Initialement tenus à l'écart des discussions, les dirigeants européens se sont mobilisés en urgence pour faire valoir une position commune et défendre la souveraineté ukrainienne ainsi que la sécurité du continent. La proposition américaine, qui aurait été négociée sans la participation des Européens ni des Ukrainiens, a provoqué "choc et consternation" dans les capitales européennes. Le plan prévoyait des concessions majeures, notamment la cession de la région du Donbass à la Russie et une limitation de la taille de l'armée ukrainienne. Ces termes ont été qualifiés de "liste de souhaits de Poutine" par un haut fonctionnaire européen. La cheffe de la diplomatie de l'UE, Kaja Kallas, a déclaré que "la pression doit être sur l'agresseur, pas sur la victime.
Récompenser l'agression ne fera qu'en inviter davantage".
Face à cette situation, les dirigeants européens, dont Emmanuel Macron, Friedrich Merz et Keir Starmer, ont tenu des discussions d'urgence en marge du sommet du G20 en Afrique du Sud pour coordonner leur réponse.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a défini trois lignes rouges claires pour tout accord de paix : "Premièrement, les frontières ne peuvent être modifiées par la force.
Deuxièmement, en tant que nation souveraine, il ne peut y avoir de limitations aux forces armées ukrainiennes qui rendraient le pays vulnérable à une future attaque.
Troisièmement, la centralité de l'Union européenne dans la sécurisation de la paix pour l'Ukraine doit être pleinement reflétée".
Cette mobilisation a porté ses fruits, l'UE, le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne obtenant finalement des sièges aux pourparlers organisés en Suisse.
Cette démarche a toutefois révélé une fissure au sein de l'Union, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán ayant publiquement soutenu le plan américain.










