Durcissement de la politique migratoire de l'UE
Sous l'impulsion de sa présidence danoise et la pression de la droite, l'Union européenne s'oriente vers un net durcissement de sa politique migratoire. De nouvelles mesures controversées, visant à mieux contrôler les arrivées et à accélérer les renvois, sont en cours de validation par les Vingt-Sept. Les ministres de l'Intérieur de l'UE examinent trois textes législatifs présentés par la Commission européenne. Ces propositions incluent la création de "hubs de retour" hors des frontières de l'UE pour les migrants déboutés, des sanctions plus dures comme des périodes de détention plus longues pour ceux qui refusent de partir, et la possibilité de renvoyer des migrants vers des pays tiers considérés comme "sûrs". Le commissaire européen Magnus Brunner justifie ce tour de vis par la nécessité de "donner aux citoyens le sentiment que nous maîtrisons la situation". Parallèlement, l'UE a approuvé une proposition visant à lier les avantages commerciaux accordés aux pays en développement à leur coopération en matière de réadmission de leurs ressortissants en situation irrégulière. Ces politiques suscitent de vives critiques de la part des associations de protection des migrants, qui dénoncent des mesures violant les droits humains. Silvia Carta de l'ONG PICUM alerte que "l'UE choisit des politiques qui plongeront davantage de personnes dans le danger et l'insécurité juridique". Malgré une "volonté politique largement partagée", certains États membres comme la France et l'Espagne expriment leur scepticisme quant à la légalité et l'efficacité des "hubs de retour". Un autre point de friction concerne le nouveau système de répartition des demandeurs d'asile, qui obligerait les États membres à relocaliser des migrants ou à verser une contribution de 20 000 euros par personne, une mesure que plusieurs pays ont déjà annoncé refuser.



Articles
3
Faut-il classer les Gardiens de la révolution parmi les organisations terroristes ? Au moment où un mouvement de contestation populaire d’une ampleur inédite depuis trois ans est durement réprimé en Iran, Israël a invité l’Union européenne (UE) à aller dans ce sens, ce dimanche. Ils « dirigent la suppression brutale du peuple iranien et de sa lutte pour la liberté », a justifié Gideon Sa’ar, le ministre des Affaires étrangères israélien.En 2023, l’Europe avait déjà étudié cette possibilité. À l’époque, le Parlement européen en avait fait la demande au Conseil de l’UE, mais cette résolution n’avait finalement pas été reprise. Les événements actuels pourraient-ils changer la donne ? Sensible à l’appel israélien, l’Allemagne a d’ores et déjà indiqué qu’elle s’« engagerait au sein de l’UE pour qu’un accord soit trouvé à ce sujet ». Reste à convaincre ses voisins.

La candidate d’extrême droite à la mairie de Paris dilue les obsessions identitaires et xénophobes de son parti Reconquête dans l’exaltation d’une capitale fantasmée. À son premier meeting, lundi soir, elle s’est engagée à offrir sécurité, prospérité et droit de propriété aux Parisiens dans l’espoir de séduire les déçus de la droite et du RN.

Pour la dernière fois de ce mandat, le maire de Villes-sur-Auzon Frédéric Rouet a présenté ses vœux à la population mercredi 7 janvier. Ce fut l'occasion d'accueillir Yoann Toubhans, le nouveau sous-préfet de Carpentras qui a pris ses...

Le président américain a annoncé, lundi 12 janvier, que tout pays commerçant avec l’Iran serait menacé de 25 % de droits de douane sur les importations aux États-Unis.





