La législation fiscale française fait une distinction claire entre le "présent d'usage" et le "don manuel".
Le premier, qui correspond aux cadeaux traditionnels pour des occasions comme Noël ou un anniversaire, est exonéré d'impôts et n'a pas à être déclaré.
Sa valeur doit cependant rester "raisonnable" par rapport aux revenus et au patrimoine du donateur. Bien qu'aucun seuil chiffré ne soit fixé par la loi, l'administration considère généralement comme "inhabituel" un don dépassant "2 % du patrimoine ou à 2,5 % des revenus annuels nets du donateur".
Au-delà de ce caractère d'usage, une somme d'argent transmise est qualifiée de don manuel.
Celui-ci doit être déclaré à l'administration fiscale, même s'il ne donne pas lieu au paiement de droits grâce aux abattements existants (par exemple, 100 000 euros par parent et par enfant tous les 15 ans).
La principale nouveauté est la dématérialisation de cette démarche : dès 2026, la déclaration devra se faire exclusivement via l'espace personnel sur le site impots.gouv.fr.
Cette modernisation vise à simplifier la procédure tout en assurant un meilleur suivi des transferts par l'administration fiscale.












