Cette mesure fiscale est jugée essentielle pour ramener le déficit public à l'objectif fixé de 5 % du PIB en 2026. La France fait face à un déficit public qui risque d'atteindre 5,3 % du PIB en 2026, soit un écart de neuf milliards d'euros par rapport à l'objectif initial.
Pour combler ce manque, le gouvernement compte réintroduire dans les débats budgétaires de janvier une surtaxe exceptionnelle sur l'impôt sur les sociétés (IS). Cette mesure, qui avait été écartée par le Sénat lors de l'examen du projet de loi de finances, cible près de 400 grandes entreprises dont le chiffre d'affaires dépasse le milliard d'euros. Déjà appliquée en 2025 avec un rendement de huit milliards d'euros, le gouvernement avait proposé de la reconduire en 2026 pour un montant de quatre milliards, porté à six milliards par l'Assemblée nationale avant d'être supprimé par le Sénat. Le ministre de l'Économie, Roland Lescure, a insisté sur la nécessité de cette mesure pour « commencer à stabiliser la dette publique », rappelant que la France est « avant-derniers de la classe avec la Belgique » en matière de déficit en Europe. Le débat portera sur la répartition de l'effort de neuf milliards d'euros entre hausses de la fiscalité et baisses des dépenses. Le gouvernement semble déterminé à faire de cette surtaxe un élément clé du compromis budgétaire à venir, bien que la mesure reste un point de friction politique important.












