Les "tarifs punitifs" imposés par Washington ont secoué l'économie mondiale et mis l'UE sur la défensive.

Face à cette situation, le bloc européen a adopté une double stratégie.

D'une part, une approche de désescalade a été tentée : l'UE a proposé de supprimer tous ses droits de douane sur les produits industriels, y compris les voitures et les produits chimiques, à condition que Washington fasse de même. Cette offre visait à trouver un terrain d'entente et à éviter une guerre commerciale totale qui aurait été préjudiciable pour les deux parties.

D'autre part, l'Union européenne a préparé des mesures de rétorsion dissuasives.

Elle a "chargé et armé" son soi-disant "bazooka commercial", un arsenal de contre-mesures prêtes à être déployées si les États-Unis poursuivaient leur offensive.

Cette posture de fermeté visait à montrer que l'UE ne se laisserait pas intimider et était prête à répliquer de manière proportionnée. Finalement, une forme de compromis pragmatique a été trouvée, qualifiée de "soumission" de l'UE par un article. Le bloc a accepté un nouveau tarif de 15 %, ce qui a permis de "limiter les dommages économiques à court terme". Cette issue illustre le difficile équilibre que l'Europe a dû trouver entre la défense de ses intérêts économiques et la nécessité de préserver une relation commerciale fonctionnelle avec son principal partenaire, même sous une administration hostile.