Ce texte minimaliste autorise l'État à continuer de percevoir les impôts et taxes existants sur la base du budget 2025.

Cependant, cette solution temporaire ne permet pas d'introduire de nouvelles mesures fiscales ni de modifier les dispositifs en place. La principale conséquence est la non-revalorisation automatique des tranches du barème de l'impôt sur le revenu en fonction de l'inflation, estimée à environ 0,8% ou 1% pour 2026. Ce gel mécanique pourrait entraîner l'assujettissement à l'impôt de 200 000 foyers supplémentaires jusqu'alors non imposables et une augmentation de l'impôt pour tous les autres contribuables.

Le gouvernement, par la voix de la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, se veut rassurant, affirmant que le barème sera mis à jour rétroactivement une fois le budget 2026 voté, ce qui est espéré avant la fin janvier. L'entourage de la ministre précise que le fisc aura "largement le temps de mettre à jour son barème" avant la période de déclaration des revenus au printemps. Néanmoins, Bercy a averti que si le régime de la loi spéciale perdurait toute l'année, "il n’y aura pas d’indexation du barème sur l’inflation en 2026".