Pour y parvenir, l'exécutif compte sur plusieurs leviers, dont cette surtaxe qui permettrait de générer des recettes supplémentaires. Cependant, cette proposition a été supprimée par le Sénat, majoritairement à droite et traditionnellement plus enclin à des baisses d'impôts et à des réductions de dépenses qu'à de nouvelles taxes. Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a clairement indiqué que le gouvernement souhaitait réinscrire cette mesure au budget lorsque les discussions reprendront en janvier. Cette insistance se heurte toutefois à une contrainte majeure : la loi spéciale, adoptée en urgence faute de budget, ne permet pas d'introduire de nouvelles mesures fiscales.

Par conséquent, des dispositifs comme cette surtaxe, ainsi que la contribution sur les hauts revenus (CDHR), ne peuvent être prolongés sans un "vrai" budget. Cette situation met en lumière le dilemme du gouvernement : sans un accord parlementaire sur un budget complet, il sera privé d'outils fiscaux jugés essentiels pour atteindre ses objectifs budgétaires, ce qui pourrait creuser davantage le déficit et compliquer la trajectoire de redressement des comptes publics.