Une nouvelle plus douce se profile pour les 38 millions de propriétaires français : la hausse de la taxe foncière pour 2026 devrait être nettement plus modérée que les années précédentes. Cette accalmie s'explique principalement par le ralentissement de l'inflation, qui sert de base au calcul de la revalorisation annuelle des valeurs locatives cadastrales. Le mécanisme de calcul de la taxe foncière est directement lié à l'Indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) du mois de novembre de l'année précédente. Pour 2026, ce coefficient de revalorisation devrait s'établir autour de +0,8 %, un chiffre confirmé par l'Insee et bien inférieur aux augmentations observées récemment. Cette hausse nationale de base se traduira par une augmentation moyenne d'environ 10 € par foyer, portant le montant moyen de la taxe à 1 102 €.
La taxe d'enlèvement des ordures ménagères (TEOM) suivra la même tendance.
Cependant, cette revalorisation nationale ne constitue qu'un socle.
Les propriétaires doivent rester vigilants, car les collectivités locales (communes et intercommunalités) conservent la possibilité de voter des augmentations de leurs propres taux au printemps, ce qui pourrait alourdir la facture finale.
Par ailleurs, une autre mesure impactera spécifiquement 7,4 millions de logements en 2026.
La Direction générale des finances publiques (DGFiP) va procéder à une révision des bases foncières pour ces biens, en intégrant des critères de "confort" (eau courante, WC, électricité) qui n'étaient pas toujours pris en compte.
Cette mise à jour entraînera une augmentation moyenne de 63 € pour les logements concernés et devrait générer 466 millions d'euros de recettes supplémentaires pour les collectivités.
En résuméSi la hausse générale de la taxe foncière en 2026 sera limitée à environ 0,8% grâce à une inflation plus faible, les propriétaires ne sont pas à l'abri de mauvaises surprises. Les augmentations votées localement et une révision des bases cadastrales pour 7,4 millions de logements pourraient significativement augmenter l'impôt pour certains contribuables.