La proposition du CPO visait à corriger ce qu'il perçoit comme un détournement de la fonction initiale du Livret A. L'organisme préconise d'harmoniser les plafonds du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) à 19 125 € (contre 22 950 € et 12 000 € respectivement) et de soumettre à l'impôt les intérêts générés au-delà de ce seuil. Le rapport souligne que 15 % des Livrets A dépassent déjà leur plafond grâce à la capitalisation des intérêts et que le produit est de plus en plus utilisé par les ménages aisés comme un placement de défiscalisation plutôt qu'une épargne de précaution, un « effet d'aubaine » qui coûte 5,6 milliards d'euros en exonérations fiscales à l'État en 2025.

Cette mesure aurait pu générer jusqu'à 150 millions d'euros de recettes fiscales. Face à cette suggestion, la réponse de l'exécutif a été sans équivoque.

Le ministre Roland Lescure a assuré que le gouvernement « n’envisage absolument pas de toucher au fonctionnement du Livret A : ni à travers une réduction de son plafond, ni par une fiscalisation, y compris partielle ». Il a qualifié le Livret A de « produit d’épargne populaire essentiel » jouant un rôle clé dans le financement du logement social.