Groenland : un consulat français doit voir le jour sur le territoire avant l’été
Emmanuel Macron l’avait promis. Un consulat français devrait voir le jour au Groenland l’été prochain, alors que le territoire autonome danois fait de nouveau l’objet de menaces d’annexions de la part des États-Unis. Selon les informations de Radio France, le ministère des Affaires étrangères va envoyer un représentant dès le mois prochain dans la capitale groenlandaise Nuuk, pour lancer les premières démarches en vue de l’implantation du futur consulat.Dimanche, la ministre des Armées Catherine Vautrin a indiqué sur LCI que la France allait ouvrir « un consulat à Nuuk dans les jours qui viennent pour montrer le respect de l’autonomie ». Cette présence diplomatique française sur l’immense territoire arctique avait été annoncée le 15 juin 2025, lors d’une visite d’Emmanuel Macron au Groenland. « La France est disposée à faire beaucoup plus. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé d’ouvrir ici à Nuuk un nouveau consulat général pour être plus proche de vous et à vos côtés », avait déclaré le chef de l’État sans donner davantage de précisions.« Compétences élargies »D’après le Quai d’Orsay, interrogé par Radio France, ce consulat devrait disposer de « compétences élargies ». Au-delà d’offrir ses services à la poignée de Français établis au Groenland, il accompagnera les scientifiques et les entreprises françaises qui viendront s’installer sur le territoire.Tandis que Donald Trump a réitéré à plusieurs reprises ces derniers jours sa volonté d’annexer le Groenland, le Canada a également annoncé ouvrir un consulat à Nuuk « dans les prochaines semaines » a fait savoir la ministre des Affaires étrangères Anita Anand début janvier. Pour sa part, Washington dispose d’un consulat dans la capitale groenlandaise depuis le 10 juin 2020.Face aux revendications américaines, les Européens ont apporté leur soutien au Groenland et au Danemark. « Le Groenland appartient à son peuple. Il appartient au Danemark et au Groenland, et à eux seuls, de décider des questions qui les concernent », avaient déclaré plusieurs dirigeants européens, dont Emmanuel Macron début janvier dans une déclaration commune.L’Otan et le Groenland ont annoncé lundi vouloir travailler au renforcement de la défense du territoire, dans l’espoir de faire reculer Donald Trump qui veut s’en emparer à tout prix. « Notre sécurité et notre défense relèvent de l’Otan. C’est une ligne fondamentale et immuable », a écrit le Premier ministre groenlandais Jens-Frederik Nielsen sur Facebook lundi.Le président américain a encore accru les inquiétudes groenlandaises en déclarant dimanche qu’il mettrait la main sur le Groenland « d’une manière ou d’une autre ». « On a besoin d’un titre de propriété », a-t-il insisté.