Cette fiscalité "asymétrique" vise à encourager l'électrification mais soulève des craintes quant à son impact sur les ménages les plus modestes.

Le projet de loi de finances pour 2026 prévoit une baisse de la taxe sur l'électricité de 3 euros par MWh hors taxes, et simultanément une hausse de celle sur le gaz de 4,40 euros par MWh HT. Cette mesure a pour but de rendre les usages électriques plus compétitifs et d'inciter les consommateurs à se détourner des énergies fossiles. Les simulations montrent que les ménages déjà équipés en "tout électrique" pourraient réaliser une économie annuelle d'environ 29 euros. En revanche, les 11 millions de foyers chauffés au gaz subiront une augmentation de leur facture, estimée à près de 65 euros par an pour une maison type. Des experts, cités dans la presse, dénoncent une "double peine pour les foyers modestes chauffés au gaz", qui n'ont souvent pas les moyens financiers d'investir dans des alternatives comme une pompe à chaleur, surtout dans l'habitat collectif.

À cette réforme s'ajoute le renforcement des obligations liées aux Certificats d'Économies d'Énergie (CEE) dès le 1er janvier 2026, qui pourrait alourdir les factures d'énergie de 50 euros en moyenne par an et augmenter le prix des carburants de 4 à 6 centimes par litre.