En agissant ainsi, l'UE s'est alignée sur d'autres acteurs internationaux majeurs comme l'Union Africaine et plusieurs pays arabes qui ont également rejeté la décision israélienne. La déclaration européenne appelait également à un « dialogue constructif » entre la Somalie et le Somaliland. Cette prise de position est d'autant plus notable que les États-Unis, principal allié d'Israël, ont également refusé de suivre la décision de reconnaître le Somaliland, le département d'État américain confirmant qu'il continuait de reconnaître l'intégrité territoriale de la Somalie. La réaction de l'UE démontre sa volonté de jouer un rôle diplomatique autonome, fondé sur les principes du droit international, même lorsque cela implique de se démarquer d'une décision d'un partenaire important au Moyen-Orient.