S'ils n'ont pas utilisé leur droit de veto pour bloquer entièrement le processus, leur retrait transforme une décision qui se voulait unanime en une action menée par une "bande de 24" États membres. Cette situation illustre la difficulté croissante pour l'UE de maintenir un front uni face à la Russie et de parler d'une seule voix sur la scène internationale. La dynamique observée lors du sommet, avec des pays du Sud s'alignant sur la Belgique contre le projet sur les avoirs russes et des pays d'Europe centrale se désolidarisant du soutien financier, révèle des lignes de fracture multiples.

Elles sont à la fois géographiques, politiques et idéologiques, et sont exacerbées par les pressions externes, notamment de Washington.

Cette fragmentation affaiblit le message de détermination que l'UE cherche à envoyer à Moscou et à Kiev.