Cependant, plusieurs diplomates et responsables gouvernementaux estiment que les futurs financements seront probablement assortis de conditions plus strictes et d'une demande de transparence accrue.
Un scandale de corruption en Ukraine suscite l'inquiétude de ses alliés européens
La révélation d'un vaste réseau de corruption présumé de 100 millions de dollars dans le secteur énergétique ukrainien, impliquant des proches du président Zelensky, a déclenché une onde de choc à Kiev et parmi ses partenaires européens. Alors que l'UE cherche à finaliser un soutien financier crucial, elle exige désormais des garanties et des réformes plus strictes de la part de l'Ukraine. L'affaire, qui concerne des pots-de-vin présumés au sein de la compagnie nucléaire d'État Energoatom, survient à un moment particulièrement délicat. Un fonctionnaire de l'UE a qualifié la corruption endémique révélée de "révoltante", ajoutant que cela "n'aidera pas" la réputation du pays. La Commission européenne devra probablement "réévaluer la manière dont elle dépense" les fonds destinés au secteur énergétique de Kiev. Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a clairement exprimé les attentes de ses partenaires : "Nous attendons de l'Ukraine qu'elle poursuive avec détermination les mesures et les réformes anti-corruption". Ce scandale complique davantage les discussions déjà tendues sur le prêt de 140 milliards d'euros financé par les avoirs russes. Les alliés de l'UE craignent que le fait de critiquer publiquement Kiev ne fournisse des munitions à des opposants comme le Premier ministre hongrois Viktor Orbán, qui a qualifié l'Ukraine de "nation corrompue". Pour l'instant, le soutien financier n'est pas remis en cause, l'UE ayant confirmé une nouvelle aide de 6 milliards d'euros.



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Emmanuel Macron l’avait promis. Un consulat français devrait voir le jour au Groenland l’été prochain, alors que le territoire autonome danois fait de nouveau l’objet de menaces d’annexions de la part des États-Unis. Selon les informations de Radio France, le ministère des Affaires étrangères va envoyer un représentant dès le mois prochain dans la capitale groenlandaise Nuuk, pour lancer les premières démarches en vue de l’implantation du futur consulat.Dimanche, la ministre des Armées Catherine Vautrin a indiqué sur LCI que la France allait ouvrir « un consulat à Nuuk dans les jours qui viennent pour montrer le respect de l’autonomie ». Cette présence diplomatique française sur l’immense territoire arctique avait été annoncée le 15 juin 2025, lors d’une visite d’Emmanuel Macron au Groenland. « La France est disposée à faire beaucoup plus. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’ouvrir ici à Nuuk un nouveau consulat général pour être plus proche de vous et à vos côtés », avait déclaré le chef de l’État sans donner davantage de précisions.« Compétences élargies »D’après le Quai d’Orsay, interrogé par Radio France, ce consulat devrait disposer de « compétences élargies ». Au-delà d’offrir ses services à la poignée de Français établis au Groenland, il accompagnera les scientifiques et les entreprises françaises qui viendront s’installer sur le territoire.Tandis que Donald Trump a réitéré à plusieurs reprises ces derniers jours sa volonté d’annexer le Groenland, le Canada a également annoncé ouvrir un consulat à Nuuk « dans les prochaines semaines » a fait savoir la ministre des Affaires étrangères Anita Anand début janvier. Pour sa part, Washington dispose d’un consulat dans la capitale groenlandaise depuis le 10 juin 2020.Face aux revendications américaines, les Européens ont apporté leur soutien au Groenland et au Danemark. « Le Groenland appartient à son peuple. Il appartient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions qui les concernent », avaient déclaré plusieurs dirigeants européens, dont Emmanuel Macron début janvier dans une déclaration commune.L’Otan et le Groenland ont annoncé lundi vouloir travailler au renforcement de la défense du territoire, dans l’espoir de faire reculer Donald Trump qui veut s’en emparer à tout prix. « Notre sécurité et notre défense relèvent de l’Otan. C’est une ligne fondamentale et immuable », a écrit le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen sur Facebook lundi.Le président américain a encore accru les inquiétudes groenlandaises en déclarant dimanche qu’il mettrait la main sur le Groenland « d’une manière ou d’une autre ». « On a besoin d’un titre de propriété », a-t-il insisté.

Après plusieurs jours de manifestations, les agriculteurs restent mobilisés contre l'accord du Mercosur et occupent ce lundi deux zones stratégiques du transport de marchandises: le port du Havre et l'autoroute A1.

Selon un sondage l’étude Elabe-Berger-Levrault pour La Tribune Dimanche et BFMTV paru ce samedi 10 janvier, la liste d'union de la gauche arriverait en tête du premier tour des municipales en 2026.

Invitée de "Tout est politique" lundi 12 janvier, Clémentine Autain déplore notamment une forme de passivité de la France face à la répression sanglante du régime iranien sur sa population et à la "prédation" de Donald Trump.



