Cette exclusion du système bancaire traditionnel est une menace sérieuse pour l'innovation et la croissance de l'industrie. Le cas de Jack Mallers illustre une tendance inquiétante où les géants de la finance adoptent une double stratégie : ils développent des produits pour profiter de la demande pour les crypto-actifs, tout en coupant l'accès aux services bancaires essentiels pour ceux qui construisent l'infrastructure même de cette nouvelle économie. Cette posture révèle une fracture profonde entre la volonté de tirer profit d'une nouvelle classe d'actifs et la réticence à intégrer pleinement ses pionniers.
Le double jeu de JPMorgan Chase dans l'écosystème des cryptomonnaies
JPMorgan Chase incarne l'attitude ambivalente de la finance traditionnelle envers le Bitcoin, en cherchant à capitaliser sur l'intérêt des investisseurs tout en maintenant une distance prudente, voire hostile, vis-à-vis des acteurs fondamentaux de l'écosystème. D'une part, la banque a déposé une demande auprès de la SEC pour un produit financier novateur lié au Bitcoin, promettant des rendements potentiellement élevés d'ici 2028. Ce produit structuré est perçu par une partie de la communauté crypto non pas comme une simple innovation, mais comme une offensive ciblée contre des sociétés pro-Bitcoin comme MicroStrategy, en offrant une exposition à l'actif sans soutenir directement sa détention en trésorerie. D'autre part, et de manière contradictoire, JPMorgan a récemment fermé sans explication les comptes bancaires personnels et professionnels de Jack Mallers, le PDG de Strike, une entreprise de paiement en Bitcoin de premier plan. Cet événement a ravivé les craintes de « debanking », une pratique par laquelle les institutions financières refusent leurs services aux entreprises et entrepreneurs du secteur des cryptomonnaies, les considérant comme trop risqués.



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Des manifestations ont eu lieu en Italie, Pologne ou Irlande, ce lundi contre le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur. En France, le monde agricole continuait aussi les blocages, notamment au port du Havre, où des dizaines de camions et leur contenu ont été contrôlés, et les produits transportés "confisqués" s'ils venaient d'une autre région que l'UE. C'est le dernier baroud d'honneur avant la signature de l'accord, samedi, de l'accord par Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, au Paraguay. Un vote aura ensuite lieu dans les semaines suivantes au Parlement européen, pour créer l'une des plus grandes zones de libre-échange au monde avec un marché de 700 millions de personnes représentant 25% du PIB mondial. Ce qui coince, ce sont notamment ces normes plus souples dans les pays du Mercosur qu'en Europe, créant les conditions d'une concurrence déloyale, estiment les professionnels de l'agriculture et de l'élevage. Pour le bœuf, par exemple, entre normes sanitaires, environnementales et sociales, les coûts de production sont de 40% inférieurs à ceux de l'UE, et jusqu'à 60% moins chers si la viande provient du Brésil. Mais certains pays de l'UE sont favorables à l'accord, car il favorisera l'industrie européenne, en particulier pour l'automobile, les machines-outils et la chimie, trois secteurs importants de l'économie allemande.

19 organisations professionnelles et plus de 120 marques se sont associées à une plainte déposée contre Shein pour «concurrence déloyale». Elles réclament notamment «la reconnaissance du préjudice économique subi par les acteurs implantés en France» et «l’octroi de dommages et intérêts».

Par AFP © 2026 AFP La Bourse de New York a terminé en hausse lundi, dépassant ses craintes sur l'indépendance de la Fed, après les menaces judiciaires de la Maison Blanche à l'encontre de l'institution monétaire et de son président.L'indice élargi S&P 500 (+0,16%) et le Dow Jones (+0,17%) sont parvenus à grappiller de nouveaux records, terminant respectivement à 6.977,27 points et 49.590,20 points. L'indice Nasdaq a avancé de 0,26%.En début de séance, Wall Street "a ouvert en baisse, les menaces pesant sur l'indépendance de la Fed étant citées comme l'un des principaux facteurs de cette faiblesse", souligne Patrick O'Hare, de Briefing.com.Le président de la banque centrale américaine, Jerome Powell, a annoncé dimanche que l'institution était visée par une procédure du ministère de la Justice, pouvant aboutir à des poursuites pénales à son encontre.Cela s'inscrit, selon lui, dans le climat de pression exercé par Donald Trump sur l'institution, afin de la pousser à abaisser plus lourdement ses taux."Mais un soutien omniprésent en faveur de l'indépendance de la Fed a résonné tout au long de la journée et a contribué à redresser quelque peu le marché", remarque auprès de l'AFP Art Hogan, de B. Riley Wealth Management.Les anciens chefs de la banque centrale la plus puissance au monde ont dénoncé une instrumentalisation de la justice destinée à "saper l'indépendance" de l'institution. Des parlementaires républicains ont aussi commencé à manifester publiquement leur désapprobation, alors que le parti présidentiel a jusqu'ici peu résisté aux initiatives de la Maison Blanche."L'histoire a prouvé que l'indépendance des banques centrales est primordiale", assure Art Hogan.Dans ce contexte, le rendement de l'emprunt américain à dix ans se tendait à 4,19% vers 21H20 GMT contre 4,17% à la clôture vendredi.Côté indicateurs, les investisseurs attendent l'indice des prix à la consommation (CPI) pour le mois de décembre qui doit être publié mardi."Une baisse inattendue serait certainement accueillie favorablement, mais une hausse surprise pourrait bien entraîner une volatilité accrue sur les marchés", estime M. Hogan.Au tableau des valeurs, Alphabet (maison mère de Google) a gagné 1,00% à 331,86 dollars, atteignant les 4.000 milliards de capitalisation boursière pour la première fois de son histoire, après avoir annoncé un partenariat pluri-annuel avec Apple. Google va fournir au fabricant de l'iPhone ses modèles d'intelligence artificielle (IA) générative Gemini pour améliorer ses fonctionnalités d'IA, notamment une version renouvelée de l'assistant vocal Siri.Le secteur de la finance a globalement évolué dans le rouge face à la volonté de Donald Trump de limiter à 10% les taux d'intérêts appliqués aux cartes de crédit.La banque Capital One a perdu 6,41%, Citigroup 3,24%, JPMorgan 1,45% et Bank of America 1,22%. Les groupes de carte de crédit ont aussi reculé à l'image de Visa (-1,88%), Mastercard (-1,61%) et American Express (-4,27%).L'enseigne de prêt-à-porter Abercrombie & Fitch a dévissé de 17,69% à 102,78 dollars après avoir légèrement abaissé ses prévisions annuelles.Le groupe prévoit désormais une croissance de son chiffre d'affaires annuel d'"au moins 6%", contre une fourchette de 6% à 7% lors de la précédente estimation.Le marché entre dans une nouvelle saison de résultats trimestriels cette semaine, avec les grandes banques en tête de proue."Le plus important sera de savoir si les prévisions pour l'année 2026 correspondent aux estimations" du marché, note M. Hogan.Nasdaq





