Le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026 acte une augmentation de la Contribution Sociale Généralisée (CSG). Cette hausse impactera principalement les revenus du capital et de l'épargne, mais épargnera les pensions de retraite. Adoptée dans le cadre du budget de la Sécurité sociale, cette mesure prévoit de porter le taux de la CSG sur les revenus du capital à 10,6 %. Cette augmentation aura un impact direct sur le Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU), aussi appelé "flat tax", qui s'applique à la plupart des revenus de l'épargne (intérêts, dividendes, plus-values). Le taux global du PFU passerait ainsi de 30 % à 31,4 %.
Les placements concernés incluent les comptes à terme, les dividendes d'actions, et les plus-values réalisées sur un Plan d'Épargne en Actions (PEA) après cinq ans lors des retraits.
En revanche, plusieurs produits d'épargne réglementée très populaires resteront totalement exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux, notamment le Livret A, le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) et le Livret d'Épargne Populaire (LEP).
Les articles précisent également que les pensions de retraite ne sont pas concernées par cette hausse spécifique, qui cible exclusivement les revenus du patrimoine. Pour les épargnants, cette mesure représente un alourdissement de la fiscalité qui pourrait les inciter à réévaluer leur stratégie de placement en privilégiant les enveloppes fiscalement avantageuses.
En résuméUne augmentation de la CSG est prévue pour 2026, alourdissant la fiscalité sur les revenus de l'épargne et du capital via la "flat tax". Si cette mesure vise à renflouer les caisses de la Sécurité sociale, elle épargne les retraites et les livrets d'épargne réglementée comme le Livret A.