Ce dispositif vise à imposer les mêmes contraintes carbone aux produits importés qu'à ceux fabriqués au sein de l'UE, afin de lutter contre les "fuites de carbone". Le MACF, aussi connu sous son acronyme anglais CBAM, a pour objectif de prévenir les stratégies d'entreprises qui délocaliseraient leur production vers des pays aux normes environnementales moins strictes pour éviter les coûts liés à la politique climatique de l'UE. Dans un premier temps, la taxe concerne les importations de secteurs jugés à haut risque de fuite de carbone : l'acier, l'aluminium, le ciment, les engrais, l'hydrogène et l'électricité.

Ces secteurs représentent environ 3 % des importations européennes.

Depuis le 1er janvier, de nouvelles obligations et procédures s'imposent aux acteurs économiques responsables de l'introduction de ces produits sur le territoire douanier de l'Union. Ils devront notamment déclarer les émissions de gaz à effet de serre intégrées dans les marchandises importées. Cette mesure est perçue comme un outil protectionniste dans un contexte de tensions commerciales mondiales, notamment avec la Chine et les États-Unis. Elle s'inscrit dans une nouvelle phase de la lutte contre le changement climatique, où les enjeux industriels et de compétitivité deviennent centraux pour l'Europe, qui cherche à protéger son industrie face à la concurrence étrangère, notamment chinoise, dans les technologies vertes.