
Un sondage met en évidence un rejet de La France insoumise (LFI) désormais supérieur à celui que suscite le Rassemblement national (RN). Analyse avec Vincent Tiberj, politologue à Science Po Bordeaux
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Un sondage met en évidence un rejet de La France insoumise (LFI) désormais supérieur à celui que suscite le Rassemblement national (RN). Analyse avec Vincent Tiberj, politologue à Science Po Bordeaux

À un peu plus d'un an de l'élection présidentielle, le patronat est divisé sur la question du RN. Certains poussent les organisations patronales à discuter avec le part d'extrême droite, quand d'autres freinent en attendant un programme économique plus clair.

Par AFP Par Anne RENAUT © 2026 AFP Un budget, mais à quel prix ? Faire passer le budget par 49.3 ou par ordonnances présente pour Sébastien Lecornu plusieurs avantages dont celui d’incarner une forme de stabilité, s'il n’est pas censuré à l’issue, mais aussi des risques pour son avenir et son image.Le Premier ministre n’a pas encore tranché de quelle manière il dotera la France d'un budget, qui a peu de chances d'être adopté par vote. A ce stade "rien n’est exclu" entre les articles 49.3 et 47 (ordonnances) de la Constitution, selon la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.S'il n'est pas ensuite censuré, "c'est le nirvana, il deviendra immortel, c'est comme s’il entrait à l’Académie française", prédit un responsable LR.Le Premier ministre s'offrirait alors un ballon d'oxygène, alors qu'il est déjà le quatrième locataire de Matignon depuis la dissolution il y a un an et demi. De quoi nourrir peut-être d'autres ambitions à l'aube de la présidentielle, car "aucun Premier ministre n’a pas pensé à l’Elysée, ça n’existe pas", estime une ministre.Les députés, qui n'ont pas pu s'entendre sur le budget de l'Etat avant les délais impartis et sont épuisés par ces longs débats, demandent d'ailleurs au gouvernement d'engager le 49.3. "Frustration" L'ordonnance, qui permet à l'exécutif de faire passer une disposition sans l'aval du Parlement, a aussi le mérite d'inscrire le texte définitivement dans la loi, d'où sa brutalité. C'est-à-dire que si le Premier ministre est renversé, la loi de finances est elle adoptée. Alors qu'en cas de 49.3, une censure fait tomber en même temps le gouvernement et le budget. Une fois le budget adopté, le gouvernement pourra passer à autre chose, les ministres piaffant d'impatience de pouvoir faire valoir leurs dossiers et ne cachant pas leur "frustration" de les voir "mis en pause" à cause du budget, selon un conseiller. Sur le calendrier, un budget adopté fin janvier, comme promis par l'exécutif, réduit les risques de censure avant les municipales de mars. "Plus vous approchez des municipales, plus ça sera dur pour le PS", soucieux de se distinguer du camp macroniste, "de ne pas voter la censure", avance une ministre.L'exécutif a d'ailleurs mis un coup de pression sur les parlementaires avec ce scrutin en menaçant, en cas de censure, d'organiser des législatives en même temps que les municipales, où la droite et les socialistes ont le plus à perdre. Le budget permet aussi concrètement d'obtenir des crédits pour la défense, dans un contexte international particulièrement tendu, ainsi que pour les agriculteurs, qui ont fait de nouveau entrer mardi des tracteurs dans Paris. "Marque" Pour autant 49.3 ou ordonnances exposent Sébastien Lecornu à de nouvelles motions de censure.Elles s'ajouteraient à celles déjà déposées cette semaine par le Rassemblement national et La France insoumise contre le traité UE-Mercosur, qui ont fait monter la température sur l'exécutif.Ce dernier soutient qu'il veut trouver d'abord un compromis sur "le fond" du texte avant de décider du "véhicule".Mais la question n'est pas "ce qu’il y a ou pas" dans le projet de loi de finances: "C'est vraiment sur le climat" politique que le gouvernement décidera d'actionner un des outils, estime une ministre.La menace de dissolution a été jugée à cet égard contreproductive. "Ça peut radicaliser les socialistes", pointe un député Renaissance.Ces outils écornent l’image que Sébastien Lecornu cultive d'un Premier ministre qui, conscient de sa faiblesse politique, a choisi de s'effacer derrière le Parlement, tel un "moine-soldat", tel qu'il s'est lui-même décrit. Quitte à accorder aux socialistes, qui l'exigeaient, un renoncement formel à l'usage du 49.3.Car cette arme, utilisée à maintes reprises par sa prédécesseure Elisabeth Borne, est perçue dans l'opinion comme un passage en force. Tout comme l'ordonnance, qui n'a jamais été utilisée sur un budget.Le chef du gouvernement entend donc "préparer le terrain et l'opinion au fait que ce n'est pas la faute du Premier ministre mais du Parlement" s'il l'utilise, décrypte un proche.Il va "traîner le plus longtemps possible", car "ce serait un échec d’aller au 49.3, c’est sa marque" de fabrique. Il veut montrer que "s’il l’utilise, c’est qu’il est allé au bout" des discussions, ajoute-t-il.

À l’heure des rapprochements, lui renonce à tout accord. Le candidat du parti Les Républicains (LR) à la mairie de Strasbourg Jean-Philippe Vetter a annoncé ce lundi qu’il ne ferait d’alliance avec aucune autre liste pour le second tour des élections municipales.Pour le scrutin des 15 et 22 mars prochain, Jean-Philippe Vetter fait notamment face à Pierre Jakubowicz (Horizons) et Virginie Joron (Rassemblement national). S’il accède au second tour, le candidat LR promet qu’il ne s’alliera à aucun de ces deux candidats.« En 2020, j’ai pris la décision de conclure une alliance de dernière minute entre les deux tours. À l’évidence, ce choix n’a pas été compris par les Strasbourgeois », explique le candidat dans un communiqué. À l’époque, Jean-Philippe Vetter s’était allié au candidat macroniste Alain Fontanel. Sans succès, puisque le scrutin a mené à la victoire de l’écologiste Jeanne Barseghian.Pas d’« amis de circonstance »« Je peux annoncer aujourd’hui que notre liste du premier tour sera bien celle du second tour », assure Jean-Philippe Vetter, qui revendique un « projet d’ouverture, de clarté, de sincérité et de conviction », sans accord « avec des amis de circonstance au dernier moment ».Le candidat LR a également présenté ce lundi la trentaine de personnalités qui figureront sur sa liste.Dans d’autres grandes villes, certains candidats de droite envisagent sérieusement un rapprochement avec le RN pour le second tour. À Marseille, la candidate divers droite Martine Vassal a créé la polémique en entretenant une forme d’ambiguïté sur une possible alliance avec le candidat RN Franck Allisio.

Les personnes reconnues coupables de violences lors d’un rassemblement ou d’une manifestation seront-elles bientôt privées temporairement de certaines aides et allocations ? C’est en tout cas la volonté des Républicains, dont les députés défendent une proposition de loi allant en ce sens et qui est étudiée en commission ce mercredi. Le principe du «casseur-payeur». La commission des lois de l’ Assemblée nationale étudie ce mercredi 14 janvier une proposition de loi du député Corentin Le Fur «visant à suspendre les droits aux prestations et aux aides publiques pour les personnes reconnues coupables d’exactions lors de rassemblements ou de manifestations». Dans l’exposé des motifs de son texte, l'élu LR est notamment revenu sur les larges débordements qui ont entaché le sacre du Paris Saint-Germain (PSG) lors de la Ligue des champions en mai dernier, qui ont mené à «plus de 500 interpellations, au moins deux morts et des centaines de blessés» ...

Le Sénat va examiner ce mardi 13 janvier une proposition de loi déposée par Les Républicains visant à "conforter l'habitat, l'offre de logements et la construction". Les associations de droit au logement dénoncent un texte "brutal".

Le maire sortant de Lambesc, Bernard Ramond, affiche clairement son soutien à Claire Blanc (LR), première adjointe et candidate aux municipales de mars 2026. L'élu était assis au premier rang lors de la réunion publique présentant les...


Cette fois, c’est la bonne. Après avoir vu Georges Mothron (LR) remporter les deux dernières élections municipales à Argenteuil, les militants de gauche sont nombreux à penser que le scrutin des 15 et 22 mars peut mettre fin au règne de la droite sur la première commune du Val-d’Oise. Après des mois de tractations, ce sont au moins quatre listes de gauche qui seront présentes à cette élection.Investi par le Parti socialiste juste avant Noël, Nicolas Bougeard a lancé sa campagne vendredi 9 janvier au soir sous le signe du rassemblement des gauches avec Génération. s, Place publique, L’Après, la Gauche républicaine et socialiste, le Mouvement républicain et citoyen et… le Parti communiste.


Après l’échec des discussions et le vote d’une loi spéciale quelques jours avant Noël, les députés vont dès ce mardi tenter de donner au pays un budget de l’État pour cette année 2026, entamée il y a déjà treize jours. Le dossier prioritaire du gouvernement revient sur le devant de la scène politique. Les députés français reprennent ce mardi 13 janvier les discussions afin de doter la France d’un budget de l’État pour l’année 2026. Un nouvel examen qui doit commencer après une série de consultations menée par le gouvernement avec les «groupes parlementaires qui souhaitent sortir de l'impasse budgétaire par le travail». Une terminaison qui exclut d’office le Rassemblement national et la France insoumise, qui selon le gouvernement, préfèrent «prendre le risque d'un arrêt de la procédure». En effet, les deux formations politiques ont déposé des motions de censure dénonçant la signature du traité de libre-échange du Mercosur ce ...

En coulisses, l’exécutif s’active à un pacte de non-censure avec le PS, dans l’hypothèse où le premier ministre, Sébastien Lecornu, se retrouve acculé à faire passer le budget en utilisant l’article 49.3 de la Constitution qui permet de faire adopter un texte sans vote sauf adoption en retour d’une motion de censure. Il l’a toujours exclu : sauf que sa doctrine de redonner toute sa place au débat parlementaire ressemble de plus en plus à un mur infranchissable…

En coulisses, l’exécutif s’active à un pacte de non-censure avec le PS, dans l’hypothèse où le premier ministre, Sébastien Lecornu, se retrouve acculé à faire passer le budget en utilisant l’article 49.3 de la Constitution qui permet de faire adopter un texte sans vote sauf adoption en retour d’une motion de censure. Il l’a toujours exclu : sauf que sa doctrine de redonner toute sa place au débat parlementaire ressemble de plus en plus à un mur infranchissable…

Par Anne-Charlotte Dusseaulx , le Mardi 13 janvier 2026 à 00:05 Le budget 2026, cela fait plus de trois mois qu'on en parle. Une loi spéciale a été votée en fin d'année. Mais rien n'est réglé. Et les débats budgétaires reprennent ce mardi 13 janvier à l'Assemblée nationale. De quoi s'y perdre. Récapitulatif de la situation.Le 23 décembre dernier, faute de budget voté en bonne et due forme, une loi spéciale était adoptée à l'unanimité à l'Assemblée nationale pour enjamber la fin de l'année 2025 et permettre à la France de continuer à fonctionner dans l'attente de l'adoption d'une véritable loi de finances. Les discussions budgétaires reprennent en séance, ce mardi 13 janvier, au Palais-Bourbon. Jusqu'à quand ? Et avec quelles perspectives ? LCP fait le point. La nouvelle lecture débute mardi en séance à l'Assemblée Après une première lecture infructueuse en novembre dernier, les députés vont donc de nouveau débattre du projet de loi de finances (PLF) pour 2026 dans l'hémicycle, à partir de ce mardi 13 janvier. En amont, une deuxième réunion a été convoquée lundi soir à Bercy entre la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, et les forces politiques qui avaient participé au premier rendez-vous la semaine dernière, à savoir Ensemble pour la République, le MoDem, Horizons, la Droite républicaine, le groupe LIOT et le Parti socialiste. Cette fois, les discussions ont duré deux heures. "La réunion a été une nouvelle fois productive", assurait-on à la sortie du côté du ministère, sans davantage de précision. Ce mardi, les députés reprendront l'examen du budget dans sa version votée au Sénat le 15 décembre. L'objectif partagé par une majorité ? Qu'avec ce PLF, le déficit public de la France ne dépasse pas les 5% du PIB (la version du Sénat aboutit à 5,4%) en 2026. Reste la question des moyens pour y arriver, entre baisse des dépenses et hausses des taxes, notamment pour les contribuables et les entreprises les plus riches. C'est là toute la difficulté : parvenir à un compromis qui fasse une majorité, des Républicains au Parti socialiste en passant pas le bloc central dont le parti présidentiel Renaissance. -> Lire aussi - Budget : "Il faut trouver 12 milliards de plus", affirme Paul Christophe Les députés ont rejeté le texte en commission Les divergences entre les différentes formations politiques se sont déjà exprimées en première lecture, mais aussi la semaine dernière en commission des finances. Sous la présidence d'Eric Coquerel (La France insoumise), les députés présents ont rejeté les deux parties du budget 2026 : ils se sont opposés à la première consacrée aux "recettes" vendredi, puis à la seconde sur les "dépenses" de l'Etat samedi. A savoir : si chaque camp a pu affirmer ses positions politiques et stratégiques en commission, cela n'aura pas d'impact direct sur l'examen en séance qui débute ce mardi. En effet, pour les textes budgétaires, et contrairement aux autres textes de loi, le vote ou le rejet d'amendements en commission n'est pas pris en compte dans la version examinée dans l'hémicycle. Quand les débats vont-ils se terminer ? C'est bien la question que tout le monde se pose. "Dès les premières semaines de l'année qui s'ouvre, le gouvernement et le Parlement auront à bâtir des accords pour doter la nation d'un budget", a déclaré Emmanuel Macron lors de ses vœux. "Avant fin janvier", ont depuis précisé plusieurs membres du gouvernement (ici ou là). Sauf qu'un vote positif sur le budget 2026 paraît improbable à l'Assemblée nationale, les groupes du bloc présidentiel ne disposant pas d'un nombre suffisant de voix pour faire adopter le projet de loi de finances. Même avec les voix de la droite, du groupe LIOT, et l'éventuelle abstention des socialistes. Et donc ? L'hypothèse la plus probable est celle de l'utilisation de l'article 49.3 de la Constitution, qui permet de faire passer un texte sans vote, mais en engageant la responsabilité du gouvernement. Tout l'enjeu pour ce dernier est donc de négocier la non censure des socialistes – en répondant à certaines de leurs demandes – lors des motions de censure qui seront déposées (on vous en parlait ici). Quand le gouvernement aura-t-il recours au 49.3 ? Personne ne sait vraiment, mais probablement pas dès la reprise des débats dans l'hémicycle ce mardi. Interrogée lors d'une rencontre avec la presse parlementaire jeudi dernier, Amélie de Montchalin soulignait que si 49.3 il devait y avoir, la question se poserait plutôt à "la fin du débat", qui doit permettre de "rapprocher" les positions. "Je ne pense pas qu'on soit à quelques heures près (...). Je pense que la séance a une valeur", avait aussi déclaré la ministre. Même si l'on en parle moins, le gouvernement n'a pour l'heure pas officiellement exclu une autre voie : celle du recours aux ordonnances, ce qui constituerait une première dans le cadre budgétaire et pourrait soulever quelques incertitudes juridiques. Sous la menace d'une dissolution C'était vendredi soir. S'il y a censure du gouvernement, il y aura dissolution de l'Assemblée nationale et donc des élections législatives anticipées, indiquait à plusieurs médias une source au sein de l'exécutif. La même précisait que Sébastien Lecornu avait demandé à son ministre de l'intérieur, Laurent Nunez, de prévoir l'organisation d'un tel scrutin en même temps que les élections municipales des 15 et 22 mars. Dans la foulée, ce week-end, des responsables de gauche comme de droite ont dénoncé un "chantage" ou un "coup de bluff" pour amener les députés à ne pas rejeter le budget en faisant tomber le gouvernement. "Soyons clairs. Je ne veux ni de la censure, encore moins de la dissolution", a toutefois assuré le Premier ministre dans Le Parisien. "Quand vous faites tomber un gouvernement (...) ça stoppe les débats budgétaires. Ça ne résout rien au Mercosur. Et oui, il y aura une dissolution" a, quant à elle, déploré Amélie de Montchalin interrogée sur France 3 sur les deux motions de censure qui seront examinées ce mercredi contre l'accord de libre-échange, avant celles qui ne manqueront pas de suivre en cas de 49.3 sur le budget. La semaine qui vient de s'ouvrir s'annonce houleuse à l'Assemblée nationale. Lire l'article complet sur LCP.fr

Premier adjoint du maire de 2020 à sa démission en 2023, et un poil revanchard, Julien Hauser sera en bonne place sur la liste d’Adrien Hoffmann. Un renfort de poids.

As Ursula von der Leyen prepares to sign the Mercosur deal, its opponents still plan legal action against it.

Il a suffi d’un article évoquant cette idée en réflexion à l’Élysée pour faire réagir droite et extrême droite. Ce, alors qu’aucune parole officielle n’est venue confirmer l’information.


Après avoir abordé la sécurité, le sport et le budget, le candidat RN aux municipales albigeoises Frédéric Cabrolier, a décortiqué son programme sur la circulation et le commerce. Objectif : la création d’un nouveau...


Annie Genevard, ministre de l'Agriculture, était l'invitée du Face à face d'Apolline de Malherbe sur BFMTV et RMC.

Par AFP © 2026 AFP La ministre des comptes publics, Amélie de Montchalin, reçoit lundi les partis à Bercy pour trouver des "convergences" sur le budget 2026, et enfin parvenir à un compromis, à la veille du coup d'envoi des discussions dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale.La tâche s'annonce ardue: les députés ont déjà rejeté samedi en commission le texte.La réunion devrait permettre de "poursuivre le dialogue (...) sur les points qui n'ont pas encore fait l'objet de convergence", a expliqué le cabinet de la ministre, laquelle a mentionné les "collectivités locales" et les "dépenses d’avenir", comme deux points de friction à résoudre.La ministre a même réitéré son objectif de "trouver une solution avant la fin" janvier pour doter la France d'un budget, seulement pallié pour l'instant par une loi spéciale permettant d'assurer la continuité de l'Etat.Ne sont conviés que les "groupes parlementaires qui souhaitent sortir de l'impasse budgétaire par le travail, plutôt que de prendre le risque d'un arrêt de la procédure dès mercredi en cas d'adoption des motions de censure", a mentionné le cabinet de la ministre, sans plus de détails. Se saisir du 49.3 Olivier Faure, patron des socialistes, a annoncé que le PS se rendrait à Bercy lundi.Les discussions devraient se dérouler dans un contexte tendu, alors que l'exécutif fait face à deux motions de censure déposées par le RN et LFI, axées sur leur opposition au traité de libre-échange entre l'UE et le Mercosur, ce qui risque d'encore compliquer les débats.Amélie de Montchalin a qualifié dimanche cette initiative "d'acte politique qui n'a aucun sens" sur France 3. Elle a mis en garde sur les conséquences de l'adoption d'une motion de censure contre le gouvernement, alors que le Premier ministre, Sébastien Lecornu, brandit désormais clairement la menace d'une dissolution en réponse à cette éventualité."Quand vous faites tomber un gouvernement, à l'instant où nous parlons, ça stoppe les débats budgétaires. Ça ne résout rien au Mercosur. Et oui, il y aura une dissolution", a déploré Mme de Montchalin, ce qui empêcherait "d'avoir un budget avant les élections municipales" de mars.Face aux blocages, des voix demandent au gouvernement de se saisir de l'article 49.3, à l'instar de l'ex-ministre des Finances, Eric Lombard.L'ex-ministre a aussi fustigé les concessions "sans contrepartie" accordées au PS, citant la suspension de la réforme des retraites. "Après toutes ces concessions, on n’a pas de budget!", a-t-il regretté.L'ancien président et député de Corrèze, François Hollande, a lui aussi soutenu cette hypothèse. Olivier Faure a de son côté jugé qu'il serait "absurde" pour son parti de demander l'utilisation du 49.3.
Mis en ligne le 11/01/2026 à 20:32 Lecture zen Ayant toujours vécu dans l’Oise, j’avoue me préoccuper assez peu de la politique menée par les élus d’Amiens Métropole. Sauf que mon attention a été sollicitée ce jour par deux pages consacrées dans mon quotidien favori à son président en place depuis plus de dix ans. Lequel a toujours vécu de la politique : député, président du conseil départemental, etc.Et de me souvenir d’un courrier des lecteurs rédigé par mes soins il y a deux ans et qui avait reçu le soutien argumenté d’un lecteur de Nesles, à propos de l’absence regrettable d’un musée de la Résistance au cœur de la Citadelle d’Amiens. J’avais alors découvert dans un hors-série du Courrier picard qu’une association amiénoise se battait depuis des années pour que le site de la Citadelle devienne un lieu de mémoire. 35 résistants y furent fusillés entre 1940 et 1944.Alain Gest a la chance de n’être pas né en ces tristes années. Cela le dispense-t-il, tout comme ses partenaires politiques d’Amiens Métropole, de s’intéresser aux héros qui se sacrifièrent pour que leurs descendants vivent en paix ?Alain Gest va quitter la vie politique « sans regret » si j’en crois le gros titre du Courrier. Belle ingratitude, au demeurant, à l’endroit de ce dont il a très bien vécu pendant plus de 40 ans ! Il aurait le droit, me semble-t-il, de se retirer sans regret et avec bonne conscience si, précisément, son sens de l’honneur l’incitait à s’impliquer enfin pour que s’ouvre ce musée de la Résistance dans cette Citadelle douloureusement éprouvée. Et rendre ainsi justice à celles et ceux qui continuent, sans succès à ce jour, de se battre pour le devoir de mémoire.J’ai au moins le droit de rêver, sans guère d’illusion toutefois… Par le courrier picard Alain Gest «sans regret» Gérard Laurent, d’Agnetz (Oise), rebondit sur notre article du 10 janvier, évoquant le retrait de la vie politique d’Alain Gest, président (LR) d’Amiens Métropole.

L'Assemblée nationale devra se prononcer sur deux motions déposées par le RN et LFI, axées notamment sur l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur sud-américain, sur fond de mouvement massif d'opposition des agriculteurs.

Marine Tondelier (secrétaire nationale des Écologistes) et François-Xavier Bellamy (vice-président des Républicains) sont les invités de BFM politique dimanche 11 janvier. L'occasion de débattre sur le traité du Mercosur, l'Iran, le Vénézuela ou encore les élections municipales.
Retrouvez nos indiscrétions de la semaine.

Au sommaire : Mercosur, Macron a eu raison de dire non ? Crise agricole, la FNSEA est dépassée ? Présidentielle, le RN peut-il gagner ?


Le président de l'Union des droites pour la République veut ancre dans la Constitution le principe d'expulsion d'étrangers qui « menace nos compatriotes ».

Le président de l'Union des droites pour la République veut ancre dans la Constitution le principe d'expulsion d'étrangers qui « menace nos compatriotes ».
Le président de l'Union des droites pour la République veut ancre dans la Constitution le principe d'expulsion d'étrangers qui « menace nos compatriotes ».

Le président de l'Union des droites pour la République veut ancre dans la Constitution le principe d'expulsion d'étrangers qui « menace nos compatriotes ».

Le président de l'Union des droites pour la République veut ancre dans la Constitution le principe d'expulsion d'étrangers qui « menace nos compatriotes ».

Notre sondage CSA confirme l’attente du peuple de droite d’une union la plus large possible, des Républicains au Rassemblement national. Si Jordan Bardella semble le plus fédérateur pour l’incarner, la question d’une candidature unique apparaît comme un risque de division dans chacun des partis.

Le candidat du Parti socialiste demeure en tête devant la ministre de la Culture dans un sondage, mais reste sous la menace d’un maintien de l’insoumise Sophia Chikirou.


Comme la veille, la commission des Finances de l'Assemblée a voté contre la partie "dépenses "du projet de budget. Les groupes RN, LFI, Écologiste et LR ont voté contre. Le PS, le Modem et le groupe EPR se sont abstenus. Les groupes Liot, Horizons, UDR et GDR étaient absents.

Par Anne-Charlotte Dusseaulx , le Vendredi 9 janvier 2026 à 22:11 L'exécutif a agité ce vendredi le spectre d'une nouvelle dissolution en cas de censure du gouvernement. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a demandé au ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, de préparer d'éventuelles élections législatives aux mêmes dates que les municipales, en mars prochain.Une censure du gouvernement serait suivie d'une dissolution. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a en effet donné instruction au ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, de préparer l'organisation d'éventuelles élections législatives aux dates des municipales, soit les 15 et 22 mars prochains, a appris l'AFP vendredi 9 janvier d'une source au sein de l'exécutif. Cette dernière précise que le président Emmanuel Macron et le Premier ministre sont d'accord à ce sujet. Deux motions de censure viennent d'être déposées par le Rassemblement national et par la France insoumise (à lire ici), qui s'opposent à l'attitude de la France sur l'accord commercial de l'Union européenne avec des pays latino-américains du Mercosur. Les deux textes seront examinés mardi ou mercredi dans l'hémicycle de l'Assemblée nationale. "Nous n'avons pas peur de l'élection", répond Mélenchon Il s'agit d'abord pour Sébastien Lecornu de réduire le risque d'adoption d'une telle motion. Le Premier ministre a particulièrement élevé la voix ce vendredi contre ces deux formations politiques, fustigeant sur X des "postures cyniques partisanes" qui "retardent les discussions budgétaires", d'autant que la France a voté "contre" l'accord du Mercosur. Il rappelle aussi que les discussions sur le budget de 2026 sont "déjà bloquées par les mêmes partis politiques sur fond d'agenda électoral". "Si le Premier ministre croit qu'il nous menace, il se trompe", a répondu le leader de La France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, interrogé par des journalistes en marge d'un déplacement à Villeurbanne (Rhône), où il est venu assister aux vœux du député Gabriel Amard. "Nous n'avons pas peur de l'élection. (...) Pour nous, le vote populaire, ce n'est pas une menace", a-t-il poursuivi, ajoutant que son mouvement était "tout le temps prêt". "S'ils veulent le faire, qu'ils le fassent", a également déclaré Jean-Luc Mélenchon. "Inutile et inefficace", juge un député socialiste Le lancement de préparatifs en vue d'élections anticipées "n'est pas une menace", assure la source au sein de l'exécutif, mais il accentue la pression sur ceux qui veulent un budget. "C'est inutile et inefficace", réagit ce vendredi soir un député socialiste auprès de LCP. "Cela parasite les discussions et nous fait passer pour des peureux parce que nous discutons", complète le même élu. A l'Assemblée nationale, l'examen du projet de loi de finances a repris ce jeudi en commission des finances et se poursuit jusqu'à samedi. Vendredi, les députés ont largement rejeté la partie recettes. Dans l'hémicycle, les discussions, en nouvelle lecture, sur le budget de l'Etat débuteront mardi 13 janvier. (avec AFP) Lire l'article complet sur LCP.fr


Le Premier ministre a demandé, ce vendredi 9 janvier, au ministère de l’Intérieur d’anticiper l’organisation de possibles élections législatives, alors que le gouvernement est menacé par deux motions de censure déposées par le RN et La France insoumise. - AFP Mis en ligne le 9/01/2026 à 20:20 Lecture zen Sébastien Lecornu a donné instruction au ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez de préparer l’organisation d’éventuelles élections législatives aux dates des municipales les 15 et 22 mars, a appris l’AFP vendredi d’une source au sein de l’exécutif.Une censure du gouvernement, comme il en est menacé sur l’accord avec le Mercosur par le Rassemblement national et la France insoumise, serait en effet suivie d’une dissolution, selon cette même source qui précise à cet égard que le président et le Premier ministre sont d’accord à ce sujet.Dissolution ?Si une des motions de censure, qui devraient être examinées entre mardi et mercredi prochains à l’Assemblée nationale, est adoptée, le chef du gouvernement « démissionnera, il y aura une dissolution, et les deux tours de scrutin seront en même temps que les élections municipales », a dit cette source.Sébastien Lecornu a fustigé vendredi matin sur le réseau social X des « postures cyniques partisanes » qui « retardent les discussions budgétaires » en commentant ces motions de censure promises par le RN et LFI.« La France a une position claire sur le Mercosur : nous voterons contre, sans surprise », a écrit le Premier ministre, accusant ces formations politiques de « choisir délibérément d’afficher des désaccords politiciens internes » et « d’affaiblir la voix de la France » à l’étranger. À lire aussi La cote de confiance de Sébastien Lecornu en hausse, selon deux sondages Ces motions retardent encore les discussions budgétaires « déjà bloquées par les mêmes partis politiques sur fond d’agenda électoral », ajoute M. Lecornu.Le budget de l’État pour 2026 n’a pas pu être voté dans les temps avant le 31 décembre. Le Parlement a donc adopté une loi spéciale pour pallier l’absence de budget et permettre la continuité des actions de l’État et des administrations.Et les députés ont repris l’examen du texte jeudi en commission des Finances, où ils ont largement rejeté vendredi la partie recettes, laissant peu d’espoir qu’un consensus se dégage en séance à partir de la semaine prochaine. Par AFP Sébastien Lecornu a demandé à préparer d’éventuelles élections législatives en cas de censure du gouvernement Le Premier ministre a demandé, ce vendredi 9 janvier, au ministère de l’Intérieur d’anticiper l’organisation de possibles élections législatives, alors que le gouvernement est menacé par deux motions de censure déposées par le RN et La France insoumise.

Alors que l’Assemblée nationale s’apprête à examiner les motions de censure de LFI et du RN, le gouvernement multiplie les mises en garde. La ministre Amélie de Montchalin a prévenu vendredi qu’une chute du...

C’est un homme souriant qui ressort de la salle d’audience. Jean-Paul Mayanobe, 74 ans, qualifie son geste, pour lequel il vient d’être condamné, d’acte politique : « C’était un avertissement,... L’article Œuf écrasé sur la tête de Jordan Bardella : l’agresseur récidiviste écope d’un simple sursis est apparu en premier sur Valeurs actuelles.


Une censure du gouvernement, comme il en est menacé sur le Mercosur par le Rassemblement national et la France insoumise, serait suivie d’une dissolution, a précisé cette même source au sein de l'exécutif.
Photo de famille, ce vendredi 9 janvier 2026, avec Nicolas Mayer-Rossignol (PS, au centre), Jean-Michel Bérégovoy (les écologistes, 3e en partant de la dr.) et Manuel Labbé, (PC, 3e en partant de la g.). - Paris Normandie Mis en ligne le 9/01/2026 à 19:52 Lecture zen Les communistes rouennais ont voté, jeudi 8 janvier 2026 soir, à 80 % en faveur de la conclusion d’un accord politique visant à faire campagne, dès le premier tour, aux côtés de Nicolas Mayer-Rossignol, le maire de Rouen officiellement candidat à sa succession depuis le mercredi 7 janvier 2026.« Nous avons fait ce choix parce que le bilan de ces six dernières années est ultra-positif sur le plan social et sur le plan écologique et que nous pouvons encore avancer sur beaucoup de sujets comme les transports ou la santé », explique leur chef de file, Manuel Labbé, à Paris-Normandie. « Il était aussi nécessaire de se rassembler face à des adversaires de plus en plus menaçants, à savoir l’extrême-droite et la droite austéritaire. Nous aurions souhaité que LFI fasse également partie de cette coalition de gauche, cela se fera peut-être au second tour », ajoute-t-il.Ce ralliement des communistes a été annoncé au lendemain de l’officialisation de la candidature de Nicolas Mayer-Rossignol et quelques heures après celui des écologistes, dont la tête de liste Jean-Michel Bérégovoy a renoncé à sa propre candidature pour s’unir avec le maire socialiste sortant.Cela faisait seize ans que les socialistes, les écologistes et les communistes rouennais n’avaient pas fait cause commune dès le premier tour des élections municipales à Rouen. La dernière fois, c’était en 2008, quand la coalition emmenée par la socialiste Valérie Fourneyron l’avait emporté dès le premier tour face au maire centriste sortant, Pierre Albertini.« C’est un souvenir lointain, la société a beaucoup changé depuis, l’extrême-droite n’était pas aussi forte à l’époque, le contexte était moins morose », a relevé vendredi soir Jean-Michel Bérégovoy, lors d’une conférence de presse organisée dans le petit théâtre des Mots éphémères, quais rive gauche.Sur scène, Nicolas Mayer-Rossignol était également entouré de Manuel Labbé et de représentants de Place publique et Éveil citoyen, qui lui apportent leur soutien. Il faudra attendre encore quelques semaines avant de connaître la composition exacte de la liste prévue dans cet accord politique qualifié « d’historique » par tous les partis concernés. Par Mehdi Chebana Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) : Élections municipales Rouen (Seine-Maritime) Municipales à Rouen : les communistes s’engagent dès le premier tour avec les socialistes et les écologistes Après les écologistes, les communistes ont choisi, eux aussi, de se ranger aux côtés de Nicolas Mayer Rossignol, dès le premier tour des municipales à Rouen. Ils ont voté massivement en ce sens jeudi 8 janvier 2026.

Céline Ballesteros, ex-adjointe au maire de Tours Serge Babary, rejoint la liste Rassemblement national d’Aleksandar Nikolic pour les municipales de mars 2026. L’ancienne élue Les Républicains a rejoint l’UDR, le parti d’Éric Ciotti, fin 2025.

Ce n’était pas une surprise mais l’officialisation se faisait attendre. Maire de Reims depuis 2014, Arnaud Robinet (Horizons) a officialisé ce vendredi soir sa candidature pour un cinquième mandat, en présence de ses soutiens et notamment du député marnais Xavier Albertini. La ministre des Armées Catherine Vautrin ne figurera pas sur la liste du sortant.En 2014, l’ancienne députée (UMP) avait figuré en 2e position sur la liste d’Arnaud Robinet avant d’accéder à la présidence de l’agglomération du Grand Reims après une victoire qui avait ramené la capitale de la Champagne à droite.« Je ne serai pas le candidat d’Horizons »« En 2014, on était dans une campagne de conquête avec Catherine Vautrin. En 2020, on était dans l’enjeu de la stabilité avec la naissance du Grand Reims. Cette fois c’est une nouvelle page qui s’écrit pour continuer d’accompagner la transformation de la ville », a souligné Arnaud Robinet. Le maire sortant a également martelé qu’il ne serait pas le maire d’un parti politique. « Je ne serai pas le candidat d’Horizons. J’aurai le soutien de plusieurs formations politiques. Mais les Rémois connaissent ma sensibilité politique de centre droit », a-t-il précisé. La composition définitive de sa liste sera annoncée à la fin du mois de janvier.Avant le maire-sortant, cinq candidats s’étaient déjà déclarés à Reims. Le premier fut un ancien adjoint d’Arnaud Robinet, Stéphane Lang (Les Républicains). Ce dernier avait présenté sa candidature dès janvier 2025 après son éviction de la majorité municipale. Le maire lui avait retiré ses délégations pour avoir collé ses propres affiches de campagne sur les panneaux réservés aux Européennes.En novembre dernier, c’est le socialiste Éric Quénard, actuellement sur les bancs de l’opposition, qui a présenté à son tour sa candidature. Il a été rejoint par les écologistes et plusieurs partis de gauche pour former une liste d’union, sans LFI.Cet élu du conseil municipal, était le premier adjoint de la maire socialiste Adeline Hazan, qui avait réussi à prendre la ville aux élections municipales de 2008 après 25 ans de règne de la droite longtemps incarnée par Jean Falala. Une droite à l’époque écartelée entre deux ministres en exercice, tous les deux candidats : Catherine Vautrin et Renaud Dutreil.Autre candidate en lice pour 2026, la députée européenne du Rassemblement national Anne-Sophie Frigout, 34 ans. En mai dernier, elle a annoncé conduire du parti de Marine Le Pen. C’est elle qui avait décroché le fauteuil de députée de Reims face à Laure Miller (Ensemble) aux législatives de juin 2022. Mais l’élection avait été invalidée et, en janvier 2023, Laure Miller avait finalement remporté l’élection.Ancien militant LFI, Sébastien Mura a pour sa part annoncé sa candidature le 31 décembre dernier, avec une liste intitulée « Nous, c’est Reims ». Cet enseignant, originaire du quartier Croix-Rouge se veut le porte-parole des quartiers populaires. La France Insoumise sera représentée par Patricia Coradel, Elle n’est pas inconnue sur le territoire car en 2017, elle s’était présentée aux législatives sous l’étiquette « Europe Écologie-les Verts ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Par AFP Par Anne RENAUT © 2026 AFP Avare de sa parole, le "moine soldat" Sébastien Lecornu va devoir pourtant rompre son voeu de silence à plus ou moins brève échéance pour décider de l'issue d'un budget qui semble avoir peu de chances d’être voté par le Parlement.Le discret voire mutique Premier ministre va-t-il ravaler sa méthode basée sur son grand effacement devant les parlementaires et son renoncement au 49.3 ?Il avait concédé aux socialistes --condition pour qu'ils ne le censurent pas-- de ne plus utiliser cette arme constitutionnelle, vue comme un passage en force mais désormais réclamée par plusieurs responsables politiques pour sortir de l'ornière d'un budget menacé d'être rejeté par les députés.Le chef du gouvernement qui, il y a dix ans déjà, quand il avait été élu président du département de l'Eure, vantait son côté "moine soldat" et a fait de la sobriété de sa parole une stratégie de communication --s'exposant presque jamais aux questions de la presse--, a deux objectifs à remplir.Sur fond de crise agricole, qui lui vaut déjà des motions de censure de la France insoumise et du Rassemblement national, il veut "repousser le désordre" pour éviter l'instabilité dans laquelle le pays replongerait s'il était renversé, et en même temps doter la France d'un budget.Or pour l'adoption de ce texte sans vote, il a deux outils à sa main qui l'exposent à une potentielle censure: l'article 49.3 de la Constitution ou les ordonnances, qui permettent à l'exécutif de prendre des mesures sans l'approbation du Parlement. "Besogneux" - A ce stade, "tout est sur la table", affirme à l'AFP une source gouvernementale qui promet que, "quel que soit le véhicule ou le contenu" du texte, "tout sera négocié". La France disposera d'un budget en janvier, assure l'exécutif. Car "un pays qui n'a pas de budget, ce n'est pas une situation de stabilité", souligne la même source. M. Lecornu a mouillé sa chemise et s'est impliqué dans les débats budgétaires "pas à pas", dans ce qui s'apparente à une forme de "navigation à vue", au gré des amendements, selon un conseiller. Ses ministres ont mené un travail d'accompagnement, "de médiation", suivant les consignes d'"humilité" du premier d'entre eux. "Les Français aiment bien quelqu'un qui ne se prend pas pour ce qu'il n'est pas", loue un lointain prédécesseur à Matignon.Ses réparties dans l'hémicycle face à la cheffe de file des députés LFI Mathilde Panot ou à l'allié du RN Eric Ciotti ont été remarquées.Le chef de gouvernement ne dévoile pas pour autant ses intentions. "C'est quelqu'un qui a une conscience de la modestie", aux dires d'un ministre. Il glisse juste, avant Noël, que "le gouvernement aussi" prendra ses responsabilités.Car sortir du silence pour Sébastien Lecornu, c'est rompre avec une "communication très modeste, très en retrait" qu'il cultive et "incarne même physiquement", décrypte Philippe Moreau-Chevrolet, professeur en communication à Sciences Po, pointant ses pulls à col V qui lui donnent un "profil d’expert comptable", "besogneux", "proche d’un président de conseil de la IVe République".- "Au bout de l'habileté" L'intéressé âgé de 39 ans sourit de cette image qu'on lui donne de "jeune vieux" gaulliste, aperçu le week-end à Vernon (Eure) où habitent ses parents, avec un cabas de poireaux à la main, selon des photos publiées par Paris Match. Cet ancien sénateur de droite avoue aussi une passion pour le jardinage, son "petit côté écolo". Fidèle d'Emmanuel Macron, qui lui fait toute confiance, il s'exprimera "au moment où il le jugera utile", selon la source gouvernementale. Combien de temps gardera-t-il le silence ? S'il refuse de se dédire sur le 49.3, il pourrait laisser les députés aller au bout de leurs débats jusqu'à rejeter le budget avant de prendre des ordonnances. Mais sur quel texte ? Le président LFI de la commission des Finances Eric Coquerel fait remarquer que le budget de la Sécurité sociale, adopté de justesse grâce à la suspension de l'emblématique réforme des retraites, a eu des incidences sur le budget de l'Etat, qui ne peut donc pas être la copie initiale. "On est au bout de l'habileté du Premier ministre", estime le président LR des Hauts-de-France Xavier Bertrand. "Là maintenant clairement, il nous faut un budget".

Un article du média Les Jours épingle Julie Rechagneux, candidate RN aux municipales de Bordeaux, pour avoir rejoint un groupe Facebook où sont régulièrements échangés des messages antisémites et racistes. Julie Rechagneux affirme avoir quitté ce groupe et dénonce les propos qui y sont tenus.

Le candidat UDR-RN à la mairie de Nice, a été entendu ce vendredi dans le cadre d'une enquête sur des soupçons de fichages illégaux.

Hostility to the trade pact with the South American bloc unites French politicians across the spectrum.


Au lendemain de l’officialisation de la candidature de Nicolas Mayer-Rossignol, les choses s’accélèrent à Rouen (Seine-Maritime). Les écologistes et leur tête de liste Jean-Michel Bérégovoy ont annoncé ce jeudi par communiqué se ranger dès le premier tour derrière le maire socialiste sortant, comme le rapportent 76actu et Ici (ex-France Bleu) Normandie.« Nous avons deux adversaires : l’extrême droite populiste et la droite qui tourne le dos à l’arc républicain historique en soutenant de plus en plus souvent l’union avec l’extrême droite », ont indiqué les Écologistes et Génération.s dans leur communiqué cité par 76actu. « Nous avons un unique objectif : protéger les Rouennaises et les Rouennais d’une quadruple crise environnementale, économique, sociale et démocratique qui ronge à la fois l’espoir d’un monde meilleur et le vivre ensemble au quotidien », poursuit le communiqué.Mal placé dans un sondageSelon un sondage publié en novembre dernier par France 3 Normandie, Jean-Michel Bérégovoy n’arrivait que 5e des intentions de voix avec 11 %, loin derrière Nicolas Mayer-Rossignol et ses 32 %. La candidate de l’union de la droite Marine Caron (25 %), celui de La France insoumise Maxime Da Silva (16 %) et celui du Rassemblement national Grégoire Houdan (14 %) étaient également mieux placés que Jean-Michel Bérégovoy.En 2020, un autre sondage réalisé à dix jours du premier tour donnait Jean-Michel Bérégovoy en tête avec 24 % des voix, deux points devant Nicolas Mayer-Rossignol. Ce dernier était finalement arrivé en tête avec 29 % des suffrages, contre 23 % pour Jean-Michel Bérégovoy. Les deux listes s’étaient ensuite unies avant le second tour.« S’allier ne veut pas dire être alignés sur tout mais c’est travailler en intelligence collective. S’allier, c’est d’abord combattre les mêmes adversaires et surtout les mêmes difficultés du quotidien », ont cette fois justifié les Écologistes, selon 76actu. Ce choix a été fait après consultation des militants écologistes de la ville « réunis en assemblée générale », selon Ici Normandie.Atteint d’un cancer de la vessie depuis début 2022, Nicolas Mayer-Rossignol a officialisé sa candidature ce mercredi après un feu vert médical. « Les check-up passés fin décembre ont été rassurants », a assuré le candidat battu à la direction du Parti socialiste.

Malgré la grogne des agriculteurs français, manifestée depuis novembre 2025, et un rejet massif de la part de la classe politique française, le traité de libre-échange avec le Mercosur vient... L’article Mercosur : une majorité de pays de l’UE donne son feu vert à l’accord malgré l’opposition de Macron est apparu en premier sur Valeurs actuelles.

Par AFP © 2026 AFP Deux motions de censure axées sur le Mercosur, l'une déposée par LFI, l'autre par le RN, devraient être débattues en milieu de semaine prochaine à l'Assemblée contre le gouvernement de Sébastien Lecornu qui a dénoncé en retour des "postures cyniques partisanes".Vendredi matin, La France insoumise a déposé une motion de censure pour protester contre le "piétinement" de la souveraineté populaire et du droit international tant concernant l'accord de libre-échange avec le Mercosur que le Venezuela."La France humiliée à Bruxelles mais aussi à Washington, voilà le bilan désastreux" d'Emmanuel Macron, estiment les signataires de cette motion, déposée de manière spontanée en vertu de l'article 49.2 de la Constitution et annoncée par la cheffe des députés LFI Mathilde Panot sur X. Malgré le "non" d'Emmanuel Macron au Mercosur, LFI accuse le président d'avoir "laissé ouverte la porte de la capitulation de notre pays face à la Commission européenne" avec cet accord, voyant dans ses tentatives d'obtenir des contreparties des "artifices". Le Rassemblement national a également annoncé jeudi son intention de déposer une motion de censure sur le Mercosur. Son président Jordan Bardella a estimé que ce "non" était "une manœuvre de communication aussi tardive qu'hypocrite, "une mise en scène", et donc "une trahison des agriculteurs". Ces deux motions de censure n'ont cependant que peu de chances d'aboutir. Certes le patron des Républicains Bruno Retailleau avait lui aussi fait planer le "risque d'une censure" mais uniquement si Emmanuel Macron avait choisi de voter en faveur du texte. Quant au PS, c'est éventuellement sur le budget, en cas d'une "mauvaise copie" soumise à un 49.3 qu'il pourrait se joindre à une censure selon son Premier secrétaire Olivier Faure.Fait inhabituel, Sébastien Lecornu a fustigé sur X ces motions de censure comme des "postures cyniques partisanes"."La France a une position claire sur le Mercosur : nous voterons contre, sans surprise", a écrit le Premier ministre, accusant ces formations politiques de "choisir délibérément d’afficher des désaccords politiciens internes" et "d’affaiblir la voix de la France". Ces motions "retardent encore les discussions budgétaires, déjà bloquées par les mêmes partis politiques sur fond d'agenda électoral, et envoient un très mauvais signal à l'étranger", ajoute M. Lecornu.Le Premier ministre juge que "le moment devrait être à la mobilisation au sein de chaque groupe politique au Parlement européen, pour construire une majorité contre cet accord".Faute d'avoir réussi à bloquer le traité de libre échange au niveau des Etats membres, l'exécutif mise maintenant sur le Parlement européen en espérant qu'une majorité d'eurodéputés votent contre la ratification de l'accord ou décident de saisir la Cour européenne de justice, ce qui retarderait le processus de quelques mois.

Les débats budgétaires ont fait bouillir l’Assemblée en cette fin d’année. L’Humanité magazine vous les raconte de l’intérieur, à travers le témoignage de Nicolas Sansu, chef de file des communistes sur les projets de loi de finances.
La mairie de Saint-Quentin est un enjeu majeur pour le Rassemblement national qui prend soin de sélectionner le profil le plus adapté. - Photo d’illustration Mis en ligne le 9/01/2026 à 08:08 Lecture zen En situation de force dans l’Aisne depuis plusieurs scrutins, on s’attendait à ce que le Rassemblement national se positionne rapidement à Saint-Quentin, sa ville phare, en vue des prochaines municipales. Il n’en est rien. À un peu plus de deux mois du premier tour, on ne sait toujours pas qui portera les couleurs du parti de Marine Le Pen. Stratégie délibérée de l’attente ou vraie difficulté à identifier la perle rare et former une liste ?Délégué départemental RN depuis novembre dernier, Anthony Benoit nous confirme par téléphone ce 8 janvier que « pour l’instant, il n’y a pas de tête de liste investie à Saint-Quentin ». Celui qui est attaché parlementaire du député de la 4e circonscription de l’Aisne, José Beaurain, donne quelques indications. « Plusieurs candidats doivent passer devant la commission nationale d’investiture, nous en avons déjà entendu trois ; ça va se décanter dans les semaines à venir », indique-t-il, sans nommer les intéressés.C’est tout à fait fondamental et c’est mon extrême priorité d’assurer un ancrage local.Anthony Benoit, délégué départemental du RN dans l’AisneÉchaudé par l’expérience de 2020 (NDLR : des trois candidats RN élus au conseil municipal, Sylvie Saillard, Sébastien Anette, Nathalie Vitoux, plus aucun ne siège aujourd’hui), le RN met un point d’honneur à sélectionner le meilleur profil. « C’est tout à fait fondamental et c’est mon extrême priorité d’assurer un ancrage local, assure Anthony Benoit. Nous attendons de nos candidats qu’ils soient engagés dans la durée et qu’ils ne viennent pas seulement représenter un parti politique. Il faut trouver quelqu’un qui ait la motivation et la structuration pour y aller, c’est un acte de confiance. »Alors, qui dans la short-list ? Le nom de Claire Geronimi est évoqué. S’il confirme que « l’Union des droites pour la République sera associée au processus », Anthony Benoit ne commente pas le nom de la vice-présidente du parti d’Éric Ciotti. Compte tenu de l’ancrage local érigé en critère majeur, il serait surprenant que la jeune femme reçoive l’investiture en étant parachutée depuis Paris.Philippe Torre reste à Berlancourt, Sébastien Anette reste en retraitLors du dernier scrutin, les Législatives de 2024, c’est Philippe Torre qui représentait le Rassemblement national dans la 2e circonscription de l’Aisne, avec Saint-Quentin en vitrine. Battu de justesse par Julien Dive, il ne reviendra pas. « Je suis candidat à ma réélection à la mairie de Berlancourt ; à Saint-Quentin, certaines infos circulent, rien qui ne soit communicable », fait-il savoir.Quid de Sébastien Anette ? Élu conseiller municipal d’opposition en 2020, le Saint-Quentinois intervenait régulièrement avant de disparaître du paysage politique local. « À ce jour, je n’ai pas eu de contact. De ce qu’on m’a dit, il a traversé un drame personnel, souligne Anthony Benoit. Il est toujours adhérent RN et n’a pas fait de demande d’investiture. » Sébastien Anette s’en explique : « Mon papa est mort en février 2024 et j’ai quitté le RN en octobre 2024 mais ça n’a rien à voir ! » C’est dans le scrutin de l’été précédent qu’il faut chercher le point de rupture. Sébastien Anette n’a pas cautionné le choix de Philippe Torre et parle d’« un comportement exécrable envers moi et les militants. Il a démoli en quinze jours ce que j’ai mis cinq ans à dédiaboliser ». Le conseiller municipal, il le restera jusqu’en mars, avoue même avoir voté blanc.Une tête de liste crédible qui connaît la ville et les dossiers aussi bien que moi, je ne vois pas quelqu’un qui aurait les qualités.Sébastien Anette, conseiller municipal d’opposition RN en retrait de ses fonctionsSébastien Anette ne sera donc pas candidat aux Municipales et aussi surprenant que cela puisse paraître, il déclare : « Je ne vois pas par quelle opération miraculeuse il pourrait y avoir une candidature RN à Saint-Quentin. » Pourquoi ? « En l’espace d’un an et demi (NDLR : depuis son retrait), pondre une liste de 45 noms, moitié hommes, moitié femmes avec des gens bien comme il faut qui tiennent la route, je ne vois pas comment c’est possible… » Et d’ajouter : « Une tête de liste crédible qui connaît la ville et les dossiers aussi bien que moi, je ne vois pas quelqu’un qui aurait les qualités. »Interrogé sur son absence délibérée et celle de ses anciennes colistières au conseil municipal, il admet « un terrible échec » et va même jusqu’à dire que « pour le Rassemblement national, Saint-Quentin est un point noir dans l’Aisne ». C’est dans l’ombre qu’il entend participer au scrutin de mars, en tenant comme d’ordinaire le bureau de vote de l’école Ernest-Lavisse « ou un autre si madame le maire me le demande ». Quant à un avenir plus lointain, il n’exclut pas un retour en politique « mais dans de bonnes conditions ».Il faudra donc patienter quelque temps pour connaître les intentions du Rassemblement national à Saint-Quentin. Anthony Benoit raccroche sur cette indication : « Il n’y aura pas d’union avec Reconquête (NDLR : le parti d’Éric Zemmour). Leur stratégie électorale et leurs positions sont incompatibles avec les nôtres. » Par Julien Gris Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) : Saint-Quentin (Aisne) À Saint-Quentin, le Rassemblement national tarde à se déclarer pour les Municipales Porté depuis plusieurs années par un élan dans l’Aisne, le RN n’a pourtant pas encore désigné celui ou celle qui briguera la mairie dans la première ville du département. Les tractations se poursuivent en coulisses.

Emmanuel Macron a présenté jeudi aux principaux responsables politiques le projet de déploiement de plusieurs milliers de soldats français en Ukraine, une fois un accord de paix conclu, suscitant des réactions très réservées sur la « confiance » à accorder à Donald Trump en matière de soutien militaire à ces troupes. « Il ne faudrait avoir aucune naïveté dans les paroles de Trump qui a une versatilité qui est quand même assez record », a lancé la cheffe des Écologistes Marine Tondelier à la sortie de la réunion.Emmanuel Macron s’est félicité mardi du « soutien » apporté par les Américains aux garanties de sécurité que les Européens vont offrir à l’Ukraine, notamment l’envoi de forces aux sol pour dissuader toute nouvelle attaque russe, une fois un cessez-le-feu en vigueur, une perspective encore lointaine. « Permettez-nous de douter de la sincérité de ces avancées et de leur stabilité dans le temps », a insisté Marine Tondelier, tout en disant « oui » à des garanties de sécurité.La France insoumise n’est « pas d’accord que des soldats français puissent être déployés dans ces conditions » et réclamera un « mandat de l’Onu » lorsque la question se posera, a indiqué pour sa part la cheffe de file des députés LFI Mathilde Panot. Elle a évoqué l’envoi de « deux brigades » sur des contingents français et britannique, soit « un peu moins de 10. 000 soldats », dont « 6 000 soldats français qui pourraient être déployés, ce qui est évidemment énorme ».« Aucune raison de faire confiance à Trump »Il y aurait « deux brigades au total soit environ 10 000 hommes. La moitié pourrait être française », a abondé un autre participant. « C’est cet ordre de grandeur », a juste dit Cyrielle Chatelain chez les Verts où l’on invoque la confidentialité demandée par l’Élysée sur certaines informations.« Il n’y a aucune raison de faire confiance à Donald Trump, et ce d’autant plus qu’il menace de nombreux pays en Amérique latine » et vient « d’agresser le Venezuela », a ajouté Mathilde Panot, en reprochant à Emmanuel Macron d’avoir mis « autant de temps à réagir sans aucune condamnation des violations du droit international ».« Nous ne faisons confiance ni au Président Poutine, ni au président Trump », a abondé dans un communiqué le Parti communiste de Fabien Roussel, voyant dans l’envoi d’un contingent français « une marche de plus vers l’escalade guerrière, vers l’élargissement du conflit à l’ensemble des pays européens ».Emmanuel Macron est allé « dans le détail » sur la future force multinationale, son « commandement » qui est déjà installé au Mont-Valérien près de Paris et a donné des « tableaux très précis avec quels types de matériels » à déployer, a précisé le président de la Commission des Affaires étrangères et de la Défense du Sénat, Cédric Perrin (LR), à l’AFP.« Une cible » : les menaces de la RussieLe président et le Premier ministre Sébastien Lecornu ont convenu de la « nécessité d’associer le Parlement aux discussions » et un débat aura lieu « dans les 15 jours à trois semaines » selon l’article 50-1 de la Constitution, avec ou sans vote, a-t-il ajouté.Les présidents du Sénat Gérard Larcher et de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet, les responsables des partis représentés dans les deux chambres et les chefs des groupes parlementaires ont assisté à la réunion, de même que les présidents des commissions de la Défense et des Affaires étrangères des deux chambres.La plupart, dont les deux dirigeants du RN Jordan Bardella et Marine Le Pen, ainsi que Bruno Retailleau pour Les Républicains ou Gabriel Attal pour Renaissance, sont ressortis sans dire un mot. Edouard Philippe (Horizons), bloqué au Havre par l’alerte rouge Tempête, s’était fait représenter.Cette réunion à huis clos a eu lieu deux jours après le sommet de la « coalition des volontaires » organisé mardi à Paris, où ces pays alliés de Kiev, essentiellement européens, se sont engagés à déployer une force multinationale en Ukraine après un éventuel accord avec Moscou.Des émissaires de Donald Trump ont, eux, promis un « soutien » des États-Unis à cette force, tandis que Washington serait à la tête d’un mécanisme de surveillance d’un cessez-le-feu, encore très hypothétique. La Russie a dénoncé de son côté ce projet de force multinationale, avertissant que toute présence militaire occidentale dans ce pays serait considérée par Moscou comme une « cible légitime ».Emmanuel Macron a été « très clair » devant les chefs de partis que les Ukrainiens « seraient en première ligne » et que la force internationale les accompagnerait « loin du front », a précisé Cédric Perrin.

«Prévenu de cette situation», Bruno Retailleau «a suspendu avec effet immédiat Alain Kott de ses fonctions» de président départemental de LR et une «procédure d’exclusion» du parti.

À Provins, la droite règne en maître depuis plus de six décennies. La cité médiévale de Seine-et-Marne incarne l’un des bastions les plus solides de la droite parlementaire française. Alain... L’article [Info VA ] Municipales à Provins : le RN lance Julien Limongi à l’assaut d’un bastion LR vieux de 66 ans est apparu en premier sur Valeurs actuelles.


Alors que les agriculteurs manifestent leur colère au cœur même de la capitale jeudi matin, le chef des Républicains souligne que ce qui se joue "c'est la puissance agricole française, la souveraineté, l'indépendance alimentaire".

La droite nationaliste aura sa candidate aux municipales parisiennes. Sarah Knafo, députée européenne de Reconquête et compagne d’Éric Zemmour, a déclaré mercredi soir au journal télévisé de TF1 qu’elle sera... L’article Municipales 2026 à Paris : « J’y vais pour gagner »… Sarah Knafo candidate à la succession d’Anne Hidalgo est apparu en premier sur Valeurs actuelles.

Sarah Knafo, âgée de 32 ans, sera concurrencée par un autre candidat d’extrême droite : Thierry Mariani, investi par le Rassemblement national. Au total six candidatures sont officialisées pour la course à la mairie de Paris

Le Premier ministre pourrait choisir d’utiliser le 49.3 ou les ordonnances pour faire passer le projet de loi budgétaire

CHRONIQUE - Selon une étude menée par le cabinet de conseil Spin & Strategy, une candidature du centre gauche en 2027 éliminerait le centre droit et qualifierait Jean-Luc Mélenchon pour le second tour.


Par AFP Par Juliette COLLEN © 2026 AFP La députée européenne Reconquête Sarah Knafo, figure montante de l'extrême droite, s'est lancée mercredi dans la course à la mairie de Paris pour "redresser" une capitale en "déclin", et exclut de se présenter à la présidentielle de 2027."Aujourd'hui je suis une Parisienne et je vois la ville que j'aime décliner. Personne ne sera aussi déterminée que moi pour mettre fin à la gabegie" dans la capitale, a déclaré sur TF1 l'élue du parti d'Eric Zemmour, qui devient la sixième candidate aux municipales des 15 et 22 mars à Paris."Je vois les femmes avoir peur dans la rue, je vois la dette qui explose, je vois les impôts qui augmentent, une ville sale, insalubre", a énuméré Sarah Knafo, qui promet "un plan d'économies de près de 10 milliards d'euros pour pouvoir enfin baisser les impôts des Parisiens" et "diviser par deux la taxe foncière".L'eurodéputée, seule élue nationale de son parti, a dit par ailleurs souhaiter "au moins deux référendums par an" si elle était élue. La nouvelle égérie des conservateurs français, 32 ans, se "laisse six ans pour redresser la plus belle capitale du monde". Excluant ainsi de se présenter à la présidentielle de 2027, pour laquelle elle "espère" que le parti de son compagnon Eric Zemmour "aura un autre candidat".Sa candidature à l'Hôtel de ville faisant peu de suspense, elle a déjà été testée dans les sondages: le dernier paru en décembre lui prête 7% des intentions de vote au premier tour, ex aequo avec le candidat du RN Thierry Mariani.Selon ce sondage Ipsos, le candidat (PS) Emmanuel Grégoire à la tête d'une union entre socialistes, écologistes et communistes remporterait 32% des suffrages au premier tour, devant la candidate des LR Rachida Dati, soutenue par le MoDem, qui en recueillerait 27%.Pierre-Yves Bournazel, candidat d'Horizons soutenu par Renaissance, est lui crédité de 14% des intentions de vote, et Sophia Chikirou, tête de liste LFI, est donnée à 13%.Quatre listes sont ainsi en mesure de se qualifier au second tour, pouvant donner lieu à une quadrangulaire, selon cette enquête. Une fusion des deux listes d'extrême droite paraît peu probable, Marine Le Pen reprochant à Sarah Knafo d'avoir "toujours combattu" son parti, qu'Eric Zemmour juge "socialiste" comme l'a rappelé, agacé, Thierry Mariani en lançant sa campagne. "Marchepied à Dati" Très présente dans les médias de la galaxie Bolloré, la jeune aspirante maire pourrait selon le politologue Benjamin Morel "évider" les voix de Thierry Mariani, au regard des bons scores engrangés par Eric Zemmour dans la capitale à la présidentielle de 2022, où il était arrivé en troisième position avec 8% des voix au global, et plus de 17% dans le 16e arrondissement, bastion de la droite parisienne."L'électorat parisien n'est pas l'électorat classique du RN, c'est plutôt la vieille extrême droite maurassienne très +zemmouro-compatible+. Il peut y avoir un vote utile aussi à l'extrême-droite, un espace où Sarah Knafo est plus consensuelle", analyse l'expert pour l'AFP.Avec un score à 10%, la députée européenne serait en capacité de se maintenir au second tour, ce qui serait "un vrai problème pour Rachida Dati", ajoute le politologue. Cette dernière candidature "s'inscrit dans une stratégie visant à servir de marchepied à Rachida Dati et ouvrir la porte à une alliance assumée entre la droite extrême et l'extrême droite", a tancé Emmanuel Grégoire dans un communiqué. Mercredi soir, Sarah Knafo s'est dite "prête à travailler" avec Rachida Dati si elle remportait la mairie, comme avec "tous ceux qui partageront mon projet"."J'espère que les Parisiens me feront confiance à moi parce que je pense vraiment avoir le meilleur programme pour Paris. Ce sera le programme le plus transparent, chiffré, rigoureux, comme j'ai appris à le faire", a promis l'énarque, passée par la Cour des comptes."Mais si les Parisiens choisissaient quelqu'un d'autre, je serai tout à fait constructive pour faire gagner les idées qui sont les miennes", a-t-elle conclu.

INFO LE FIGARO - L’ex-directeur général des services de Nice, Olivier Breuilly, revient sur la promenade des Anglais pour mener campagne contre son ancien patron... dans le camp de son plus grand rival.

Brest (Finistère) est aujourd’hui la dernière ville française de plus de 100 000 habitants à ne pas avoir de police municipale. Cette exception, François Cuillandre entend y remédier en cas de nouvelle élection à la tête de la ville lors des municipales de mars prochain.Maire depuis 2001, le socialiste a pourtant longtemps été opposé à la création d’une police municipale dans la deuxième ville de Bretagne. « Les maires, et notamment les maires de gauche, qui ont accepté de mettre en place une police municipale (…), ils font ce que l’État doit faire. Ce n’est pas à nous de faire ça », avait-il déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) en septembre 2022.En mai dernier, il avait même moqué « le concours Lépine de la police municipale » de ses opposants, « entre ceux qui la veulent armée, à cheval et j’en passe », avait rapporté le quotidien Le Télégramme.Le voilà désormais aligné sur la position de ses concurrents, tous en faveur d’une telle force, à l’exception de La France Insoumise (LFI). Interrogé sur ce revirement, François Cuillandre a expliqué ce mardi, lors d’une conférence de presse, que le pays avait « changé », notamment avec la montée du narcotrafic.« Lutter face au narcotrafic »« Le fait qu’on fasse une police municipale de proximité va permettre à la police nationale de remplir au mieux ses missions régaliennes, notamment de lutter face au narcotrafic », a développé l’élu, qui s’est allié aux écologistes pour cette cinquième candidature au poste de maire de Brest.Il a promis d’embaucher 50 policiers municipaux d’ici à la fin du prochain mandat, « un dimensionnement réaliste pour un coût soutenable de trois millions d’euros » par an. Ces policiers ne seront pas dotés d’armes létales mais de bâtons, menottes et bombes lacrymogènes.De son côté, le candidat de la droite et du centre, Stéphane Roudaut, a promis une force armée de 150 policiers municipaux et avait annoncé vouloir faire des élections « un référendum pour ou contre la police municipale ».Les effectifs des polices municipales en France atteignent plus de 28 000 agents répartis dans 4 500 communes, selon le ministère de l’Intérieur.

Plus de cinq ans ont passé depuis le putsch et, dans la gauche vitriote, la plaie semble toujours ouverte. L’élection surprise de Pierre Bell-Lloch à la tête de la mairie de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) — à l’issue d’un vote à bulletin secret, il avait raflé le fauteuil de maire au nez et à la barbe du sortant Jean-Claude Kennedy (PCF) — n’a pas été digérée.En témoignent les coups qui s’abattent sur le maire, candidat à un nouveau mandat avec une étiquette qui fait jaser : « Nouveau Front populaire (NFP) de Vitry ». Dans les rangs de la gauche locale, l’utilisation de ces trois mots sur certaines affiches et autres outils de campagne de la liste menée par Pierre Bell-Lloch fait bouillir plus d’un militant.

Des propos qui continuent à faire polémique. La réaction d’Emmanuel Macron à la capture de Nicolás Maduro par les États-Unis ce week-end a suscité de nombreuses critiques, le président de la République n’ayant pas explicitement condamné l’opération commanditée par Donald Trump.Sur BFMTV ce lundi 5 janvier, la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a clarifié la position de la France. « Il y a une responsabilité implacable de monsieur Maduro dans ce qui s’est passé. Et non, nous n’allons pas pleurer le départ d’un dictateur qui a confisqué la liberté à son peuple et qui a volé les élections », a-t-elle dit.« Deuxièmement, bien sûr que ça contrevient au droit international, nous n’avons jamais dit le contraire », a poursuivi la porte-parole, avant d’ajouter : « Il faut maintenant permettre au Venezuela de se projeter dans l’après-Maduro, avec une transition qui doit être pacifique et démocratique. Ça commence par la libération des prisonniers politiques et une prise en compte réelle des élections de 2024 ».Un « deux poids, deux mesures » du RN et de LFIDe La France insoumise au Rassemblement national, la réaction d’Emmanuel Macron a été critiquée depuis samedi. Si la plupart des dirigeants européens ont salué la fin du régime du président vénézuélien, le britannique Keir Starmer et l’allemand Friedrich Merz ont rappelé la nécessité du respect du droit international. Mais pas le locataire de l’Élysée, qui a dit « prendre acte » de la fin de la « dictature Maduro », dont le « peuple vénézuélien » ne peut que se « réjouir ».Une réaction « aveugle, inconsciente des réalités et irresponsable », a ainsi taclé dimanche l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, qui reste dans les mémoires pour son engagement contre la guerre en Irak engagée par les États-Unis de George W. Bush en 2003.Interrogée sur les nombreuses critiques contre Emmanuel Macron, Maud Bregeon a dénoncé le « deux poids, deux mesures » du Rassemblement national et de La France insoumise.« J’aurais aimé que Jean-Luc Mélenchon organise la même manifestation de soutien au peuple ukrainien lorsque l’Ukraine a été envahie par Vladimir Poutine. J’aurais aimé que Marine Le Pen rappelle avec la même vigueur l’importance du droit international lorsque Vladimir Poutine a envahi la Crimée en 2014 », lance la porte-parole.Dans un communiqué, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon avait pourtant « condamné » l’invasion militaire de l’Ukraine par la Russie en février 2022, la qualifiant d’« acte de guerre extrêmement grave », et avait soutenu « les initiatives et les rassemblements organisés en France en solidarité avec les populations victimes et pour la défense de la paix ».Place de la République ce samedi, l’ancien candidat à la présidentielle a appelé « à la libération et le retour immédiat de Nicolás Maduro et de son épouse au Venezuela ». Des propos critiqués par Maud Bregeon ce lundi. « Quand on demande la libération immédiate et le retour dans son pays d’un dictateur, ça interroge (sur son) rapport à la démocratie », dit la porte-parole.

Alors que les règles du jeu d’une primaire de la gauche non mélenchoniste devaient être annoncées en décembre 2025, les socialistes ont préféré temporiser, au grand dam de leurs partenaires, en raison de la séquence budgétaire explosive au Parlement.

The race for mayor of one of the world’s most iconic cities promises to be packed with drama.

« Disciple » de Donald Trump, « aligné sur tout le monde et sur personne », « irresponsable »… Les critiques des adversaires d’Emmanuel Macron continuaient de s’abattre sur le président français dimanche, après son absence de condamnation de la capture du vénézuélien Nicolás Maduro par les États-Unis.Si la plupart des dirigeants européens ont salué la fin du régime du président vénézuélien, homme autoritaire qualifié de « dictateur » par son opposition et de nombreux observateurs qui contestent la légitimité de son troisième mandat, le britannique Keir Starmer et l’allemand Friedrich Merz ont rappelé la nécessité du respect du droit international.Mais pas Emmanuel Macron, qui a dit samedi « prendre acte » de la fin de la « dictature Maduro », dont le « peuple vénézuélien » ne peut que se « réjouir ».Une réaction « irresponsable »Une réaction « aveugle, inconsciente des réalités et irresponsable », a taclé dimanche l’ancien Premier ministre Dominique de Villepin, qui reste dans les mémoires pour son engagement contre la guerre en Irak engagée par les États-Unis de George W. Bush en 2003.Le candidat pressenti à la présidentielle de 2027 estime que le chef de l’État ménage Washington pour mieux s’attirer ses faveurs dans le dossier ukrainien.Le président français aurait donc « préféré ne pas surréagir, puisqu’il a craint à un moment donné d’irriter Donald Trump, par rapport à la décision américaine d’intervenir à Caracas parce qu’il a le sentiment de devoir mener un combat qui, pour lui, est plus important, qui est le combat de l’Ukraine », a-t-il accusé.L’Elysée défend une position « cohérente et constante »Sur France 2, le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, qui avait déjà utilisé un ton moins conciliant envers la Maison Blanche que l’Élysée la veille, a reconnu que « la méthode employée contrevenait aux principes du droit international ».« L’usage de la force est permis dans le droit international (…), mais il doit être encadré par des règles », a-t-il ajouté.Auprès de l’AFP, l’entourage d’Emmanuel Macron a indiqué pour sa part : « Notre position est cohérente et constante. Elle n’a comme seule boussole le respect de la souveraineté du peuple vénézuélien ».« La voix de la France s’exprime à la fois par le quai d’Orsay et Jean-Noël Barrot, qui exprime ses doutes sur l’action et son attachement au respect du droit international. Et elle est complétée par une parole du président de la République (…) qui se projette », a tenté de synthétiser sur France Inter le ministre de l’Économie, Roland Lescure.Des tacles au RN et à LFIMais cela n’a pas suffi à calmer les oppositions, d’autant que sur ses réseaux sociaux la Maison Blanche a relayé, tel quel, le tweet du président français. Ce dernier « a du mal à parler de la souveraineté des États » et « est aligné sur tout le monde et sur personne », a taclé sur CNews le vice-président du Rassemblement national Sébastien Chenu.« Donald Trump relaie le tweet de son disciple… Macron aura définitivement humilié la France ! », a estimé pour sa part l’eurodéputée LFI Manon Aubry.Des critiques - certes plus feutrées - ont été aussi émises au sein de la famille politique du président. Où l’on n’a pas oublié qu’il n’a cessé de marteler, depuis son arrivée au pouvoir, qu’il ne fallait pas donner l’impression, notamment au Sud global, d’un double standard en matières géopolitique et de droit international.« Le droit international n’est pas une variable d’ajustement. C’est ce qui nous protège collectivement du chaos. La défense des libertés fondamentales et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ne peut justifier le recours à la force », a ainsi martelé la députée et ancienne ministre macroniste Agnès Pannier-Runacher.L’eurodéputée Horizons et ex-ministre Nathalie Loiseau a elle fait valoir qu’« imposer un ordre politique depuis l’extérieur c’est contraire au droit international et c’est voué à l’échec ». « Dans les réactions officielles françaises il y a un peu d’amnésie et je le regrette », a-t-elle poursuivi sur RTL.De quoi faire dire au leader insoumis Jean-Luc Mélenchon, qui a appelé à un retour de Nicolás Maduro au Venezuela, qu’« un certain consensus transpartisan aussi se note en France contre le suivisme inconditionnel et irresponsable de Macron ».

Les mobilisations des agriculteurs ont repris ce week-end, après une pause pendant les fêtes. Pour Sébastien Chenu, invité du Grand Rendez-vous Europe 1/CNews/Les Echos, "c’est la ruralité (...) qui est en train de s’éteindre" et pas seulement l'agriculture.

Il se réjouit de la fin de la « dictature Maduro ». Après la capture du président vénézuélien ce samedi, le président français Emmanuel Macron a appelé à une « transition pacifique » et « démocratique » au Venezuela.« En confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales, Nicolás Maduro a porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple », a écrit sur X le président français.Le chef de l’État plaide pour que la transition, « respectueuse de la volonté du peuple vénézuélien », soit assurée « au plus vite » par Edmundo Gonzalez Urrutia, candidat de l’opposition à la présidentielle 2024.Pas de solution « durable » de l’extérieurUn peu plus tôt samedi, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot avait condamné la capture de Nicolás Maduro par les forces américaines lors d’une opération qui « contrevient » au droit international, estimant qu’« aucune solution politique durable » dans le pays « ne saurait être imposée de l’extérieur ».Dans ce contexte, Emmanuel Macron s’est entretenu samedi au téléphone avec Donald Trump, mais aussi le président argentin Javier Milei, a fait savoir l’entourage du chef de l’État français, précisant qu’il avait aussi eu des « échanges écrits » avec le président brésilien Lula.« La France est pleinement mobilisée et vigilante, notamment pour assurer la sécurité de ses ressortissants en ces heures d’incertitude », a encore souligné Emmanuel Macron.La « honte » de MélenchonDe son côté, le leader de la France Insoumise Jean-Luc Mélenchon, lors d’un rassemblement de soutien au peuple vénézuélien à Paris, a dénoncé le « pur impérialisme » américain et attaqué le silence d’Emmanuel Macron.« Il faut, sans barguigner, exiger la libération et le retour immédiat de Nicolás Maduro libre au Venezuela », a insisté le responsable, régulièrement accusé d’être un soutien du président vénézuélien, ce qu’il récuse.Donald Trump accuse le président Maduro d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic, ce que l’intéressé dément, reprochant aux États-Unis de vouloir le renverser pour s’emparer des réserves de pétrole du pays, les plus grandes de la planète.La prise de position de Macron n'est pas la voix de la France. Il nous fait honte. Il abandonne le droit international. Jour sombre pour notre pays.— Jean-Luc Mélenchon (@JLMelenchon) January 3, 2026Jean-Luc Mélenchon, comme d’autres responsables de LFI, a assuré que le narcotrafic était un « prétexte » utilisé pour justifier l’attaque, mais que le pétrole en était la cause réelle. Surtout, au soutien affiché d’Emmanuel Macron, il a estimé que « la prise de position de Macron n’est pas la voix de la France. Il nous fait honte ».Une classe politique nuancéeLa majorité des autres responsables politiques se sont prêtés à un difficile exercice d’équilibriste, dénonçant l’attaque américaine sans soutenir Nicolás Maduro.« Quoi que l’on pense de Maduro, cet acte doit être unanimement condamné », a dit sur X le patron du PS, Olivier Faure, s’inquiétant d’« un feu vert donné à tous les autocrates du monde ».« Pas une larme pour le dictateur ploutocrate Maduro, mais il faut avoir conscience que nous entrons dans un monde sans droit international où prévaut la loi du plus fort », a déclaré l’eurodéputé social-démocrate Raphaël Glucksmann.Dans la même veine, Gabriel Attal, chef de file des députés macronistes, a affirmé qu’il « ne regrette pas » le départ de ce « dictateur ». Il a dit voir dans l’opération américaine « un signe supplémentaire que le monde est désormais régi par la force » et a incité les Européens à s’adapter pour ne pas être cantonnés au rôle de « spectateurs impuissants ».Une souveraineté « jamais négociable »La patronne du Rassemblement national Marine Le Pen a jugé qu’il y avait « mille raisons de condamner le régime de Nicolás Maduro : communiste, oligarchique et autoritaire » mais que « la souveraineté des États n’est jamais négociable ».« Renoncer à ce principe aujourd’hui pour le Venezuela, pour n’importe quel État, reviendrait à accepter demain notre propre servitude », a-t-elle ajouté, appelant à « rendre la parole » aux Vénézuéliens.Le président des Républicains Bruno Retailleau a semblé plus conciliant avec Donald Trump, en estimant que le narcotrafic nécessite « une réplique ferme » même si la souveraineté vénézuélienne « demeure sacrée ».

Des responsables de gauche, Jean-Luc Mélenchon en tête, ont dénoncé samedi « l’enlèvement » du président vénézuélien Nicolás Maduro par les forces américaines et appelé Paris à le condamner. L’extrême droite s’est montrée plus nuancée.« Les USA de Trump s’emparent du pétrole du Venezuela en violant sa souveraineté avec une intervention militaire d’un autre âge et l’enlèvement odieux du président Maduro et de son épouse », a dénoncé sur le réseau social X l’Insoumis Jean-Luc Mélenchon.« Quelqu’un réveille le président Macron ? Il est temps que la République française condamne l’attaque contre le Venezuela. Il n’y a pas de bonne invasion. Seulement des mauvaises », a-t-il ajouté, les autorités françaises n’ayant pour l’heure pas fait de commentaire.Un « prétexte »Le président américain, Donald Trump, a annoncé samedi que ses forces avaient « capturé et exfiltré » Nicolás Maduro et son épouse lors d’une opération « de grande envergure » au Venezuela.Donald Trump accuse le président Maduro d’être à la tête d’un vaste réseau de narcotrafic, ce que l’intéressé dément, reprochant aux États-Unis de vouloir le renverser pour s’emparer des réserves de pétrole du pays, les plus grandes de la planète.Jean-Luc Mélenchon a estimé que le narcotrafic était un « prétexte » pour « détruire ce qu’il reste d’ordre international libre de la loi du plus fort ». Le leader de la France insoumise est régulièrement accusé d’être un soutien du président vénézuélien Nicolás Maduro, ce qu’il récuse, même si l’ancien chef d’État Hugo Chavez était un de ses modèles politiques.Le patron du Parti socialiste Olivier Faure a quant à lui affirmé sur X que « quoi que l’on pense de Maduro, cet acte doit être unanimement condamné ». Jugeant que « la force ne peut remplacer le droit », il s’est inquiété d’« un feu vert donné à tous les autocrates du monde ».Le coordinateur de La France Insoumise Manuel Bompard a pour sa part déclaré que les États-Unis « renouent avec les coups d’État et la guerre ». Plus largement, LFI a enjoint dans un communiqué « le gouvernement français à condamner sans ambiguïté cette guerre, à exiger un cessez-le-feu immédiat et à défendre la souveraineté du Venezuela. Dans l’immédiat, elle doit demander une réunion du conseil de sécurité de l’ONU ».« Cette bonne nouvelle »Le parti de gauche radicale a appelé à un rassemblement de « soutien au peuple vénézuélien » samedi à 18 heures, place de la République à Paris.Le Parti communiste, qui appelle aussi ses militants à se réunir samedi à 15 heures autour de la statue de Bolivar, dénonce pour sa part un « scandale absolu ». « La France doit réagir fermement », a exhorté son numéro un Fabien Roussel sur X.La cheffe des Écologistes Marine Tondelier a de son côté plaidé pour que la France condamne les bombardements nocturnes au Venezuela, sans mentionner la capture de Nicolás Maduro.À l’autre bout du spectre politique, le président du Rassemblement national Jordan Bardella s’est montré moins tranché. Si « personne » ne regrettera le « régime rouge » de Nicolás Maduro, « le respect du droit international et de la souveraineté des États ne peut être à géométrie variable », a-t-il écrit sur X. Jordan Bardella a appelé à ce que « la parole soit rendue dans les plus brefs délais au peuple vénézuélien, afin qu’il puisse sortir de cette crise majeure par un processus démocratique libre, transparent et loyal ».Éric Ciotti, dont le parti UDR est allié du RN, a même salué la « chute du dictateur Maduro ». « Cette bonne nouvelle pour le peuple vénézuélien doit s’intégrer dans le respect du droit international », a-t-il dit, demandant « un processus démocratique ».

La « capture » du président Nicolás Maduro par les États-Unis, une première depuis celle du président panaméen Noriega en 1989, a fracturé la classe politique française ce samedi 3 janvier. Celle-ci allant de la dénonciation absolue de l’intervention américaine, essentiellement à gauche, à un soutien franc, quoique beaucoup plus isolé.Premier à se faire entendre, bien avant les autorités françaises et la diplomatie, Jean-Luc Mélenchon, qui a toujours défendu le pouvoir « bolivarien » de Caracas, a dénoncé une violation de la souveraineté du pays « avec une intervention militaire d’un autre âge et l’enlèvement odieux du président Maduro et de son épouse ».Pour le tribun LFI, « le narcotrafic est désormais le prétexte de l’empire (les États-Unis) et de ses agents politiques et médiatiques pour détruire ce qu’il reste d’ordre international libre de la loi du plus fort ». Dans la foulée, LFI a appelé à des rassemblements en France, « en soutien au peuple vénézuélien », tout comme le Parti communiste.« La force ne peut pas remplacer le droit »À gauche, le PS a rappelé que, « quoi que l’on pense de Maduro », selon les mots d’Olivier Faure, « la force ne peut remplacer le droit. » « Quelqu’un réveille le président Macron ? », a ironisé sur X, en milieu de journée, Jean-Luc Mélenchon alors que les autorités françaises n’avaient pas encore réagi.Il aura fallu attendre 19h30 pour avoir une expression d’Emmanuel Macron, qui a attendu d’avoir échangé avec Trump, les présidents brésilien Lula et argentin Milei. Se gardant bien de critiquer les États-Unis - « il a pris acte de l’intervention américaine », selon son entourage -, le chef de l’État a estimé, sur X, que « le peuple vénézuélien ne peut que se réjouir » de la fin de « la dictature de Nicolás Maduro », et appelé à « une transition démocratique ».Un peu plus tôt, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot était, lui, monté au créneau pour dénoncer l’intervention américaine. Certes, rappelle-t-il, « en confisquant le pouvoir au peuple vénézuélien, en le privant de ses libertés fondamentales, Nicolás Maduro a porté une atteinte grave à sa dignité et à son droit à l’autodétermination ».Paris rappelle « son attachement à la Charte des Nations Unies »Mais l’opération militaire américaine « contrevient au principe de non-recours à la force qui fonde le droit international », écrit le ministre, selon lequel « aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur ». « La multiplication des violations de ce principe par des nations investies de la responsabilité principale de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies aura de lourdes conséquences sur la sécurité du monde, qui n’épargneront personne », met en garde le chef de la diplomatie française qui « réitère son attachement à la Charte des Nations unies, qui doit continuer de guider l’action internationale des États, toujours et partout ».Une Charte évoquée également par la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas, qui a indiqué avoir eu un échange au téléphone avec le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, auquel elle a rappelé que l’UE contestait la légitimité démocratique de Nicolás Maduro. Mais, a-t-elle martelé, « en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés ».Faisant référence à la charte onusienne, l’ancien chef de la diplomatie française Dominique de Villepin, abonde : il estime que « les États-Unis se mettent volontairement et indiscutablement hors du droit international ». Il dénonce « un acte lourd de conséquences pour l’ordre international issu de la Seconde Guerre mondiale ».À rebours du ministre des Affaires étrangères, Gabriel Attal voit une « forme d’hypocrisie derrière les atermoiements à réagir, les déclarations de façade et les condamnations sans effet ». « Se contenter d’être les derniers à défendre et respecter la Charte des Nations unies, (…) c’est sans doute être cohérents avec notre Histoire et fidèles à notre doctrine. Mais c’est surtout être complètement effacés », grince l’ancien Premier ministre, pour qui « même les démocraties doivent retrouver la voie de la force si elles veulent continuer d’espérer que le droit prévale de nouveau ». « Ce qui importe le plus pour les jours et les mois à venir, c’est que ce soit la liberté du peuple vénézuélien qui prime, et non les intérêts économiques et pétroliers des États-Unis », conclut le président de Renaissance.Une tonalité dramatique que nuance l’ancien Premier ministre LR Michel Barnier. « L’opération militaire américaine au Venezuela n’est pas sans précédent (Panama en 1990), et ne marque donc pas en elle-même un changement d’époque aussi radical qu’on le lit çà et là », tempère-t-il. « Mais cet événement confirme que l’usage décomplexé, unilatéral de la force devient dangereusement le mode privilégié d’action internationale, y compris de la part de démocraties alliées. On ne peut s’en réjouir, même si la nature du régime de Maduro ne mérite aucune sympathie », poursuit l’ancien négociateur du Brexit.En évoquant une « agression asymétrique et non déclarée », le président de LR Bruno Retailleau vise, lui, le « narcotrafic dévastateur » qui mène une « guerre hybride silencieuse » contre « nos sociétés, nos familles et nos jeunes » et ne cible pas l’intervention américaine. « La souveraineté du peuple vénézuélien demeure sacrée », prend toutefois soin de préciser l’ancien ministre de l’Intérieur, demandant que les Vénézuéliens puissent décider « librement »» de leur avenir sans une ingérence unilatéral », seul bémol apporté à l’opération de Donald Trump.Bardella sur une ligne de crête« Le renversement extérieur d’un gouvernement, par la force, ne saurait constituer une réponse acceptable, ne faisant qu’aggraver l’instabilité géopolitique de notre temps », a dénoncé quant à lui Jordan Bardella sur X avant que Marine Le Pen ne réagisse à ton tour dans l’après-midi. Il prend soin de rappeler, toutefois, que « le régime rouge de Nicolás Maduro appelle de nombreuses critiques légitimes sur le plan démocratique » et que « personne ne le regrettera ».Un chemin de crête délicat pour le leader d’une formation traditionnellement opposée frontalement à l’interventionnisme militaire, et tout particulièrement américain, mais qui disait, le 17 décembre dernier sur LCI, respecter Donald Trump « pour sa capacité à défendre les intérêts américains ».« Là, Trump devient encombrant », soupire une source interne au RN. Ce que ne semble pas du tout penser l’allié du RN Éric Ciotti. Évoquant un « soulagement pour le Venezuela gangrené depuis des décennies par la corruption endémique, élections volées, crimes et violations des droits humains », l’admirateur du président argentin Milei, volontiers atlantiste, salue une « bonne nouvelle » qui doit toutefois « s’intégrer dans le respect du droit international ».Un enthousiasme partagé par l’ancien Premier ministre Manuel Valls qui se félicite que « les jours de la dictature so (ie) nt désormais comptés ». « Il appartiendra au peuple vénézuélien d’écrire la suite en toute indépendance. Viva la libertad ! », s’enflamme l’ancien ministre d’origine espagnole.

Il n’a jamais eu d’Oscar mais le maire (LR) de Brignoles (Var) Didier Brémond a eu son quart d’heure de gloire warholien mardi 30 décembre pour réagir à la naturalisation de l’un de ses administrés : le célébrissime acteur américain George Clooney. La star, qui n’a jamais caché son engagement pro-démocrate, expliquait vouloir privilégier la capitale de la Provence-Verte à Los Angeles pour élever ses enfants.De quoi faire rosir de fierté le maire de la commune qui ironisait ce mercredi au micro d’ICI Provence en affirmant, sous forme de boutade, que le héros d’« Urgences » « ferait un très bon adjoint à la Culture ». Lors de la cérémonie des vœux de 2024 de Didier Brémond, George Clooney avait déjà diffusé une vidéo dans laquelle lui et sa famille se disaient « très reconnaissants pour l’amitié que Didier nous porte ».Un attachement à l’édile qui est aussi partagé par… le RN. Car selon nos informations, le parti de Jordan Bardella le soutiendra aux prochaines municipales. « On soutient le maire en place, on travaille bien ensemble », explique Frank Giletti, délégué départemental RN du Var et député du coin, qui, avec sa chevelure poivre et sel et pas mal d’imagination, a un petit air de George Clooney.Le responsable RN, visiblement pas effarouché, pour une fois, par la naturalisation expresse d’un étranger extra-européen, croit même savoir que la future liste de Didier Brémond comptera des personnes encartées au RN.« Je suis un homme de droite et un homme libre »Le maire, par ailleurs premier vice-président LR du département du Var, se réjouit de ce soutien même s’il n’a pas encore officialisé sa candidature. « Je ne vais quand même pas dire que je ne veux pas de gens qui votent pour moi ! », se félicite auprès du Parisien - Aujourd’hui en France celui qui confirme entretenir de « bonnes relations » avec Frank Giletti.« Je n’ai aucun problème avec lui, à l’instar de beaucoup de maires de la circonscription », ajoute-t-il. « Je suis un homme de droite et un homme libre », insiste Didier Brémond, qui dit avoir « de tout » (comprendre : des individus issus de tous les horizons politiques, RN et gauche compris), dans l’association de soutien à son action.L’histoire ne dit pas encore si George Clooney, désormais citoyen français, votera également pour lui en mars 2026.

Donald Trump dominated 2025 in the same way that a bear would dominate the honey section if let loose in a supermarket.

Un sondage Cluster 17 dont l’Opinion a eu connaissance place le rassemblement des socialistes, des écologistes et des communistes devant la candidate LR avec 30 % des intentions de vote

Le Premier ministre Sébastien Lecornu poursuit lundi ses consultations des formations politiques, avant un Conseil des ministres en fin de journée pour présenter en urgence une loi spéciale destinée à sortir de l’impasse budgétaire, après l’échec de l’examen parlementaire du budget de l’État.Dernier recours pour permettre de financer temporairement l’État et les administrations, un vote devrait intervenir d’ici mardi, à l’Assemblée et au Sénat, pour entériner cette loi spéciale qui vise à reconduire provisoirement le budget 2025, avant la reprise de nouvelles discussions budgétaires en janvier.Objectif annoncé par la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin : qu’une véritable loi de finance 2026 soit adoptée avant « la fin janvier ». « Les quinze premiers jours de janvier », a même renchéri lundi le rapporteur du budget à l’Assemblée Philippe Juvin (LR) sur BFMTV/RMC.« Trouver les conditions d’une solution »Après l’échec vendredi d’une commission de sénateurs et députés à trouver un accord, le Premier ministre était à la tâche dès dimanche, entamant une nouvelle série de consultations des partis politiques « pour trouver les conditions d’une solution ». Il a notamment discuté avec les chefs des groupes parlementaires Renaissance et Horizons et les présidents des groupes MoDem et Liot.Les responsables du Parti socialiste, partenaires privilégiés de Sébastien Lecornu lors de l’examen du budget de la Sécurité sociale, et à qui il a concédé notamment la suspension de la réforme des retraites, seront reçus lundi à partir de 10h30. Le Premier ministre doit aussi s’entretenir avec le Parti communiste (15 heures), les Écologistes (16 heures) et Les Républicains (17h30).« Nous leur disons deux choses simples. Est-ce qu’on est bien d’accord que notre objectif collectif, c’est qu’entre maintenant et fin janvier, il y ait un budget pour la France, un vrai budget, pas un budget service minimum », a détaillé Amélie de Montchalin dimanche soir.« Et la deuxième chose qu’on dit, c’est que pour qu’il y ait un budget, il faut qu’il y ait un compromis », a-t-elle ajouté.Recours au 49.3À l’issue de ces discussions, un Conseil des ministres destiné à présenter le projet de loi spéciale est prévu en fin de journée, au retour d’Emmanuel Macron d’Abou Dhabi.Dans la foulée, les commissions des Finances de l’Assemblée nationale et du Sénat auditionneront lundi soir et mardi le ministre de l’Économie Roland Lescure et Amélie de Montchalin. L’objectif est que ce texte puisse être voté mardi par les deux chambres.Comme l’année dernière, il ne devrait y avoir « aucune voix contre », a pronostiqué sur RTL le président insoumis de la commission des Finances Éric Coquerel. Mais il faudra dès la rentrée reprendre les discussions pour tenter de trouver un budget 2026.Reste qu’après deux mois de discussions qui n’ont pas permis d’aboutir, le doute subsiste sur la capacité du Premier ministre à obtenir ce compromis, entre une droite sénatoriale attachée aux économies et aux baisses d’impôts et une Assemblée où la gauche réclame plus de recettes et moins de coupes budgétaires.Des voix s’élèvent de plus en plus fort pour réclamer que le Premier ministre ne prolonge pas la navette parlementaire indéfiniment et utilise l’article 49.3 de la Constitution, alors que Sébastien Lecornu s’est engagé à ne pas y recourir, à la demande du Parti socialiste.« Je pense que le Parti socialiste sera d’accord pour un 49.3. Ce sont des gens responsables, il faut simplement les traiter », a estimé lundi le rapporteur Philippe Juvin. Selon lui, le texte soumis au 49.3 devrait « partir de celui voté au Sénat » en y ajoutant des amendements « sur lesquels on se met rapidement d’accord ».Dans ce cas, le 49.3 ne serait « pas un passage en force » mais « un aveu d’échec du parlementarisme », a estimé sur TF1 le chef des députés MoDem Marc Fesneau. Samedi, le patron de LR Bruno Retailleau a aussi enjoint au Premier ministre de dégainer cette arme constitutionnelle pour octroyer un budget « responsable au pays », avec « moins d’impôt et de dépenses ».Mais pour Amélie de Montchalin, il y aura dans le budget « des hausses d’impôts qu’il faudra cibler, choisir, décider ensemble. Et puis il y aura des économies qu’il faudra cibler, choisir et décider ensemble ».

L’eurodéputée Reconquête pourrait-elle se présenter à la mairie de Paris ? « Je réfléchis, j’étudie les programmes des différents candidats, a indiqué la principale intéressée sur le plateau de BFMTV ce dimanche. Pour autant, Sarah Knafo, qui s’est dite « prête à y aller », a expliqué ne pas avoir encore pris sa décision. « Je verrai si je considère que les Parisiens ont déjà le candidat qu’ils méritent », a-t-elle ajouté en restant encore vague sur cette éventualité.Cette semaine, socialistes, communistes et écologistes se sont unis derrière la liste d’Emmanuel Grégoire. Une union qui pourrait permettre à la gauche d’arriver en tête au premier tour selon notre sondage Ipsos-BVA pour Le Parisien-Aujourd’hui en France, publié le 13 décembre, avec 32 % des voix. À droite, Rachida Dati (LR-UDI-Modem) arriverait juste derrière réunissant 27 % des suffrages.Alors, une candidature de Sarah Knafo ne pourrait-elle pas davantage diviser la droite ? « Je ne serais jamais là pour faire perdre la droite mais au contraire pour la faire gagner », a fait savoir l’eurodéputée. « Mon objectif c’est que la gauche perde la ville ».Union des droites ?Sarah Knafo, qui appelle régulièrement à l’union des droites, a dit dimanche jalouser que « la gauche arrive toujours à s’allier ». Cependant, dans le contexte des municipales, l’élue a nié appeler « Rachida Dati à faire une alliance » a-t-elle précisé.En vue des présidentielles, l’élue Reconquête s’est redite être favorable à une union. « Je pense qu’il faudra pour redresser le pays qu’on arrive à tous se mettre ensemble », a-t-elle martelé. « Toute la droite gagnerait à une primaire », estime Sarah Knafo. Ce scrutin pourrait d’après elle « remettre le projecteur sur les idées de la droite ».D’après le sondage Ipsos pour Le Parisien sur les municipales à Paris, Sarah Knafo n’arriverait au premier tour qu’en cinquième position ex æquo avec Thierry Mariani (RN), réunissant 7 % des suffrages. Elle est notamment devancée par l’insoumise Sophia Chikirou (13 %), le candidat Renaissances-Horizons Pierre-Yves Bournazel (14 %), tous loin derrière Rachida Dati et Emmanuel Grégoire.

L’ancien ministre de l’Intérieur est redevenu sénateur de Vendée en novembre. Il reproche au premier ministre d’avoir concédé trop de largesses coupables aux socialistes.

Face à un maire sortant « confiant » élu à 56 % des suffrages dès le premier tour en 2020, l’union devait être leur force. Après trois campagnes législatives menées sous la bannière du Nouveau Front populaire (NFP), écologistes, Insoumis et communistes de Boulogne-Billancourt sont rompus à l’exercice de terrain en collectif. Ce jeudi 18 décembre, ils annoncent repartir ensemble pour les municipales des 15 et 22 mars 2026 derrière l’élu écolo, Pauline Rapilly Ferniot, avec le micro-parti de François Ruffin, Debout !« C’est une excellente nouvelle, cela nous a demandé beaucoup de discussions mais nous y sommes parvenus parce qu’il y a une vraie confiance qui s’est créée entre nous et une vraie volonté de réussir et tourner la page Baguet (Pierre-Christophe Baguet, le maire LR sortant) », souligne la candidate de « l’union de la gauche et des écologistes ».

Au sommaire : Syrie, Trump riposte en frappant l'État islamique. Avons nous été trop faibles face à Shein ? Rapprochement LR-RN : ils disent non à Sarkozy.

Le champ des alliances à gauche se restreint pour Léonore Moncond’huy en vue des élections municipales de mars prochain. La maire écologiste de Poitiers (Vienne) a échoué à constituer pour le premier tour des municipales une liste avec le Parti communiste (PCF), Place publique et Poitiers populaire, un collectif proche de La France insoumise (LFI).Jeudi soir, le mouvement citoyen Poitiers collectif, qui l’avait portée à la mairie en juin 2020, a acté en réunion plénière l’échec des discussions avec les représentants du PCF, membres de l’actuelle majorité, et de Poitiers populaire.« Nous n’avons pas la même conception du rassemblement ni du pluralisme », déplore Bertrand Geay, coprésident de Poitiers populaire, dans les colonnes de la Nouvelle République. L’intéressé évoque des dissensions sur la répartition des places, mais aussi « sur la gratuité des bus », « le dialogue avec le personnel » ou la « démocratie participative ».Jeudi matin, la direction nationale de Place publique avait pour sa part enterré, dans un communiqué, toute perspective d’alliance avec Poitiers collectif en raison de « l’ambiguïté maintenue par la maire sortante concernant ses relations politiques avec La France insoumise, tant pour le premier que pour le second tour ».Sept listes sur la ligne de départÀ l’échelle locale, le mouvement de Raphaël Glucksmann est tiraillé entre des militants favorables à l’union avec Léonore Moncond’huy et prêts à s’unir avec elle, sans l’étiquette de Place publique, et l’ancien macroniste Sacha Houlién député de la Vienne, qui a un temps caressé l’idée d’une candidature commune avec Alain Claeys, ancien maire socialiste.Le PS, lui, siège dans l’opposition au conseil municipal et a investi son propre candidat, François Blanchard, malgré des appels à faire union avec le centriste Anthony Brottier, qui mène pour l’instant sa propre liste.Avec la candidature attendue du Rassemblement nationale (RN) début janvier, le nombre de listes déclarées va monter à sept, soit une de moins qu’en 2020. Léonore Moncond’huy avait alors été élue à seulement 30 ans à l’issue d’une triangulaire avec le PS et le centre au second tour.

En cas d’échec de la réunion des députés et des sénateurs en commission mixte paritaire sur le budget de l'Etat, Sébastien Lecornu pourrait dégainer une loi spéciale, rapporte Le Monde, jeudi 18 décembre. Le Premier ministre dénonce « la radicalité d'une petite partie du groupe Les Républicains du Sénat »

Sur TF1, Bruno Retailleau a apporté son soutien au maire de Chessy, en Seine-et-Marne, qui a décidé de démissionner plutôt que de célébrer le mariage d'un étranger en situation irrégulière, comme l'y obligeait la justice. "Il faudra changer la loi" en 2027, a déclaré le président des Républicains. Ce ne sera pas simple.

Le RN lance une quinzaine de candidats aux municipales dans les Alpes-Maritimes et vise des victoires mais aussi un maximum d’élus en vue des sénatoriales.

«Il en va de la survie de notre agriculture et donc de la souveraineté de notre pays», a insisté la patronne du Rassemblement national.

C’était un jour important pour le gouvernement. Le Sénat a adopté ce lundi le projet de budget de l’État 2026, avant d’ultimes tractations. Ce projet de loi de finances (PLF) avait fait objet d’un rejet massif en première lecture à l’Assemblée, avec une seule voix favorable. Une commission mixte paritaire (CMP) réunissant sept députés et sept sénateurs tentera ensuite, ce vendredi, de trouver un accord.Le Sénat s’était montré intransigeant sur les prélèvements nouveaux, à l’image de Bruno Retailleau. « Il ne pourra pas y avoir d’accord sur un budget qui augmenterait considérablement les impôts et ne réduirait pas significativement la dette », avait résumé le patron des Républicains dont la voix est prépondérante au sein du puissant groupe LR du Sénat.Des difficultés à trouver des baisses des dépensesLes sénateurs ont rejeté la surtaxe visant les grandes entreprises, dont le gouvernement espérait quatre milliards d’euros, et ils ont réduit significativement la portée de la taxe sur les holdings patrimoniales proposée par le gouvernement.La chambre haute a néanmoins connu de sérieuses difficultés à trouver des pistes de réduction significatives dans les dépenses, et sa copie finale du budget risque fort de dépasser largement l’objectif de 5 % du PIB, fixé par le gouvernement. La négociation sur le budget de la Sécu a conduit l’exécutif à consentir au transfert de 4,5 milliards du budget de l’État vers la Sécurité sociale, qu’il faut désormais compenser.

Au lendemain de sa tribune dans La Tribune Dimanche où elle mettait en garde contre toute alliance de la droite avec le Rassemblement national, Valérie Pécresse a haussé le ton ce lundi matin. Invitée de la matinale de France Inter, la présidente LR de la région Île-de-France lance un appel à l’unité de la droite républicaine en vue de la présidentielle de 2027, avec une échéance précise : dès le printemps, un candidat unique doit émerger.« Je considère qu’il n’y a rien de commun entre les héritiers du gaullisme et ceux du lepénisme. C’est pour ça que j’ai lancé un appel à un sursaut hier », a rappelé la candidate malheureuse à l’élection présidentielle de 2022, où elle avait recueilli moins de 5 % des voix.Pour Valérie Pécresse, le diagnostic est sans appel : « Il y a deux forces extrémistes dans le pays : LFI et RN. Et face à ces deux forces qui veulent prendre le pays en étau », la droite républicaine, les libéraux et les centristes doivent s’unir pour « porter un projet de redressement de la France avec de l’ordre et de la liberté ».« Il est minuit moins le quart »Face à une affiche présidentielle qui s’annonce déjà fragmentée à droite, la présidente de la région martèle l’urgence : « Il est minuit moins le quart. On est à un an et trois mois. Dès le printemps, il faut un seul candidat de la droite et du centre. »Une course contre la montre qu’elle justifie par son vécu : « J’ai une petite expérience des candidatures présidentielles ratées », ironise-t-elle. « J’ai beaucoup appris et je peux dire que si on ne s’y met pas immédiatement, avec un programme pour la France unique et un candidat unique d’une droite républicaine réunifiée qui ne s’éparpille pas façon puzzle, alors les extrêmes nous prendront en tenaille », s’inquiète Valérie Pécresse.« Ni LFI ni RN »Sans détour, cette dernière répond aux récentes déclarations de Nicolas Sarkozy qui, dans son dernier livre, évoque un « rassemblement (de la droite) le plus large possible, sans exclusive et sans anathème ». « Je lui dis qu’il n’y a rien de commun entre nous et le RN », tranche-t-elle. « Les candidats RN, grattez le vernis. Que voit-on dans leurs réseaux sociaux ? On voit de l’antisémitisme, du racisme, une candidate avec une casquette nazie… »La présidente de la région Île-de-France l’assure, elle ne « vise personne » chez sa famille politique dans son propos. Mais, interrogée sur Bruno Retailleau, elle estime qu’il « fait partie de ceux qui font rempart au Front national ». Quant à Laurent Wauquiez, qui a appelé au « tout sauf LFI », elle renvoie les deux partis dos à dos. « Je ne choisis pas entre les extrêmes. La politique de la droite, c’est ni LFI ni RN. C’est dans son ADN », martèle-t-elle.Interrogée sur ses ambitions personnelles, Valérie Pécresse reste prudente : « Ce que je veux, c’est qu’on s’unisse. Mon seul souhait, c’est de servir mon pays. Je ne me résous pas à un scénario qui semble écrit d’avance. » L’intéressée balaie tout « sentiment de revanche » après son échec de 2022. Et estime que si une primaire doit avoir lieu, elle doit ratisser « au sens très large, jusqu’au centre droit ».

« Il faut sortir de l’hypocrisie ». Aude Luquet (MoDem) ne mâche pas ses mots. Élue d’opposition à Meulun (Seine-et-Marne) de 2008 à 2014, puis dans la majorité municipale de 2020 à 2023 avant de passer dans le camp adverse, l’ex-députée (de 2017 à 2024) dans la première circonscription dément les rumeurs selon lesquelles elle rejoindrait la liste du maire sortant, Kadir Mebarek (Horizons) en vue des prochaines élections municipales.Son parti constituait le fameux « socle commun » avec Horizons, Renaissance, à une époque tous réunis dans le camp présidentiel. Des discussions ont eu lieu entre les deux élus. Mais elle ne rejoindra pas la liste menée par le maire. Dans un communiqué, elle cite des « lignes rouges » qu’elle ne peut franchir. Des « incohérences » impossibles à accepter.« Le maire sortant prétend incarner fermeté, sécurité et clarté politique. Mais il choisit de maintenir dans son équipe plusieurs élus qui ont fait campagne pour le candidat LFI lors des législatives de 2024 », tacle-t-elle.Les liens avec LFI ne passent pasAllusion aux engagements de deux élus de la majorité en faveur de l’Insoumis Arnaud Saint-Martin portant les couleurs du Nouveau Front populaire contre le candidat Théo Michel (LR-RN) dans l’entre-deux-tours. Députée sortante et candidate, elle s’était maintenue dans cette triangulaire du second tour.« On ne peut pas vouloir faire l’union contre les extrêmes et garder des colistiers qui ont soutenu le candidat LFI », souligne-t-elle. Elle cible les valeurs d’extrême gauche qu’elle ne partage pas : « LFI remet en cause le rôle des forces de l’ordre et revendique de vouloir les désarmer… »Allusion cette fois à la présidente des députés Insoumis, Mathilde Panot, qui a dit vouloir désarmer la police municipale. Le maire sortant « ne peut pas vouloir protéger les Melunais tout en s’entourant de personnes qui ont soutenu ce mouvement politique », estime Aude Luquet.Déjà six listes sont annoncéesAu-delà de cela, des divergences de convictions avec Kadir Mebarek pèsent aussi. Le projet de Tzen 2 qui va relier Lieusaint à Melun en 2030 par exemple. Elle conteste son coût, son tracé et s’interroge sur son efficacité. L’endettement de la ville qui atteint 100 millions d’euros fin 2025 pose aussi un problème qu’elle dénonce depuis des lustres.Native de Melun où elle réside, elle « croit possible de bâtir un collectif déterminé à proposer une alternative crédible et sincère au service de notre avenir commun », écrit celle qui constitue sa liste. Contacté, Kadir Mebarek n’a pas souhaité réagir.Jusqu’à présent, six listes sont annoncées à Melun. À leur tête, Rémy Béhagle (LFI), Céline Gillier (PS), le ticket Bénédicte Monville (écologiste hors parti) et Djamila Smaali-Paillé, le maire sortant Kadir Mebarek (Horizons), Philippe Martin (LR sans investiture) et Dominique Lioret (ex RN).