Ce décalage de quatre ans privera les familles d'une augmentation attendue à un moment où les dépenses liées à l'adolescence (alimentation, transport, scolarité) sont pourtant élevées. Selon les estimations, une famille avec deux enfants pourrait perdre près de 900 euros par an, soit un total de 3 600 euros sur la période concernée. Le gouvernement justifie cette mesure par la nécessité de financer le nouveau congé de naissance, mieux indemnisé.

L'économie attendue est substantielle, évaluée entre 200 millions d'euros par an et près d'un milliard d'euros au total.

La réforme a suscité une forte opposition, notamment au Sénat qui a voté contre, arguant que la branche famille de la Sécurité sociale n'est pas déficitaire et que la politique familiale ne doit pas servir de variable d'ajustement budgétaire.

Malgré les critiques, le gouvernement maintient son cap, présentant ce choix comme un effort nécessaire pour préserver l'équilibre des comptes publics.