Le résultat déterminera si l'UE devra continuer à composer avec l'"obstructionnisme antieuropéen" d'un de ses membres les plus critiques. Viktor Orbán, qualifié de "bête noire" des responsables politiques centristes européens, brigue un nouveau mandat face à un rival de centre-droit, Péter Magyar.

L'élection est décrite comme une "gigantesque bagarre idéologique" qui polarisera le pays.

Pour l'UE, l'enjeu est de taille. L'attitude d'Orbán a souvent paralysé ou retardé des décisions importantes, comme l'a récemment illustré son refus de soutenir une déclaration commune de l'UE sur le Venezuela. Une nouvelle victoire de son parti, le Fidesz, renforcerait le camp national-conservateur en Europe, surtout après les récents succès de forces similaires en République tchèque et en Pologne. L'opposition, menée par le parti Tisza de Magyar, espère capitaliser sur le mécontentement lié à l'inflation et aux scandales politiques.

Cependant, Viktor Orbán mène une campagne agressive, présentant son adversaire comme une "marionnette de l'UE" et un agent ukrainien. L'élection est considérée comme la plus difficile pour Orbán depuis quinze ans, mais son discours populiste et son contrôle sur les médias pourraient une nouvelle fois lui assurer la victoire, prolongeant ainsi une source majeure de tensions au sein de l'UE.