La Belgique fait face à une vague de survols de drones non identifiés au-dessus de ses infrastructures critiques, suscitant une crise sécuritaire et une réponse coordonnée de ses alliés européens. Ces incidents, qui ont perturbé le trafic aérien et visé des sites sensibles, sont largement interprétés comme une forme de guerre hybride menée par la Russie. Au cours des dernières semaines, des drones ont été repérés à plusieurs reprises au-dessus des aéroports de Bruxelles-Zaventem et de Liège, forçant la suspension des vols, ainsi qu'au-dessus du port d'Anvers, de bases militaires et même de la centrale nucléaire de Doel. Face à l'escalade de ces incursions, le Premier ministre belge Bart De Wever a convoqué une réunion d'urgence du Conseil national de sécurité. En attendant la pleine opérationnalité de son Centre national de sécurité aérienne prévue pour 2026, la Belgique a demandé l'aide de ses partenaires.
Le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne ont répondu favorablement, s'engageant à déployer des équipes d'experts et du matériel anti-drones pour aider les autorités belges.
La Commission européenne a qualifié ces survols de partie intégrante de la "guerre hybride que la Russie mène contre le bloc". Le ministre allemand de la Défense, Boris Pistorius, a établi un lien direct entre ces actions et les discussions sur l'utilisation des avoirs russes gelés, majoritairement détenus en Belgique. Selon lui, il s'agit d'une "mesure visant à répandre l'insécurité, à semer la peur en Belgique : 'N'osez pas toucher aux avoirs gelés'.
Cela ne peut être interprété autrement".
Bien que le gouvernement belge n'ait pas officiellement accusé Moscou, les services de renseignement du pays et le ministre de la Défense, Theo Francken, considèrent la Russie comme un "suspect plausible".
En résuméLa Belgique est confrontée à des survols répétés de drones au-dessus de sites stratégiques, entraînant une perturbation du trafic aérien et une crise sécuritaire. En réponse, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne fournissent une assistance anti-drones, tandis que les responsables européens soupçonnent une campagne de guerre hybride orchestrée par la Russie pour faire pression sur l'UE, notamment concernant les actifs russes gelés.