Cette course à l'armement a été directement déclenchée par la nouvelle posture de Washington.

Le secrétaire à la Défense américain, Pete Hegseth, a clairement indiqué lors d'une réunion de l'OTAN que l'Europe devait "prendre en charge la sécurité conventionnelle sur le continent". En conséquence, l'UE a élaboré ce plan de défense colossal, l'une des nouvelles les plus lues de l'année, en prenant une décision marquante : Washington a été exclu du plan. Cette exclusion symbolise la rupture de confiance et la volonté européenne de développer une base industrielle et technologique de défense indépendante.

Le chancelier allemand Friedrich Merz a souligné cette nécessité en affirmant que l'Europe doit désormais poursuivre ses propres intérêts face à une Amérique qui ne cache plus ses priorités.

Le plan vise à combler les lacunes capacitaires et à renforcer la souveraineté européenne dans un environnement de sécurité de plus en plus incertain, où l'agression russe en Ukraine est considérée comme une menace existentielle pour l'ensemble du continent.