Cependant, sa participation est accueillie avec une profonde méfiance par la Russie, qui la perçoit comme un obstacle à un accord.\n\nDans le cadre des intenses efforts diplomatiques menés principalement par les États-Unis, l'Europe tente de peser sur les discussions. Les Européens ont notamment avancé la proposition de diriger une force multinationale pour garantir un futur cessez-le-feu durable en Ukraine. Cette initiative s'inscrit dans un ensemble de propositions européennes et ukrainiennes qui, selon un sondage, recueilleraient le soutien de trois quarts des Ukrainiens. L'implication directe des Européens dans les récents pourparlers à Miami et Berlin constitue une nouveauté par rapport aux cycles de discussion précédents.

Cependant, cette présence est très mal perçue par Moscou.

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a déclaré que la participation des Européens aux négociations "n'augure rien de bon" et que leurs propositions "n’améliorent pas les chances de parvenir à une paix durable". La Russie semble préférer des discussions bilatérales avec Washington, considérant l'Europe comme trop alignée sur les positions de Kiev.

Cette méfiance russe place l'UE dans une position délicate, cherchant à défendre ses intérêts et ceux de l'Ukraine tout en étant perçue par l'une des principales parties au conflit comme un acteur partial.

Le chancelier allemand Friedrich Merz joue un rôle central dans ces efforts, accueillant des rencontres à Berlin pour coordonner la position européenne.