D'un côté, la banque développe de nouveaux produits pour s'exposer au Bitcoin, mais de l'autre, elle maintient une politique stricte qui conduit à l'exclusion d'acteurs majeurs du secteur crypto. JPMorgan Chase a récemment déposé une demande auprès de la SEC pour lancer un produit financier novateur lié au Bitcoin, promettant des rendements potentiellement élevés d'ici 2028. Cette initiative montre la volonté de la banque de capitaliser sur l'intérêt croissant de ses clients pour les actifs numériques. Cependant, une partie de la communauté crypto perçoit ce mouvement avec suspicion.

Certains analystes y voient une manœuvre "anti-Strategy", visant à offrir une alternative d'investissement qui concurrencerait directement les entreprises fortement exposées au Bitcoin comme MicroStrategy, affaiblissant potentiellement leur position sur le marché.

Cette perception d'une offensive ciblée est renforcée par les actions de la banque à l'encontre d'acteurs de l'écosystème. JPMorgan a récemment fermé sans explication les comptes bancaires de Jack Mallers, le PDG de Strike, une importante société de paiement en Bitcoin.

Cet événement a relancé le débat sur le "debanking", une pratique par laquelle les institutions financières traditionnelles refusent leurs services aux entreprises et individus liés aux cryptomonnaies.

Pour beaucoup, cette exclusion arbitraire illustre la fracture persistante entre la finance établie, qui cherche à contrôler l'accès au système, et le monde décentralisé des cryptos.

La situation met en évidence une stratégie à double facette : intégrer le Bitcoin comme un produit d'investissement tout en marginalisant les entreprises qui en promeuvent l'usage comme un système financier alternatif.