Cette mesure aurait contraint un grand nombre d'entrepreneurs à facturer la TVA, ce qui signifiait pour eux un "changement brutal de modèle économique".

Les craintes étaient multiples : des obligations comptables plus lourdes, une perte de compétitivité due à la hausse des prix pour les clients particuliers, et une complexité administrative accrue susceptible de fragiliser leur activité.

Face à la levée de boucliers, le gouvernement a fait marche arrière. Amélie de Montchalin a reconnu que la proposition ne faisait pas consensus, déclarant : "manifestement notre idée de réforme n’est pas bonne, j’en prends acte, c’est la démocratie, ça ne sera pas mis dans le budget final". Cette décision garantit donc le maintien des seuils actuels de franchise de TVA : 37 500 euros de chiffre d'affaires annuel pour les prestations de services et 85 000 euros pour les activités commerciales. Pour les professionnels concernés, cet abandon est un soulagement majeur, apportant la "lisibilité" et la "stabilité" nécessaires pour piloter leur activité sans craindre une modification de leur cadre fiscal en 2026.