Les menaces du président américain Donald Trump d'attaquer ou de prendre le contrôle du Groenland, un territoire danois, posent un défi sans précédent à l'OTAN et galvanisent le débat sur l'autonomie de la défense européenne. La situation crée une anxiété croissante au sein de l'alliance, fondée sur le principe de défense collective. La Première ministre danoise, Mette Frederiksen, a averti qu'une attaque américaine contre un autre pays de l'OTAN signifierait "la fin de l'OTAN telle que nous la connaissons". Cette crise est considérée comme "existentielle" par des analystes comme Ed Arnold du Royal United Services Institute, car il n'existe aucun précédent d'une attaque d'un membre de l'alliance contre un autre.
En cas d'incursion militaire, le Danemark serait paralysé, Washington pouvant bloquer toute réponse militaire de l'OTAN.
Face à cette impasse, certains responsables européens et de l'OTAN suggèrent des réponses créatives. Une proposition est de renforcer la présence de l'alliance autour du Groenland pour répondre aux préoccupations de sécurité américaines concernant l'activité russe et chinoise dans l'Arctique. L'eurodéputé français Raphaël Glucksmann a même suggéré la création d'une "base militaire européenne permanente au Groenland" pour envoyer un "signal de fermeté" à Trump et contrer l'argument américain sur l'incapacité de l'Europe à assurer la sécurité de la région.
Cet incident contraint l'Europe à envisager des scénarios où sa sécurité ne peut plus dépendre entièrement de l'alliance transatlantique.
En résuméLa menace américaine sur le Groenland a provoqué une crise existentielle au sein de l'OTAN, remettant en cause son principe de défense collective. Cet événement a intensifié le débat sur la nécessité pour l'Europe de renforcer ses propres capacités de défense et son autonomie stratégique, avec des propositions concrètes comme une présence militaire européenne accrue dans l'Arctique.