Tout en qualifiant ce dernier de "dirigeant illégitime", Bruxelles a appelé à la retenue et au respect du droit international.\n\nLa position de l'UE a été articulée par sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas, qui a qualifié Maduro de "dirigeant illégitime" tout en appelant à la "retenue" et en affirmant la nécessité de respecter le droit international. Cette déclaration illustre la position délicate de l'Union : elle s'oppose au régime de Maduro mais condamne également une action militaire unilatérale qui contourne les normes internationales. Les articles soulignent une communauté internationale divisée, avec une condamnation quasi-générale de l'enlèvement. La réaction mesurée de l'UE se situe dans ce contexte, contrastant avec les condamnations plus fermes de certains pays d'Amérique latine. La presse s'interroge sur le fait de savoir si les gouvernements européens sont "trop timorés", soulevant un débat sur la posture que l'UE devrait adopter. Cet événement contraint l'Union à naviguer entre son alliance avec les États-Unis de Donald Trump, qui défie souvent le multilatéralisme, et son propre engagement en faveur d'un ordre international fondé sur des règles.
Réaction prudente de l'UE à l'opération américaine contre Maduro au Venezuela
L'Union européenne a réagi avec prudence à l'opération militaire américaine au Venezuela ayant conduit à la capture du président Nicolas Maduro.



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Le président américain Donald Trump va recevoir jeudi la cheffe de l’opposition vénézuélienne et prix Nobel de la paix María Corina Machado, au moment où les libérations de détenus politiques au Venezuela se poursuivent au compte-goutte. Le président américain a laissé entendre qu’elle pourrait lui remettre sa distinction, alors qu’il l’a écartée pour le moment des responsabilités au Venezuela, préférant traiter avec la présidente par intérim Delcy Rodriguez, l’ancienne vice-présidente de Nicolás Maduro capturé le 3 janvier.Dimanche, il s’est même dit ouvert à une entrevue avec Delcy Rodriguez, estimant que son administration travaillait « vraiment bien » avec Caracas. À la question de savoir s’il prévoyait de la rencontrer, Donald Trump a répondu aux journalistes : « À un moment donné, je le ferai ».La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a une nouvelle fois défendu ce choix lundi : « Le président et son équipe de sécurité nationale ont fait une évaluation réaliste de ce qui se passait sur le terrain au Venezuela et leur décision s’est avérée être la bonne », a-t-elle affirmé dans une interview à la chaîne Fox News.La Prix Nobel face au papeMaría Corina Machado a de son côté été reçue en audience par le pape lundi. Dans un communiqué sur les réseaux sociaux, elle a estimé, insistant à nouveau sur le rôle américain, qu’avec « l’accompagnement de l’Église et la pression sans précédent du gouvernement des États-Unis, la défaite du mal dans le pays se rapproche ». Elle a aussi demandé au pape « d’intercéder pour tous les Vénézuéliens qui ont été enlevés ou demeurent disparus ».Le gouvernement vénézuélien a annoncé 116 nouvelles libérations lundi. Mais les familles s’impatientent devant la lenteur du processus, entamé le 8 janvier avec une promesse de remises en liberté faite par les autorités sous la pression américaine.Delcy Rodriguez négocie sur plusieurs fronts avec Washington, qui souhaite profiter des immenses réserves de pétrole vénézuéliennes. Son gouvernement a décidé d’entamer « un processus exploratoire » en vue de rétablir les relations diplomatiques avec les États-Unis, rompues depuis 2019, tout en répétant qu’il n’est pas « soumis » à Washington. Donald Trump affirme lui que Washington est « aux commandes ».Nouveaux rapports du Venezuela avec l’UE ?Son gouvernement s’est par ailleurs dit prêt à entamer un « nouvel agenda » avec l’Union européenne à l’issue d’une réunion « franche » avec des diplomates de l’UE lundi, après des années de tension et de sanctions.Delcy Rodriguez a aussi procédé à deux nouvelles nominations -deux militaires- dans les cercles du pouvoir. Le capitaine Juan Escalona, ancien membre de la sécurité de Maduro, a notamment été nommé ministre du Secrétariat de la Présidence. Il faisait partie du premier cercle de sécurité de Maduro, qui a été capturé avec son épouse, Cilia Flores, au terme d’une opération qui a vu quelque 55 militaires, dont 32 Cubains, tués sur un total d’au moins 100 morts.Les libérations de prisonniers politiques « s’inscrivent dans le cadre de la révision intégrale des dossiers, initiée volontairement par le président constitutionnel Nicolás Maduro Moros. Ce processus s’est poursuivi sous la direction de la présidente par intérim Delcy Rodriguez, dans le cadre d’une politique axée sur la justice, le dialogue et la préservation de la paix », explique le ministèreMalgré ces affirmations, les libérations semblent faire partie des concessions accordées à Donald Trump. Les ONG recensent une cinquantaine de nouvelles libérations depuis jeudi, dont deux Italiens. La Première ministre italienne Giorgia Meloni a salué sur X « la collaboration constructive » des autorités vénézuéliennes.800 prisonniers politiquesSur un total estimé de 800 personnes détenues pour des motifs politiques, seules environ 50 semblent être sorties de prison à ce jour, selon la Mission d’établissement des faits des Nations Unies sur le Venezuela dans un communiqué, réclamant la libération de tous les prisonniers.Des proches de détenus ont installé lundi un campement devant la prison de Rodeo 1, à une trentaine de kilomètres de Caracas. La police a menacé de démanteler toute installation. Une quinzaine de tentes s’étendent sur deux rangées derrière une banderole « Libérez tous les prisonniers politiques ». L’ONG Comité pour la Liberté des Prisonniers Politiques a fourni des tentes et 25 matelas.Des habitants du quartier apportent régulièrement des déjeuners, des jus et du café. L’un des vendeurs de nourriture permet aux familles d’utiliser l’électricité. Le père de Jose Daniel, Manuel Mendoza, venu de l’État de Yaracuy, à 6 heures de route, s’impatiente : « S’ils (NDLR : le pouvoir) ont fait le pas de proposer la libération de tous les prisonniers politiques, nous demandons seulement qu’ils tiennent parole. Cela fait déjà quatre jours que nous attendons à la belle étoile ».

Le maire de Minneapolis a annoncé lundi que sa ville et l’État du Minnesota allaient poursuivre en justice l’administration Trump contre les opérations de la police fédérale de l’immigration (ICE). Cinq jours plus tôt, une femme de 37 ans, Renee Good, a été abattue par un agent d’ICE.

Au Bénin, les résultats du double scrutin du dimanche 11 janvier sont attendus d’ici jeudi, selon le président de la Cour constitutionnelle, Cossi Dorothé Sossa. Quant à la plateforme électorale de la société civile qui avait déployé 1 200 observateurs pour ce double scrutin, elle a rendu ses conclusions ce lundi 12 janvier, relevant d’importants écarts de participation à l'échelle du pays.

Donald Trump, qui continue à envisager l’option militaire face à la répression des manifestations par Téhéran, a annoncé lundi que tout pays commerçant avec l’Iran serait frappé de droits de douane de 25 % par les États-Unis. Une menace qui pèse lourd car la Chine est le principal partenaire commercial de l’Iran. « Cette décision est définitive » et « prend effet immédiatement », a affirmé le président américain sur son réseau Truth Social.La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, la République islamique faisant face à l’un de ses plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979. Donald Trump a plusieurs fois menacé de « frapper très fort » en Iran en cas de répression sanglante. Les rumeurs se font de plus en plus insistantes, ces derniers jours, à propos d’un passage à l’acte imminent.« Les frappes aériennes sont l’une des très nombreuses options qui s’offrent au commandant en chef », a affirmé lundi à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt. Elle a également assuré que « la diplomatie était toujours la première option pour le président ». Mais l’option militaire semble bel et bien celle qui est privilégiée à l’heure actuelle par l’administration Trump.




