Le document qualifie l'UE d'entité "adverse" aux intérêts économiques américains et appelle à "cultiver la résistance" au centrisme européen, marquant une rupture profonde dans l'alliance historique.
Ce document officiel formalise l'hostilité ouverte du président Donald Trump envers l'Union européenne, une position qui a ébranlé les fondements de la relation transatlantique.
La NSS exprime un dédain pour l'UE, la qualifiant de projet qui commet un "suicide civilisationnel" et qui a perdu ses "identités nationales et sa confiance en soi".
Pour de nombreux dirigeants européens, lire noir sur blanc que l'administration américaine considère les centristes européens comme des alliés peu fiables et adopte une posture aussi conflictuelle a été un véritable traumatisme.
Constanze Stelzenmüller, du Brookings Institution, qualifie ce texte de "game changer" ayant "changé de façon permanente" la stratégie à long terme de l'Europe vis-à-vis des États-Unis. La Maison Blanche, de son côté, assume cette ligne dure, arguant qu'un véritable ami se doit de dire des "vérités difficiles" à une Europe perçue comme perdant ses valeurs et son identité. Cette doctrine s'accompagne de menaces concrètes, comme la suggestion que les pays membres obtiendraient de meilleurs accords commerciaux en négociant bilatéralement avec Washington plutôt qu'à travers le bloc des 27, une tentative claire de diviser l'Union.









