une mortalité en hausse.


L’Uruguay, le Panama et la Thaïlande font désormais concurrence au Portugal et à la Grèce. La faute aux régimes fiscaux plus sévères mis récemment en place en Europe, explique “Business Insider”.

La mort de Renee Nicole Good a déclenché une vague de manifestations à travers le pays au cours du week-end, à Minneapolis et au-delà, New York, Los Angeles ou encore Boston.
La population française a augmenté en 2025 mais ce n’est pas dû au nombre de naissances.

L'Organisation des nations unies réclame une enquête indépendante après le meurtre d'une manifestante par un agent de la police de l'immigration, à Minneapolis.
Deux semaines après son déclenchement par la préfecture, le plan grand froid a pris fin ce mardi 13 janvier. La centaine de jeunes migrants du jardin des Chartreux accueillis temporairement au gymnase Chanfray ont du quitter les lieux. L’article Avec la fin du plan grand froid, les jeunes des Chartreux accueillis au gymnase Chanfray remis à la rue est apparu en premier sur Tribune de Lyon.
De tontons macoutes en chimères et en bandes armées, Haïti vit depuis des décennies avec la violence. Depuis 2010, ce sont les gangs qui se sont généralisés et beaucoup d'Haïtiens choisissent l’exil. La République dominicaine (voisine), les États-Unis, le Mexique, le Canada voient arriver ces exilés. La France aussi. Et notamment en Guyane, porte d’entrée vers l'Europe. Dans cette collectivité française d’Outre-mer, le nombre de demandes d’asile d’Haïtiens a triplé en trois ans.

Un mois avant le meurtre de Renée Nicole Good, Zohran Mamdani alertait déjà sur le danger que présente la police de l'immigration. Dans une courte vidéo, il explique comment se défendre face à elle.

Après deux mois de fermetures pour raisons sécuritaires, certains écoliers du Nord du Nigeria ont repris les cours ce lundi. Dans l’État de Kaduna, les élèves ont dû cohabiter avec les forces de défense déployées par les autorités nigérianes. Avec ces réouvertures, on veut croire à un retour à la normale dans une région où les enlèvements d’écoliers sont fréquents.
Bar à ongles, sociétés de lavage de voiture, restaurants, barbiers… Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement travailliste en juillet 2024, les autorités britanniques ont mené plus de 17 400 raids dans des entreprises du pays employant des personnes sans-papiers. Un chiffre jamais atteint au Royaume-Uni.


Quelques mois après Orléans (Loiret), la Ville de Saint-Jean-le-Blanc durcit le ton à son tour sur la consommation de "gaz hilarant" en prenant un arrêté permanent.

Difficile de faire plus dans l’actualité. Ce mardi à partir de 22h30, Arte consacre un riche documentaire au Groenland, un « Eldorado des glaces » au cœur de toutes les convoitises. Après la spectaculaire opération militaire des États-Unis contre le pouvoir vénézuélien le 3 janvier dernier, tous les yeux se tournent désormais vers ce territoire stratégique de l’Arctique que Donald Trump veut ouvertement contrôler depuis plusieurs années.Grande comme l’Europe de l’ouest, cette île — la plus vaste du monde — est autant peuplée que la ville de Beauvais, avec seulement 55 000 habitants. Colonisée au début du XVIIIe siècle par le Danemark auquel elle est toujours rattachée, cette vaste étendue de glace suscite depuis longtemps l’intérêt des États-Unis. Car comme le rappelle à juste titre le film d’Arte, les Américains ont tenté dès le XIXe siècle d’acheter ce carrefour stratégique entre l’Amérique, l’Asie et l’Europe, en vain. Avant d’y implanter plusieurs bases.Les minerais suscitent l’appétitL’attractivité du Groenland aux yeux de l’Oncle Sam ne fait que grandir avec le changement climatique en cours. Alors que la fonte de la banquise s’accélère, l’océan arctique s’ouvre à la navigation, traçant de nouvelles routes commerciales qu’Américains, Russes et Chinois rêvent de contrôler. Et tant pis si le phénomène impliquera une montée des eaux considérable, forçant des dizaines de millions de personnes au déplacement.Cette progressive disparition des glaces doit aussi faciliter l’exploitation d’un sous-sol riche en ressources naturelles, et notamment en terres rares, ces minerais aussi indispensables à la transition écologique qu’à la production d’armements. Tandis que la Chine, qui en domine l’extraction, a récemment durci les conditions d’exportation des siennes, les terres rares du Groenland n’en ont que plus de valeur pour les États-Unis.Autant de facteurs expliquant l’obsession trumpienne actuelle. Si elles ne se sont pas encore concrétisées, les visées impérialistes américaines n’en ont pas moins déjà rebattu les cartes politiques sur cette terre disposant d’un statut d’autonomie par rapport à la couronne danoise. Alors que 80 % des Groenlandais se disent favorables à l’indépendance, certains mouvements politiques n’hésitent plus à jouer la carte américaine contre l’ancien colonisateur. Un énième aspect de ce dense sujet qu’aborde ce documentaire incontournable pour mieux saisir les enjeux actuels autour de l’Arctique.
Un homme transgenre a accouché d’un enfant dans l’Aisne, en 2025. La situation embarrasse l’administration.

La Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a à plusieurs reprises signalé des tirs israéliens à proximité de son personnel ou en sa direction ces derniers mois.

Alors que l’Allemagne débat de l’immigration, une étude montre que 21 % de ses habitants envisagent eux-mêmes de partir. Un paradoxe démographique expliqué par “Der Spiegel”.

En juin 1951, l’explorateur Jean Malaurie voit surgir de la toundra une immense base militaire américaine, bâtie dans le secret le plus total. Ce choc marque pour lui le début d’un basculement irréversible pour les sociétés inuit. Aujourd’hui, alors que le Groenland redevient un enjeu stratégique mondial, l’histoire semble se répéter. Rester avec les Inuits polaires, c’est refuser de parler de territoires en oubliant ceux qui les habitent.
À Chauny, en cours de transition une personne considérée comme homme par l’administration devient maman. - Illustration Mis en ligne le 13/01/2026 à 07:02 Lecture zen En 2025, le service de l’état civil de Chauny a procédé à 7 demandes de changement de prénom.« Il y en a plus que l’année précédente », note-t-on dans le service. Deux causes sont évoquées. « Certains souhaitent franciser leur prénom. Ce sont des demandes que l’on a depuis plusieurs années. Mais il y a aussi une augmentation des demandes dans le cadre d’une transition. » Un changement de sexe. À lire aussi À Chauny, le recensement commence, d’après les derniers chiffres la ville a gagné plus de 100 habitants L’agent de la mairie précise que ces demandes sont contrôlées. « Le changement de prénom est la première étape d’une transition sexuelle. » La mairie a déjà procédé à un changement de prénom pour un mineur. « Dans ce cas, la demande est accompagnée par un avis psychologique », précise-t-on.« Après le changement de prénom, les personnes en transition passent souvent par la chirurgie avant de faire la demande auprès du procureur. On procède ensuite, si la demande est acceptée, à la modification sur les actes administratifs. »Un couac dans le déroulé des opérationsOn rapporte en mairie un cas qui a posé problème. Le cas d’une dame qui se sentait et voulait devenir un homme. À lire aussi À Chauny, l’activité des pompiers ne cesse d’augmenter « Le changement de prénom avait été fait et le changement de genre auprès de l’administration aussi. Mais la personne, qui n’avait pas encore subi de chirurgie, est tombée enceinte » C’est là que l’appareil administratif coince.« La personne qui était donc considérée comme un homme auprès de l’administration était aussi la maman de l’enfant. De ce fait, on n’a pas pu l’enregistrer comme mère du nouveau né. »Un cas qui n’aurait pas encore été résolu. Par G. L. Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) : Chauny (Aisne) À Chauny, un homme accouche et plonge l’administration dans l’embarras Lors du bilan du service de l’état civil de Chauny, l’on notait une augmentation des demandes de changement de prénoms. Un phénomène que l’on explique par deux causes.
Lors du bilan du service de l’état civil de Chauny, l’on notait une augmentation des demandes de changement de prénoms. Un phénomène que l’on explique par deux causes.
Pour la première fois depuis 1944, la France pourrait enregistrer plus de décès que de naissances. Derrière ce seuil symbolique se dessine une dénatalité durable, aux causes complexes, dont les effets se font déjà sentir dans les écoles, les territoires et, demain, sur le marché du travail et les retraites.

Hausse des loyers, faiblesse des salaires, précarité compliquent l’accès au logement. Dans la capitale grecque, de plus en plus de travailleurs sont contraints de vivre à l’hôtel pour des périodes indéterminées. Le journal “I Kathimerini” leur donne la parole.

Au lendemain de l'annonce du retour officiel du gouvernement soudanais à Khartoum, une réunion s'est tenue lundi 12 janvier entre le président du conseil souverain et chef de l'armée Abdel Fattah al-Burhan et le premier ministre Kamel Idris. La discussion s’est concentrée sur le plan de reconstruction de la capitale détruite par la guerre qui oppose militaires et paramilitaires depuis avril 2023. Rétablir les infrastructures est le plus urgent pour permettre aux déplacés soudanais d’intégrer la capitale qui recommence à vivre lentement. Si le discours officiel laisse entendre que tout est rentré dans l'ordre, des grands défis attendent le gouvernement.

Au Sénégal, une pirogue avec une soixantaine de migrants en détresse a été secoure samedi 10 janvier au large de Thiaroye, en banlieue dakaroise. Une autre avec 300 Ouest-africains à bord, partie de Gambie le 5 décembre est toujours portée disparue plus d’un mois après son départ et après que plusieurs acteurs de la migration au Sénégal ont donné l’alerte, faisant craindre un naufrage meurtrier en mer.

The new Entry-Exit System now requires over a third of non-EU nationals entering the Schengen area to provide additional data at the border.

Pendant trois semaines, le Portugal accueille 15 mères et 18 enfants, parents de soldats ukrainiens décédés ou disparus au combat, afin de leur donner "une expérience de la normalité". L'initiative a été coordonnée par l'association de soutien à l'Ukraine HelpUA.PT et soutenue par le gouvernement portugais.

Nous publions cet appel collectif des membres de la diaspora haïtienne contestant l’arrêt de l’aéroport Toussaint Louverture.

Cela fait sept ans que Yassine Bencheniti (43 ans) a fui l’Algérie pour s’établir en France à Saint-Étienne (Loire). Ce père de quatre enfants, grand gaillard, chauffeur de taxi à Alger, ne s’y sentait plus en sécurité : « Des trafiquants me demandaient de livrer de la drogue pour eux et me menaçaient car que je refusais. » En ce 23 mai 2019, Yassine, arrivé un an plus tôt dans la Loire, se trouve au pied d’un immeuble du quartier de Bellevue lorsqu’une jeune femme tente de se jeter du 7e étage. Il l’en empêche dans un geste héroïque qui lui vaut une blessure au dos et une opération au poignet.
Court grants two-week reprieve for more than 10,000 immigrants set to lose legal status next week.

Un peu plus de 1,5 million de dollars. C’est le montant récolté par la cagnotte lancée pour soutenir la famille de Renee Nicole Good, une mère de 37 ans abattue par un agent de l’ICE, la police de l’immigration, à Minneapolis, plus grande ville du Minnesota, le 7 janvier dernier.La cagnotte a été lancée sur le site GoFundMe quelques heures après la mort de Renee Nicole Good, abattue par un policier dans son SUV, à quelques pâtés de maisons de son domicile, alors qu’elle rentrait chez elle après avoir déposé son fils de six ans à l’école.Trois enfants, âgés de 15, 12 et six ansClôturée vendredi, la collecte de fonds, destinée à aider la veuve de Renee Nicole Good et ses trois enfants, âgés de 15, 12 et six ans, a récolté 1 503 533 dollars, provenant d’environ 38 000 dons. « Je tiens tout d’abord à exprimer ma gratitude à toutes les personnes qui, du pays et du monde entier, ont manifesté leur soutien à notre famille », a déclaré son épouse, Rebecca, dans un communiqué publié sur la page GoFundMe.« Cette bienveillance d’inconnus est le plus bel hommage qui soit, car si vous avez eu la chance de rencontrer ma femme, Renee Nicole Macklin Good, vous savez qu’avant tout, elle était d’une grande bonté. En fait, la bonté rayonnait d’elle », a-t-elle poursuivi. Selon son épouse, « Renée était un rayon de soleil ». « Elle brillait littéralement. Je veux dire, elle ne portait pas de paillettes, mais je vous jure que des étincelles jaillissaient de ses pores. En permanence », a poursuivi Rebecca.« Elle était le soleil incarné »Renee Nicole Good et Rebecca s’étaient récemment installées dans l’État du Minnesota. « Il y avait ici, à Minneapolis, un fort sentiment de solidarité, une volonté de prendre soin les uns des autres. Ici, j’avais enfin trouvé la paix et un havre de paix. Ce bonheur m’a été arraché à jamais », a déclaré Rebecca.« Le mercredi 7 janvier, nous nous sommes arrêtés pour soutenir nos voisins. Nous avions des sifflets. Ils avaient des armes », a continué Rebecca, avant d’ajouter : « Renée laisse derrière elle trois enfants extraordinaires ; le plus jeune n’a que six ans et a déjà perdu son père. Il me reste maintenant à élever notre fils et à continuer de l’éduquer. » Selon Rebecca, Renee Nicole Good « était l’amour incarné. Elle était la joie incarnée. Elle était le soleil incarné. »« Assassins ! »Dans une vidéo circulant sur les réseaux sociaux, on voit des agents des forces de l’ordre se diriger vers son véhicule SUV en train de manœuvrer sur une route enneigée. Puis le véhicule semble commencer à s’éloigner, lorsque retentissent aussitôt des coups de feu. La voiture va alors en percuter une autre, garée quelques mètres plus loin.Dans une autre vidéo, prise sous un angle différent, on voit un policier qui tente d’ouvrir la portière du côté de la conductrice. La voiture fait marche arrière puis repart vers l’avant. Un autre policier placé devant le véhicule ouvre alors le feu. Des témoins crient « assassins ! ».



DÉCRYPTAGE - En intégrant les Algériens aux nationalités soumises à cette restriction aux États-Unis, l’administration Trump donne des idées en Europe. Mais un tel système ne sera pas simple à transposer.

Le pouvoir communiste chinois a toujours considéré avec suspicion les religions organisées et, plus généralement, les mouvements qui échappent à son contrôle et a renforcé la surveillance des groupes non enregistrés sous la présidence de Xi Jinping.

La ministre belge de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, examine «toutes les solutions possibles» pour augmenter le nombre de migrants en situation irrégulière renvoyés de Belgique, y compris la location ou la construction d'espaces pénitentiaires à l'étranger pour héberger les prisonniers étrangers


Un couple belge vivant en France depuis des années se voit refuser la naturalisation pour une maîtrise insuffisante en français. Ils viennent de découvrir qu'ils ont été naturalisés... sans le savoir. Une histoire rocambolesque racontée par Karim Bennani dans "Bonjour ! La Matinale TF1".


La démographie est en net recul à Wallis-et-Futuna, où on est passé en quelques décennies d'une dizaine d'enfants par foyer à deux. Plusieurs raisons à cela et, bien que les contextes diffèrent, la même tendance est observée à Saint-Pierre-et-Miquelon, ce qui inquiète les autorités. Le petit archipel de l'Atlantique Nord enregistre aujourd'hui moins d'habitants qu'en 2020.


Huit jours après son entrée en fonction, le nouveau maire de New York a lancé le premier chantier pour rendre la ville de nouveau « abordable » aux classes populaires et moyennes.

Le ministre belge de l'Asile et de la migration a déclaré à Euronews que son pays soutenait les projets visant à subordonner l'aide au développement et les politiques de visa à la condition que les pays reprennent les migrants qui leur sont renvoyés.

Des milliers de personnes se sont rassemblées jeudi 8 janvier à Minneapolis, où la police de l'immigration a abattu une femme la veille et obtenu le soutien décrié de la Maison Blanche, tandis que plus à l'ouest, à Portland, deux personnes ont été blessées par des tirs de la police aux frontières.

Syrie : déplacements massifs de population à Alep, les combats entre forces gouvernementales et kurdes s’intensifient, sur fond de blocage politique.

Après que Renee Good a été abattue lors d’une opération de l’ICE, des manifestants ont défilé à Minneapolis pour exiger des comptes et le retrait des agents fédéraux.

Un couple de Belges est devenu Français sans le savoir malgré une première demande de naturalisation refusée, raconte Karim Bennani. Un client généreux a payé à la place d'un couple de retraités dont le compte bancaire était bloqué, dit Maud Descamps.
L'administration Trump pousse la thèse de la légitime défense et jette l'opprobre sur la victime, en dépit de vidéos remettant en cause cette version des faits. Les autorités fédérales se sont emparées de l'enquête.

La jeune femme a été abattue par un agent de la police de l’immigration (ICE) lors d’une «opération ciblée» à Minneapolis, grande ville du Minnesota, alors qu’elle était au volant de sa voiture. Sa mort est due selon l’administration Trump à un acte de «légitime défense».

Une enquête a été ouverte par le parquet de Paris jeudi 8 janvier après la revendication par un pirate informatique de la diffusion de données confidentielles de l’Office français de l’immigration et de l’intégration. Il pourrait s’agir d’un craquage de l’extérieur ou d’une complicité interne.

On ne pourrait pas faire plus histoire belge que ça. Martine et Vincent Lenoir sont Belges francophones et habitent à Allex, dans la Drôme, depuis respectivement 11 et 26 ans. S’ils sont parfaitement intégrés dans la région, il leur manque le droit de vote.« On veut voter pour des gens qui font notre vie ici », explique Vincent Lenoir, qui travaille depuis 1999 chez Saint-Jean, un important fabricant de pâtes drômois. En 2022, il dépose avec sa femme une demande de naturalisation, refusée faute de pouvoir justifier d’une maîtrise suffisante de la langue de Molière.Des diplômes insuffisantsLeurs diplômes, obtenus dans des établissements francophones, semblent ne pas suffire à l’administration française. Ils s’en étaient émus il y a exactement deux ans dans nos colonnes avant d’être sèchement recadrés par la préfecture, très mécontente qu’ils exposent leur histoire dans le journal.« On avait finalement dû passer le test officiel à 140 euros par personne le 14 février 2024 », raconte Martine. Le couple avait alors clos le processus avec un entretien d’assimilation à Grenoble le 21 mai 2024, à l’issue duquel l’administration assure qu’il sera averti par courrier 12 à 18 mois plus tard de leur naturalisation.« En novembre 2025, on n’avait toujours aucune nouvelle, c’était bizarre », s’inquiète le couple belge. Il se connecte donc sur le site de naturalisation et aperçoit une simple notification concernant Vincent, comme quoi un décret a été publié le 26 juillet 2024.De surprise en surprise…« Je vois donc mon nom parmi les personnes naturalisées. J’étais Français sans le savoir depuis presque un an et demi ! Aucun courrier ne m’avait été envoyé : ni l’acte de naissance, ni la convocation à la cérémonie d’accueil dans la citoyenneté française », s’étonne Vincent. Du côté de Martine, le dossier semble au point mort.Vincent s’empresse en novembre dernier de faire les démarches afin d’être inscrit sur les listes électorales. L’employé de mairie lui dit qu’il était déjà inscrit automatiquement depuis le 8 août 2024. Puis il poursuit : « Monsieur Lenoir, ce qui est complètement fou, c’est que votre compagne est également inscrite depuis novembre 2024 ! ».« Pourtant, quand on rentre son numéro d’identification sur le site du ministère, rien ! désespère Vincent. Je vais donc fouiller dans les archives du Journal Officiel pour enfin tomber sur le décret qui confirmait sa naturalisation depuis un an ».« À la suite de notre entretien final, l’administration s’est trompée en parlant de courrier et aurait dû dire que tout se faisait sur Internet, poursuit-il. Et quand bien même ça aurait fonctionné pour moi, il aurait impossible de savoir pour Martine, car son numéro d’identification avait été changé sans la prévenir et ne fonctionnait plus sur le site ».« Deux poids, deux mesures »« C’est rocambolesque, ubuesque ! », lance Martine. L’agacement du couple vis-à-vis de l’administration a été ravivé cette semaine : « On a appris avec plaisir que George Clooney et sa famille avaient été naturalisés, a priori assez facilement, après intervention du ministère de l’Intérieur. C’est toujours agréable de voir que, pour certaines personnes, la procédure est facilitée », salue le couple, non sans une certaine ironie.« Plus sérieusement, je suis content pour cet acteur qui apporte sans doute plus que nous à la France, mais ça fait deux poids, deux mesures », estime Vincent Lenoir, qui regrette la complexité du processus.« Après avoir raconté notre histoire dans Le Parisien - Aujourd’hui en France il y a deux ans, on a reçu des tonnes de témoignages de personnes européennes, dans la même situation que nous, qui étaient désespérées face à la nature kafkaïenne des démarches, ajoute-t-il. J’ai un ami Allemand parlant avec un parfait accent provençal, vivant en France depuis des décennies, et qui galère malgré tout. »Malgré le dénouement heureux de leurs mésaventures, Martine et Vincent n’ont pas fêté la naturalisation comme ils l’avaient imaginé au départ. « C’est une victoire un peu amère, confient-ils. On est quand même heureux de n’avoir rien lâché, même si ça nous a pris énormément d’énergie. Notre célébration, ce sera de glisser notre bulletin dans l’urne aux municipales. »



Une parole forte. Les manifestations qui secouent l’Iran ces derniers jours sont une « révolte » pour « faire avancer l’histoire », a estimé ce mercredi le réalisateur iranien Jafar Panahi, Palme d’or du dernier Festival de Cannes pour « Un simple accidenté ».« La douleur commune s’est muée en cri dans la rue. Depuis quatre jours, le peuple se tient debout, non pour se plaindre, mais pour réclamer le changement », écrit-il sur Instagram, après trois jours d’une mobilisation contre la vie chère initiée par des commerçants de la capitale Téhéran, et rejointe mardi par des étudiants. View this post on Instagram « Cette révolte est une volonté qui a décidé de persévérer, d’avancer et de faire avancer l’histoire », ajoute le cinéaste, opposant au pouvoir iranien. « Quand il n’y a plus rien à perdre, la peur s’efface. Les voix s’unissent, le silence se brise et le retour en arrière est impossible », écrit-il également.Début décembre, Jafar Panahi a été par l’Iran condamné à un an de prison pour « propagande » contre l’État. Le réalisateur a déjà connu la prison à deux reprises dans son pays d’origine.Mobilisation contre la vie chèreDes manifestations spontanées contre l’hyperinflation et le marasme économique ont débuté dimanche dans le plus grand marché pour téléphones portables de Téhéran, avant de gagner en ampleur.Mardi, au troisième jour de ce mouvement, des manifestations étudiantes ont éclaté dans au moins dix universités de la capitale et de plusieurs villes iraniennes, selon les agences de presse Irna et Ilna.Mercredi, un bâtiment gouvernemental, situé à Fasa une localité du sud du pays, a été pris pour cible et endommagé par « plusieurs individus », selon le chef du pouvoir judiciaire local, Hamed Ostovar, cité par l’agence de presse Ilna. Il n’a pas établi de lien avec les manifestations.Auparavant, les médias iraniens n’avaient pas fait état de nouvelles mobilisations, alors qu’écoles, banques et établissements publics ont été fermés sur décision des autorités dans la quasi-totalité du pays, en raison du froid et pour économiser l’énergie.Ce mouvement contre la vie chère est à ce stade sans commune mesure avec les grandes manifestations qui avaient secoué l’Iran fin 2022, après la mort en détention de Mahsa Amini, une jeune iranienne. Son décès, à la suite d’une arrestation pour un voile prétendument mal ajusté, en infraction avec le strict code vestimentaire en vigueur en Iran, avait soulevé une vague de colère, dans laquelle plusieurs centaines de personnes avaient trouvé la mort, dont des dizaines de membres des forces de sécurité.









Depuis quelque jours, c’est la nouvelle lubie de l’administration Trump, à en croire le compte X de la Maison Blanche. Washington a annoncé mardi qu’elle contrôlait les dossiers d’immigration des citoyens américains d’origine somalienne, rapporte Reuters ce mercredi. L’objectif : détecter d’éventuelles fraudes pouvant conduire à une dénaturalisation des Américains nés dans ce pays de la Corne de l’Afrique.« En vertu du droit américain, si une personne obtient la citoyenneté sur une base frauduleuse, cela constitue un motif de dénaturalisation », a déclaré dans un communiqué Tricia McLaughlin, secrétaire adjointe à la Sécurité intérieure sur Fox News. Une décision qui prend pour cible la communauté somalienne et qui tient sa source d’un scandale de fraude aux aides publiques dans le Minnesota. Dans le dossier principal, plus de 300 millions de dollars ont été détournés par des suspects qui ont obtenu des subventions publiques pour distribuer des repas gratuits à des enfants, des repas jamais servis dans la plupart des cas. Une affaire débutée lors de la pandémie de Covid-19 et rendue publique dès 2022. 98 personnes ont été inculpées, « dont 85 d’origine somalienne, » a insisté lundi la ministre de la Justice Pam Bondi.Vidéo viraleL’affaire est revenue au centre du débat politique américain début décembre lorsque Donald Trump avait qualifié la Somalie de « pays pourri ». « Nous n’en voulons pas dans notre pays » avait-il déclaré à propos des immigrants somaliens nombreux dans le Minnesota. L’intérêt pour l’affaire a été relancé une nouvelle fois, en pleines fêtes de fin d’année par la vidéo de l’influenceur conservateur Nick Shirley. Dans la vidéo vue 2,5 millions de fois sur YouTube et 127 millions de fois sur X, celui qui se présente comme « journaliste indépendant » montre des crèches qui détourneraient selon lui de l’argent public.Le scandale, évoqué en boucle sur Fox News, a résonné dans les cercles MAGA, qui dénoncent une politique sociale et migratoire jugée trop généreuse. L’administration de Donald Trump est aussitôt montée au créneau, annonçant mardi le gel des financements destinés à la garde d’enfants dans le Minnesota, un état réputé pour ses aides sociales généreuses. Le ministère de la sécurité intérieure a déclaré avoir mené lundi et mardi des opérations de police dans des sites de « fraude présumée » à Minneapolis, grande ville de l’Etat. La ministre chargée des petites et moyennes entreprises, Kelly Loeffler, a elle gelé des financements vers le Minnesota, « le temps d’enquêter. »Les démocrates dans le viseurDes élus républicains et le procureur fédéral chargé du dossier soupçonnent les autorités locales démocrates d’avoir, des années durant, fermé les yeux sur de nombreuses alertes, parce que l’affaire concernait la communauté somalienne du Minnesota, la plus importante du pays avec environ 80 000 membres. « Les gens ne voulaient pas être qualifiés de racistes ou d’islamophobes, et ils protégeaient aussi l’un de leurs électorats », estime auprès de l’AFP Kristin Robbins, élue républicaine locale. Elle met en cause la responsabilité du gouverneur démocrate Tim Walz, colistier malheureux de Kamala Harris en 2024, qui s’en défend.Fin novembre, un média conservateur a affirmé que l’argent détourné dans le Minnesota finançait les shebab de Somalie, un groupe islamiste armé lié à Al-Qaïda - une accusation démentie depuis par le procureur chargé du dossier. Mais, sans attendre, Donald Trump avait accusé des « gangs somaliens de terroriser les habitants » du Minnesota et mis fin à un statut spécial qui protégeait les Somaliens de toute expulsion vers leur pays.Le président républicain a redoublé de violence verbale mercredi, déclarant que la Somalie était « peut-être le pire pays et le plus corrompu sur terre » et qualifiant de « ratée ingrate » Ilhan Omar, élue au Congrès et fervente démocrate d’origine somalienne.

Une fillette, son cartable rose et violet sur le dos, attrape un gâteau et une boisson chaude. Elle tient la main d’une femme, le visage épuisé, en doudoune grise. Une autre reste dans sa bulle, les yeux rivés sur son portable. Plusieurs autres arrivent les unes après les autres dans ce centre d’accueil inhabituel.Sous ses hauts plafonds prévus pour abriter les réunions de la préfecture d’Île-de-France, dans le XVe arrondissement de Paris, soixante couchages sont alignés ainsi que quelques lits parapluies pour accueillir de petits enfants, depuis le lundi 29 décembre, alors que le plan grand froid a été déclenché la veille.



Le militant des droits humains Alaa Abdel Fattah, rentré au Royaume-Uni vendredi après plusieurs années de prison en Égypte, a présenté ce lundi 29 décembre ses excuses pour d’anciens tweets qui ont refait surface, dans lesquels il appelait à la violence envers les « sionistes ».« En regardant ces tweets aujourd’hui, ceux qui n’ont pas été complètement déformés, je comprends à quel point ils sont choquants et blessants, et je m’en excuse sans réserve », a déclaré le militant égypto-britannique, rapporte la BBC, en réponse aux critiques.« Je tiens également à souligner que certains tweets ont été complètement mal interprétés, apparemment par mauvaise foi », a-t-il ajouté.Libéré de prison en Égypte en septembreAlaa Abdel Fattah, figure emblématique de la révolution de 2011 qui a renversé le dirigeant égyptien Hosni Moubarak, a été libéré de prison en septembre après avoir été gracié par le président Abdel-Fattah al-Sissi.Il a été soutenu pendant des années par sa famille, des organisations de défense des droits humains et le gouvernement britannique.Vendredi soir, le Premier ministre Keir Starmer s’était félicité du retour d’Alaa Abdel Fattah au Royaume-Uni. « Le cas d’Alaa a été une priorité absolue pour mon gouvernement depuis notre arrivée au pouvoir » en juillet 2024, avait-il affirmé.Mais dès samedi, des messages apparemment publiés sur le réseau social X en 2010 par le militant ont émergé. Dans l’un d’eux, il aurait appelé à « tuer des sionistes ». L’AFP n’a pas pu en vérifier l’authenticité.L’association de soutien au militant Freedom for Alaa n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP. « Le gouvernement condamne les anciens tweets de M. Abdel Fattah et les juge répugnants », a déclaré dimanche un porte-parole du ministère des Affaires étrangères britannique.« Une menace pour les juifs britanniques et le grand public »« Depuis longtemps, les gouvernements successifs se sont donné pour priorité d’œuvrer en faveur de sa libération et de le voir retrouver sa famille au Royaume-Uni », a ajouté ce porte-parole, alors que les travaillistes sont sous le feu des critiques de l’opposition.The Board of Deputies of British Jews, organisation représentant la communauté juive britannique, a fait part de sa « profonde inquiétude ». « Ses propos extrémistes et violents visant les sionistes et les blancs en général constituent une menace pour les juifs britanniques et le grand public », a déploré cette organisation.Pour le conservateur Robert Jenrick, la citoyenneté britannique d’Alaa Abdel Fattah « devrait être révoquée et il devrait être expulsé ».Il a obtenu la nationalité britannique en prison en 2022 par le biais de sa mère, la mathématicienne Laila Soueif, figure de la gauche intellectuelle égyptienne.Alaa Abdel Fattah a été arrêté pour la dernière fois en 2019 pour avoir publié sur Facebook un message évoquant des violences policières. Il a ensuite été condamné à cinq ans de prison en 2021 pour « diffusion de fausses informations », une accusation fréquemment utilisée en Égypte contre les voix dissidentes.



Les tambours et les cuivres attirent l’attention des élégants promeneurs qui profitent des rayons du soleil dans le froid glacial de Noël. Ce jeudi, plusieurs associations contre le mal-logement se sont donné rendez-vous au cœur du très chic VIIIe arrondissement de Paris afin notamment de réclamer l’application de la loi sur la réquisition des logements vides. Un choix géographique qui ne doit rien au hasard, alors que plusieurs immeubles de la rue de La Trémoille affichent les larges bannières de « La foncière du Triangle d’Or ». La société est à la tête d’un colossal portefeuille immobilier et doit des centaines de millions d’euros à l’État.« La plupart des appartements de ces immeubles sont vides car ils représentent des actifs plus valorisés lorsqu’il n’y a pas de locataires, déplore Jean-Baptiste Eyraud, le porte-parole de l’association Droit au logement (DAL). Il faudrait appliquer la loi et réquisitionner ces logements. Il y en a 3 millions en France dont plus d’un tiers sont vides depuis plus de deux ans. On dépense beaucoup d’argent pour des solutions précaires comme des hôtels alors que la réquisition est inscrite dans la loi. Et ce n’est pas une spoliation puisque les propriétaires sont indemnisés. »





« Joyeux Noël » : l’administration Trump a porté à 3 000 dollars la prime au départ volontaire pour les étrangers en situation irrégulière aux États-Unis, détournant les fêtes de fin d’année pour mettre en exergue sa lutte contre l’immigration illégale.Mais attention, l’offre a une durée limitée. « Jusqu’à la fin de l’année, prenez avantage d’une prime de 3 000 dollars (contre 1 000 actuellement) afin de rentrer chez vous pour les fêtes », peut-on lire sur le site du ministère américain de la Sécurité intérieure.« Les étrangers en situation irrégulière qui ne profitent pas de cette offre spéciale aujourd’hui n’ont qu’une seule alternative : ils seront arrêtés, expulsés et ne pourront plus jamais revenir aux États-Unis », ajoute le ministère dirigé par Kristi Noem, une proche du président Donald Trump.Politique anti-immigrationDepuis son retour au pouvoir en janvier, le dirigeant républicain mène une vaste campagne contre l’immigration illégale, à coups d’expulsions massives, et a considérablement durci les conditions d’entrée aux États-Unis et l’octroi de visas, arguant de la protection de la sécurité nationale.Depuis mai dernier, le gouvernement américain a aussi mis en place un programme d’« auto-expulsion », où des immigrés sans-papiers peuvent s’inscrire sur une appli CPB Home au départ volontaire moyennant une prime, fixée à 1 000 dollars, avec les frais de retour payés.La police fédérale de l’immigration (ICE) a elle mis en ligne sur X une vidéo montrant un agent habillé en Père Noël et enfilant un gilet pare-balles rouge. On le voit ensuite interpeller un individu et procéder à son enregistrement, le tout au son d’une musique entraînante, suivi d’une image d’un avion sur le tarmac. Et le message : « Évitez ICE AIR et la liste des vilains du Père Noël ».AVOID ICE AIR AND SANTA’S NAUGHTY LIST!Self-deport today with the CBP Home app, earn $3,000 and spend Christmas at home with loved ones.Holiday incentive is valid through the end of 2025. pic.twitter.com/v80QAaKquD— U.S. Immigration and Customs Enforcement (@ICEgov) December 22, 2025L’ICE, que ses détracteurs accusent d’interpellations abusives y compris au faciès, a reçu pour mission d’expulser un nombre sans précédent de migrants en situation irrégulière sur le sol américain et dépense sans compter pour y parvenir.Dans un communiqué en date du 19 décembre, le ministère de la Sécurité intérieure se félicite, par ailleurs, d’avoir procédé à des arrestations récentes de « criminels illégaux », avec photos à l’appui, et « remercie les forces de l’ordre pour le plus beau cadeau de Noël qui soit pour les familles américaines : des communautés plus sûres ».Le département d’État, en charge de la diplomatie américaine, n’est pas en reste. Il a posté lundi sur X une capture d’écran de la chaîne Fox News disant qu’il a été procédé depuis le début de l’année à « 95 000 révocations de visas » dont 8 000 concernant des étudiants étrangers. « Joyeux (en avance) Noël ! », dit-il.



Deux jours après la mort d’un homme, armé d’un couteau, qui menaçait passants et commerçants, sur le cours Napoléon à Ajaccio (Corse-du-Sud), avant d’être abattu par la police, l’enquête se concentre désormais sur son profil et ses motivations.À ce stade, le parquet a « a priori » écarté la piste d’une attaque terroriste, « l’individu n’ayant proféré aucune revendication ni exprimé aucune appartenance religieuse lors de sa déambulation, ni lors de son attaque contre les policiers intervenants », a expliqué Nicolas Septe, le procureur de la République d’Ajaccio au Parisien.« Un jeune calme, plein d’ambition »Selon les premiers éléments de l’enquête, l’homme a été identifié comme étant Muhamed Gueye, un homme de nationalité sénégalaise, âgé de 26 ans, a confirmé auprès du Parisien le procureur de la République d’Ajaccio.Selon nos informations, Muhamed Gueye, qui est arrivé en Corse en mai 2025, était titulaire d’un visa étudiant et en situation régulière. Il travaillait depuis six mois dans un restaurant d’Ajaccio, selon Semou Diouf, un Sénégalais installé à Ajaccio lui aussi, qui s’est confié à Corse-Matin. « Il avait l’air très tranquille et je le voyais des fois boire un verre tout seul à la terrasse du Royal », a raconté Mathare, un autre Sénégalais, qui travaille dans un restaurant à Ajaccio depuis 2011.Selon Fall, un autre compatriote, Muhamed Gueye avait réalisé deux saisons à Centuri, à l’hôtel Le Vieux Moulin, à l’été 2022 et à l’été 2023. « On a beaucoup sympathisé », a expliqué le jeune homme qui travaillait lui aussi dans l’établissement. Les deux hommes ont continué à se voir sur la région parisienne par la suite. « Il passait souvent à la maison et je l’ai hébergé quatre mois gratuitement, avec ma femme et mes enfants, pendant qu’il poursuivait ses études », a raconté Fall à Corse-Matin, qui décrit « un jeune calme, plein d’ambition qui voulait devenir ingénieur et qui avait fait 6 000 km pour essayer de réussir et travailler ».Deux mois dans un hôpital psychiatriqueMais Muhamed Gueye se battait visiblement avec ses démons. En janvier 2025, il avait déjà été mis en cause pour des faits de menaces, cette fois-ci à La Courneuve, en Seine-Saint-Denis, selon nos informations. Interpellé par les forces de l’ordre avec un couteau, il avait « opposé une résistance au moment de son menottage », précise Nicolas Septe.À l’époque, sa garde à vue avait été déclarée incompatible, « le médecin requis ayant préconisé une hospitalisation d’office », ajoute le procureur de la République d’Ajaccio. À la suite des faits, il aurait été interné en hôpital psychiatrique à Paris de janvier à mars 2025, a expliqué son père à Corse-Matin.L’enquête, ouverte par le parquet d’Ajaccio, pour « tentative d’homicide aggravé » aura pour objectif « de préciser les contours de la personnalité de cet individu apparemment instable, et de préciser les raisons de son comportement agressif et velléitaire au moment des faits », poursuit le magistrat, qui précise que l’autopsie de l’assaillant devra déterminer si celui-ci était sous l’emprise de stupéfiants, d’alcool, ou d’une autre substance au moment des faits.Une plainte déposée par les parents de Muhamed GueyeCe samedi, vers 12h30, Muhamed Gueye a débarqué sur le cours Napoléon, une artère très fréquentée d’Ajaccio, armé d’un couteau et a menacé des passants et des commerçants. « J’ai entendu des gens crier : cachez-vous ! », a raconté Krimau El Majouti, qui était attablé à la terrasse du bar Le Valinco avec ses amis, à Corse Matin. Rapidement, des policiers et des clients du bar ont tenté de maîtriser le jeune homme en lui lançant du mobilier, notamment des chaises et des tables.« Un des policiers, après d’ultimes sommations faites à l’individu de s’arrêter, finissait par faire usage de son arme de service immobilisant ainsi l’assaillant alors qu’il se trouvait à environ 100 ou 150 centimètres de lui », a expliqué le parquet d’Ajaccio. La police a d’abord fait usage d’un pistolet à impulsion électrique, sans succès. L’un des policiers a alors fait feu à trois reprises sur l’homme, qui est décédé sur place.Une enquête a été ouverte pour « homicide volontaire aggravé » à l’encontre du policier auteur des coups de feu, et une autre pour « tentative d’homicide aggravé » contre l’assaillant, a indiqué le procureur Nicolas Septe. Les parents de Muhamed Gueye ont annoncé qu’ils allaient déposer plainte pour « homicide volontaire aggravé », a indiqué leur avocate ce dimanche, confirmant une information de Corse-Matin. « Dans quelles conditions la police a tiré les trois coups ? Est-ce que c’était vraiment nécessaire de riposter de cette façon ? » s’interroge Me Aljia Fazai-Codaccioni.


La menace d’une expulsion plane sur sa vie. Depuis l’arrestation de son mari par la police de l’immigration américaine, Rosa élève seule ses deux enfants en Floride. Redoutant d’être à son tour interpellée et expulsée, cette Guatémaltèque de 32 ans a fait le choix de signer une procuration afin de confier la garde légale de ses enfants à une personne de confiance, une démarche de plus en plus répandue parmi les sans-papiers aux États-Unis.« Je sors moins pour aller travailler car j’ai peur de ne pas revenir à la maison auprès de mes enfants », explique Rosa qui, sans statut légal dans le pays, préfère taire son nom de famille.« Mon fils attend que son père rentre »Il y a huit ans, Rosa et son mari ont quitté le Guatemala pour fuir la pauvreté et se sont installés en Floride. Ensemble, ils ont deux enfants, une fille de 11 ans et un garçon de quatre ans.En septembre, le mari de Rosa travaillait sur un chantier lorsqu’il a été arrêté et envoyé dans un centre de rétention au Texas, où il se trouve toujours. « Ce n’est pas facile d’expliquer cela (à ses enfants). Mon fils attend que son père rentre et comme il ne revient pas, il est triste », raconte-t-elle à l’AFP.Rosa, effrayée à l’idée de subir le même sort que son mari, s’est alors tournée vers Nora Sandigo. Cette Nicaraguayenne de 60 ans, naturalisée américaine, a fondé à Miami une organisation pour venir en aide aux enfants de familles sans papiers et devenir leur tutrice légale.Cette démarche permet à un adulte d’obtenir une procuration qui autorise ce tiers de signer des documents concernant les mineurs - que ce soit à l’école, à l’hôpital ou même devant les tribunaux - si leurs parents sont détenus par les autorités. Les parents ne perdent toutefois pas la garde légale de leurs enfants.Nora Sandigo, tutrice de 350 enfantsAujourd’hui, Nora Sandigo est la tutrice légale d’environ 350 mineurs américains et de 137 enfants nés à l’étranger. Tout au long de sa carrière, elle a pris en charge plus de 2000 enfants.Certains ont même vécu, parfois pendant plusieurs mois voire années, sous son toit avec ses filles, lorsque leurs parents ont été expulsés.Aux États-Unis, de plus en plus de sans-papiers confient la garde de leurs enfants à proches ou personnes de confiance. Si aucun chiffre national n’est disponible, la presse américaine regorge d’exemples d’associations, de militants ou d’avocats qui ont multiplié ces démarches depuis janvier dernier, du Vermont à Chicago, du Massachusetts à l’Illinois. La Californie a même adopté cet automne une loi à ce propos.Une augmentation « spectaculaire » des demandesLe nombre de demandes « a augmenté de manière spectaculaire », confirme à Miami Nora Sandigo, qui raconte recevoir chaque jour des appels de parents désespérés.Elle établit un lien direct avec le durcissement de la politique anti-immigration de Donald Trump. « L’arrivée de la nouvelle administration et son discours terrifiant de persécution visant les migrants angoisse énormément les enfants, cela a été effroyable », raconte-t-elle.Dans les rues de Floride, les descentes parfois brutales de police de la police de l’immigration (ICE) sèment la terreur au sein d’une population largement issue de l’immigration. Au total, les autorités américaines disent avoir expulsé plus de 605 000 sans-papiers depuis janvier.La veille de la traditionnelle fête américaine de Thanksgiving fin novembre, Nora Sandigo a ouvert les portes de sa maison à plusieurs familles.Parmi elles, Jessica, 14 ans, est venue avec ses frères et sa mère récupérer de la nourriture, dont la traditionnelle dinde que l’on déguste dans les familles américaines.
