Cependant, cette solution est vivement critiquée pour ses conséquences économiques.

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a alerté qu'une telle loi, qui « ne comporte pas de mesures d'économies » ni « aucune mesure fiscale », conduirait à un « déficit nettement supérieur à ce qui est souhaitable ». Il a estimé qu'« au-delà de 5 % de déficit, la France se mettrait en danger ». Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, avait déjà jugé qu'un déficit de 5,3 %, tel que prévu dans la version du Sénat, « ne passe pas ». L'échec de la CMP met donc en lumière non seulement la fragilité de l'équilibre politique mais aussi les risques importants qui pèsent sur les finances publiques françaises.