En réponse, les armées européennes, comme en France, élaborent des scénarios pour faire face à un choc avec la Russie et participent à des exercices de l'OTAN en Roumanie pour renforcer leur préparation.

Les dirigeants européens ont qualifié la situation de potentielle "guerre hybride" menée par Moscou. De son côté, le président russe Vladimir Poutine a qualifié de "mensonge" les appels occidentaux à se préparer à une guerre, tout en continuant ses menaces. Christian Mégrelis, ancien conseiller de Mikhaïl Gorbatchev, estime qu'il faut "prendre la menace au sérieux, mais ne pas la surestimer", arguant que Poutine "n'a pas les moyens de ses ambitions". Néanmoins, cette perception d'une menace existentielle directe pousse l'Europe à accélérer son réarmement et à repenser sa posture de défense collective, dans un contexte où les garanties de sécurité américaines sont de plus en plus incertaines.