Cette stratégie vise à influencer la future réglementation et à contrer les politiques jugées hostiles de l'administration actuelle.
Face à une administration démocrate perçue comme sceptique, voire hostile, à l'égard des actifs numériques, les leaders du secteur crypto ont décidé d'investir massivement dans le champ politique. Leur stratégie se concentre sur le soutien à des candidats pro-crypto, avec une attention particulière portée à Donald Trump, dont le retour à la Maison Blanche est vu comme potentiellement bénéfique pour l'industrie. Des "crypto-magnats" financent généreusement des comités d'action politique (super PACs) dans le but d'influencer les élections de mi-mandat ("midterms").
L'objectif est double : d'une part, faire élire des législateurs favorables à une réglementation plus souple et, d'autre part, peser sur l'agenda politique global pour que les cryptomonnaies soient considérées comme une innovation à encourager plutôt qu'une menace à contenir.
Cette implication financière transforme la démocratie numérique en un enjeu de spéculation politique, où les tokens et les votes s'entremêlent. L'enrichissement personnel de Donald Trump depuis son retour au pouvoir, notamment via des accords commerciaux et des investissements liés à la tech, est également souligné, suggérant une convergence d'intérêts entre le clan présidentiel et les nouveaux géants de la finance décentralisée. L'intervention américaine au Venezuela, dénoncée par certains comme une manœuvre pour renforcer le dollar, est aussi perçue dans la sphère crypto comme un événement pouvant catalyser l'adoption du Bitcoin, renforçant l'idée que les enjeux géopolitiques et monétaires sont désormais intimement liés.










