L'objectif est de collecter 6 milliards d'euros, un montant revu à la hausse par rapport aux 4 milliards initialement prévus. Cette contribution, qualifiée de "relativement consensuelle" par la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon, permettrait notamment de financer la baisse de la CVAE pour 270 000 entreprises.

Cependant, la mesure se heurte à une forte opposition.

Supprimée par le Sénat fin 2025, le gouvernement souhaite la rétablir lors du retour du texte à l'Assemblée nationale.

Cette obstination est critiquée par des économistes comme Agnès Verdier-Molinié, qui y voit une "hystérie fiscale" et un refus de s'attaquer au véritable problème : la réduction des dépenses publiques. Elle soutient qu'"il ne faut plus aucune augmentation d’impôts en France" et que le pays assiste au "commencement d’un effet Laffer", où une pression fiscale trop forte finit par diminuer les recettes.

Cette surtaxe, bien que présentée comme temporaire, s'inscrit dans une logique de court terme où l'urgence budgétaire prime sur une réflexion de fond sur la soutenabilité des finances publiques et la compétitivité des entreprises françaises.