Cette mesure, qui concerne les sociétés dont le chiffre d'affaires dépasse un milliard d'euros, a connu un parcours législatif mouvementé.

Initialement prévue pour rapporter 4 milliards d'euros, son rendement a été porté à 6 milliards lors des débats à l'Assemblée nationale, avant que les sénateurs ne la suppriment mi-décembre. Début janvier, lors de la reprise des travaux en commission des finances, les députés ont refusé de la rétablir. Malgré ces rejets parlementaires, le ministre de l'Économie a affirmé être "convaincu" de sa nécessité, déclarant que "ça fait partie du deal" pour atteindre un compromis budgétaire et ramener le déficit public sous la barre des 5 % du PIB en 2026. Il a insisté sur le fait que "tout le monde contribue, y compris les grandes entreprises qui gagnent bien leur vie".

Cette obstination gouvernementale illustre la difficulté à trouver un consensus politique et des recettes fiscales pour finaliser le budget, faisant de cette surtaxe un point de friction majeur entre l'exécutif et le Parlement.