Ces développements visent à clarifier le statut juridique des actifs numériques, à encadrer leurs usages et à intégrer le secteur dans les systèmes financiers et fiscaux existants. Aux États-Unis, le Sénat se prépare à un "tournant réglementaire" en janvier 2026 avec un projet de loi historique qui pourrait enfin clarifier le cadre juridique du Bitcoin et des autres actifs numériques.

Dans ce contexte, des acteurs comme Coinbase participent activement au débat.

L'entreprise a alerté le Sénat sur le "risque stratégique" que représente un retard réglementaire face à l'avancée de la Chine et de son yuan numérique. Son PDG, Brian Armstrong, a également mis en garde contre une réouverture de la loi GENIUS sur les stablecoins, craignant que des modifications ne réduisent la concurrence au profit des grandes banques.

En parallèle, l'Inde adopte une position radicalement différente.

La Banque centrale indienne (RBI) a affirmé son rejet des stablecoins privés, qu'elle perçoit comme une menace à la stabilité monétaire. Le pays privilégie le développement de sa propre monnaie numérique de banque centrale (CBDC), l'e-roupie, qu'il érige en "rempart contre la privatisation de la monnaie". De son côté, la Russie cherche à mieux contrôler le secteur du minage de cryptomonnaies. Face à une faible conformité aux nouvelles règles d'enregistrement, le ministère de la Justice prépare un projet de loi pour imposer des sanctions plus sévères contre le minage illégal, incluant des amendes, des travaux forcés et des peines de prison. L'objectif est de soumettre cette industrie en pleine expansion à la surveillance de l'État et de l'intégrer au système fiscal.