Cette situation force l'Europe à une introspection sur sa dépendance sécuritaire.

Des experts soulignent que les dirigeants européens doivent désormais « choisir leurs batailles ».

Critiquer ouvertement les États-Unis est devenu risqué, comme l'illustre le silence assourdissant des capitales européennes après le retrait américain du traité de l'ONU sur le climat, une décision pourtant majeure. Cette retenue s'explique par le fait que les Européens restent « extrêmement dépendants des renseignements américains et de la capacité à acheter des armes américaines pour assurer la survie de l'Ukraine ».

Ce dilemme existentiel pousse l'Europe à accélérer sa réflexion sur une autonomie stratégique, bien que sa capacité à jouer ce rôle soit mise en doute par certains analystes.